FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
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Seb_RF
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF » 02 mars 2017, 23:31

Suite:


Esteban avait eu du mal à fermer l'oeil de la nuit. Il sentit Zia s'éveiller à ses côtés; il l'avait contemplée intensément pendant les longues heures où il avait cherché en vain le sommeil, essayant de se distraire ainsi des réflexions qui tournaient dans sa tête sans vouloir le laisser en paix. Il avait du finalement réussir à dormir trois ou quatre heures mais s'était réveillé dès l'aube, en proie aux mêmes pensées obsédantes. Dès qu'elle fut tout à fait consciente, Zia remarqua son air soucieux. Elle pensait deviner ce qui préoccupait son compagnon, mais elle préféra l'interroger : il n'y avait rien de pire que de garder ses inquiétudes pour soi. Esteban ne fit pas de difficultés pour lui répondre, il était soulagé de pouvoir enfin partager ses craintes avec elle. La veille, il avait refoulé ses pensées en espérant trouver le sommeil, et quand il avait compris son erreur, il était trop tard : Zia dormait profondément et il n'aurait voulu la déranger pour rien au monde.
E : Hier soir, je me suis rendu compte de notre impuissance, nous pouvons bien entendu aider nos amis lorsque nous sommes là, mais nous ne pouvons être partout à la fois… ce qui est arrivé ici il y a deux ans en est la preuve, quelle que soit l’étendue de nos moyens, et même si certains de nos amis nous comparent à des envoyés des dieux, nous ne pouvons pas empêcher qu'un malheur n'advienne… depuis hier je ne cesse de m’inquiéter pour le vieux pic, ou encore pour Mariko, Ichiro et Yoshi, et tous les autres qui nous ont aidés à leurs risques et périls…
Zia resta pensive un instant.
Z : Je te comprends, mais nous ne pouvons pas nous dédoubler, ni changer le passé, je suis triste pour Morca, autant que toi, elle a perdu sa mère et cela l'a plongée un état de rage infini qui lui a fait commettre quelque chose d’horrible, et tout comme moi tu connais cet état… je n’oublierai jamais ta rage il y a cinq ans de cela. La seule chose que nous pouvons faire, c'est les aider du mieux que nous pouvons aujourd’hui, car cette fois nous sommes là…
E : Tu as raison, mais même après que nous les ayons aidés aujourd’hui, qu’est-ce qui nous assure que ça ne se reproduira pas et même plus tôt que nous le pensons, je ne sais pas si je pourrais supporter de ramener Morca après notre mariage et finalement de voir que toutes ses sœurs ont disparu…
Zia posa sa main sur la joue d’Esteban tout en se rapprochant et resta ainsi un moment avant de lui répondre :
Z : Moi non plus, mais il faut voir les choses en face, nous ne pouvons pas être présent en permanence, mais si cela arrivait, au moins nous lui aurions évité de subir le même sort…
E : C'est censé me rassurer?
Z : Esteban, il est inutile d'essayer de maîtriser ce qui ne dépend pas de nous ! Nous allons les aider, et ensuite, Morca est libre de choisir d'accepter notre invitation, ou de rester auprès de son peuple si elle juge que la situation n'est pas assez stable pour nous accompagner. Et tu sais, en trois mois tout peut encore changer ! Qui sait également comment cette journée finira?
E : Hum.....je sais, la situation est sans issue....à moins que nous chassions définitivement de ce continent ces maudits conquistadors!
Z : Qui seraient peut-être remplacés par d'autres hommes tout aussi acharnés à s'emparer du bien d'autrui...
E : Oui, peut-être, et c'est ce que je ne supporte pas!
Z : Allons, faisons notre possible pour les aider, concentre-toi sur cette journée, c'est tout ce qui importe pour le moment.
Esteban soupira ; il savait que Zia avait raison, même s'il ne parvenait pas à l'accepter. Quelques instants plus tard, tous deux se mirent en quête de Tao et Indali. Ils avaient pensé les trouver dans le laboratoire, mais la pièce était vide. ils constatèrent que les portes des chambres de leurs amis étaient ouvertes.

E : Bon, on dirait qu'ils ne nous ont pas attendus !
Z : Mais où sont ils donc allés?
E : Oh je m’attends à tout maintenant, Tao a peut-être embauché Indali pour l'aider à confectionner quelques surprises pour nos adversaires, ils doivent être en train de récolter des plantes, ou que sais-je....
Zia sourit.
Z : Ils ont peut-être autre chose en tête, tu ne crois pas?
E : Hum....peut-être bien, mais tu connais Tao.... Bon, allons les chercher, on a des navires à détruire, détourner ou effrayer, je ne sais pas encore… et je ne veux pas décoller sans les avoir au moins prévenus !…

Quand ils sortirent du condor, ils virent Paola en train de donner des cours de combat aux jeune filles de la tribu, ils pensèrent à lui demander si elle avait vu leurs amis, mais se ravisèrent en se souvenant qu’il ne valait mieux pas déranger Paola pendants ses cours.
Ils continuèrent de chercher un moment, et finirent par se rendre au temple ; en montent les escaliers ils entendirent les voix de Tao et Indali, et d'après ce qu’ils entendaient, ils étaient en train de réparer le mécanisme du totem. Au moment où ils arrivèrent, Indali remettait le masque à sa place, les réparations étaient visiblement terminées.
Tao les aperçut.
T : Bonjour vous deux !
Indali fit de même après s’être retournée.
T : Vous nous cherchiez ?
Z : Oui… on va partir s’occuper du « petit problème ». Mais vous feriez peut-être mieux de rester au village.
E : Attends, d’abord je veux demander à Morca comment elle préférerait qu’on s’en occupe… c’est à elle de décider quelle est la meilleure solution pour la protection de son peuple…
T : Indali, qu'en penses-tu ? Veux-tu nous accompagner? Cela peut être amusant....mais effrayant aussi,tu peux rester au village comme l'a suggéré Zia, c'est sans doute plus sage.
I : Si tu y vas, alors je viens aussi, je ne suis pas moins courageuse que toi !
T : Alors, retournez au condor avec Indali, moi je vais consulter Morca, de toute manière il faut que je lui annonce la fin des réparations. Ce ne sera pas long, je vous retrouve au condor !
Ils sortirent du temple, Tao se dirigea vers les appartements de Morca. Toutes les guerrières étaient à l'exercice afin d'être prêtes au combat, aussi il ne rencontra personne. En arrivant près de la porte, il entendit de léger pleurs, et stoppa net. Le souvenir de son erreur avec Indali lui revint douloureusement en mémoire ; il hésita : devait-il renoncer à la déranger et rebrousser chemin ? Mais c'était trop important, Esteban avait raison, ils devaient la consulter avant d'entreprendre quoi que ce soit. Il prit une profonde inspiration, se présenta à la porte, toussa pour manifester sa présence, puis demanda la permission d'entrer, mais personne ne lui répondit. Sans doute ne l'avait-elle pas entendu. Il s'enhardit alors à entrer malgré tout, car il commençait aussi à s'inquiéter pour Morca. Ce qu'il vit le cloua sur place. Morca lui tournait le dos; elle était assise sur une chaise, mais comme affaissée sous l'effet d'une souffrance intolérable, penchée sur le côté; elle tenait une lettre à la main, sûrement celle de sa mère. Tao se rendit compte à quel point leur retour avait remué douloureusement le passé. Cette lettre, elle l’avait très probablement gardée précieusement, comme sa seule possibilité d'être encore en contact avec sa mère. En ces moments cruciaux pour l'avenir de la tribu, elle avait dû venir chercher un peu de réconfort, une inspiration peut-être....mais le récit qu'elle avait dû leur faire avait manifestement ravivé son chagrin.

21_Morca sur son fauteuil la lettre de sa mère a la main (Chaltimbanque).png
Par Chaltimbanque

Il fit un pas en avant, espérant qu'elle se rendrait compte de sa présence. Elle l'avait sans doute entendu, car ses sanglots cessèrent, et elle se redressa, lentement, en prenant le temps d’essuyer ses quelques larmes afin d'offrir à son visiteur un visage plus digne. Quand elle se tourna vers lui, seuls ses yeux brillants attestaient qu'elle avait pleuré.
Mo : Oh, Tao, c'est toi... qu'y a-t-il ? On dirait que tu es préoccupé.
T : Je....je suis venu pour te parler...à propos des conquistadors....et des réparations mais....j'ai peur de t'avoir dérangée....
Mo : ce n'est rien, Tao, tout va bien, tu ne me déranges pas.
Elle s'efforça de sourire pour le rassurer.
T : j'ai cru....que tu repensais au passé....je suis désolé que nous t'ayons rappelé de mauvais souvenirs.... il est inutile de te cacher devant moi, je ne te jugerai pas…
Mo : je suis touchée par ta sollicitude, Tao, mais il est de mon devoir de rester digne de ma fonction. Je me suis laissée dominer par mon chagrin, c'est vrai, mais je n’ai plus ce droit. Et ne t'excuse pas, ce n'est pas ta faute si je suis toujours aussi triste qu'il y a deux ans. Mais je dois penser avant tout à mon peuple.... que voulais-tu me dire exactement ? Je t'écoute, parle !
Tao voulait insister, mais il ne valait mieux pas. L'incident semblait clos pour Morca.
T : Je venais t’annoncer que les réparations sont terminées, et aussi que nous allons partir nous occuper des conquistadors, mais nous voulions te consulter avant : comment veux-tu que nous agissions exactement…? C’est toi qui sais ce qui est le mieux pour ton peuple…
Morca lui répondit en essayant de rester stoïque, car une partie d’elle ne voulait qu’une seule chose, éliminer ces monstres qui avaient pour but de les réduire en esclavage, mais une autre part d’elle savait que ce n’était pas la meilleure chose à faire, elle n'avait pas été élevée ainsi, même si elle faisait partie du peuple des Amazones. Sa mère ne lui avait jamais montré l'exemple d'une cruauté sanguinaire, et pourtant, quand elle pensait aux conquistadors, son cœur s'enflammait d'une haine capable de se déchaîner avec la pire violence. Elle ne se reconnaissait pas, mais elle devait admettre que cette rage destructrice faisait désormais partie d'elle, depuis deux ans....Elle fit un effort pour se maîtriser et réponde calmement à Tao.
Mo : Tout ce qui importe, c’est qu’ils puissent rapporter à leurs chefs ce qui les attend s’ils viennent à nouveau dans les parages....
T : Très bien, dans ce cas, à tout à l’heure, tu peux compter sur nous!
Il s'empressa de rejoindre ses amis, soulagé d'en finir avec cet entretien qui l'avait mis mal à l'aise plus qu'il ne voulait se l'avouer.
Il s’assit à sa place et Esteban décolla…
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF » 03 mars 2017, 12:43

Suite


Esteban volait à vitesse réduite, ainsi qu'à une altitude plutôt haute, il ne voulait pas arriver trop tôt ni être vu de manière à garder le plus possible l'effet de surprise. Dans le cockpit, la tension était palpable depuis que Tao était monté à bord sans dire un mot, manifestement préoccupé. Pour détendre l'atmosphère, Esteban suggéra à Indali de profiter du paysage avant que les choses sérieuses ne commencent. La jeune fille commençait à se demander si elle avait pris la bonne décision, mais elle savait qu'elle n'aurait pas supporté d'attendre leur retour seule au village, dans de telles circonstances. Le récit de Morca l'avait impressionnée, et le souvenir de l'esclavage de ses parents à Patala lui laissait bien imaginer de quoi ces fameux conquistadors étaient capables. Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, elle entendit Esteban demander à Tao quelles étaient les instructions de Morca.
T : Eh bien...la seule chose qui importe pour elle, c’est que leurs chef puissent savoir ce qui les attend s'ils reviennent.
Esteban comme Zia furent légèrement surpris. Ils s'attendaient à plus de précisions.
E : Tu es bien sûr que c'est tout ce qu'elle a dit? Tu fais une drôle de tête depuis tout à l'heure, tu ne nous cacherais pas quelque chose? Tu es resté un petit moment auprès d'elle...
T : Oui, c'est tout ce qu'elle a dit... à propos de l'attaque. En fait, quand je suis arrivé, je l'ai surprise en train de pleurer, une lettre à la main.
Z : Si c’est la lettre que j’imagine, ce n'est guère étonnant...
T : C'est bien celle-là. Elle était bouleversée. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est qu'elle s'est reprise dès qu'elle m'a vu. Son devoir compte avant tout pour elle.
Z : C'est tout à fait normal, mais elle n'a pas été préparée à assumer ce devoir, cela doit être particulièrement difficile pour elle.
E : J'espère que nous pourrons l'aider...
Soudain Indali qui observait attentivement le fleuve, s'exclama que deux vaisseaux Espagnols étaient en vue...
E : Bon, je vais régler le problème à ma façon, j'espère pour eux qu'ils ne sont pas dans les gréements. Accrochez vous bien!
Il accéléra brutalement. De leur côté les Espagnols virent une énorme masse jaune se séparer du soleil, mais cette dernière allait trop vite pour qu'ils puissent en distinguer la forme.
Esteban poussa d'un seul coup le levier vers l'avant, puis le ramena brutalement vers lui précisément deux secondes plus tard, ses amis n'entendirent que deux coups secs et se demandèrent ce qui avait bien pu se passer, ils regardèrent donc par la vitre et restèrent bouche bée.
Les actions d'Esteban avaient fait plonger le condor vers le fleuve, la vitesse avait fait le reste. Il était remonté à l'instant où il avait tiré le levier, et le navire était totalement démâté la coque avait même été un peu touché, quant au deuxième il l'avais laisser intact se qui interpella ses compagnons.

22_Le condor masacrant le navire enemie (Seb_RF).png
Par Seb_RF

Indali fut la première à rompre le silence.
I : Je n'en reviens pas Esteban, tu es vraiment un pilote hors-pair, c'était vraiment impressionnant, comment savais-tu que ta manœuvre donnerait un tel résultat? ... En tout cas tu les as tétanisés sur place... Mais pourquoi avoir laissé le second en état ?
E : Il faut qu'ils partent, alors autant qu'ils en aient les moyens... Histoire qu'ils préviennent leur cher gouverneur à Lima le plus vite possible! Et que celui-ci comprenne qu'il ferait mieux de laisser les Amazones tranquilles!
Zia eut un déclic, Marie l'avait prévenue, le frère de Pizzaro devait sûrement tout diriger, elle lui avait bien dit qu'il fallait se méfier de cet homme.
Z : Esteban, Marie m'avait prévenu que Pizzaro était mort il y a deux ans, Charles Quint comptait nommer le frère de celui-ci à sa place, elle m'a bien dit de nous méfier de cet homme.S'il est déjà en place...
E : ...j'espère qu'il n'est pas assez fou pour renvoyer des forces ici...Mais de toute façon pour l'instant le gouverneur doit être un de ces pleutres qui ne pensent qu'à s'enrichir, il n'aura sûrement pas envie de perdre trop d'argent à réparer ses navires.
Le condor tournait autour de la zone, Esteban voulait attendre le départ des Espagnols.
Ces derniers amarrèrent le second navire au premier et partirent en direction de l'océan en tractant celui-ci.
E : Regardez, ils s'en vont!
T : Oui, bien joué Esteban!
Z : Il faudra tout de même s'assurer qu'ils ne reviennent pas de sitôt...
E : Nous repasserons pour vérifier ça, je te le garantis ! Mais ils en ont pour un moment !
Z : Puisses-tu dire vrai...
Nos amis repartirent à la forteresse, conscients que leur victoire n'était que temporaire. Mais ils avaient au moins une bonne nouvelle à annoncer à Morca.
Esteban et Zia la trouvèrent dans ses appartements, assise devant le miroir de sa mère. Ils avaient pensé qu'elle viendrait les accueillir dès que le condor se serait posé, et qu'elle serait impatiente de connaitre le résultat de leur expédition, mais elle semblait comme détachée de la réalité, contemplant son reflet sans ciller, perdue dans ses pensées. Ils attendirent quelques instants avant de l’interrompre.
E : Bonjour Morca, nous venons de rentrer, tout s'est très bien passé.
Z : Est-ce que tu vas bien ? Tao nous a parlé...
Elle resta passive quelque secondes, puis se tourna vers eux.
Mo : Je m'excuse, mes amis, je manque à tous mes devoirs. J'aurais du venir à votre rencontre pour vous remercier. Racontez-moi tout!
Z : Nous aussi nous nous excusons, Morca, pour t'avoir rappelé ces douloureux souvenirs... si tu veux en parler, nous sommes tout disposés à t'écouter. Pour surmonter une épreuve il faut l’affronter.
Mo : Merci, je sais que vous vous inquiétez pour moi, mais je dois y arriver seule, je dois me détacher du passé. C'est vrai, j'ai relu cette lettre ce matin, je crois que j'en avais besoin... Mais cessons de parler de moi! Alors, cette attaque ?
Z : Oh, Esteban a fait une jolie manœuvre, l'un des navires est inutilisable, et ils ont fait demi tour le second tractant le premier, je suis certaine que le message est passé.
Mo : Je l’espère sincèrement… et je vous remercie infiniment. Bon trêve de lamentation, je parie que vous n’êtes pas venus dans le seul but de nous rendre visite. J'aurais du vous poser la question bien avant, mais vous voyez comme je ne pense qu'à moi et à mes problèmes, à ceux de mon peuple...je vous écoute…
Dernière modification par Seb_RF le 03 mars 2017, 13:26, modifié 2 fois.
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Akaroizis » 03 mars 2017, 12:49

Pour info : "l'un des navires EST inutilisable".
Sinon ouais, le condor en mode tranquille pépère qui fouette le navire, pourquoi pas.
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

Saison 1 : 18.5/20
Saison 2 : 09/20
Saison 3 : 13.5/20


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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par DeK » 05 mars 2017, 10:44

Voilà une suite très intéressante, qui ne manque pas de moments riches en émotions. :)
J'avoue que j'étais moyennement convaincue par la participation d'Indali dans ce voyage aux côtés de notre trois héros ; finalement je trouve c'est bien trouvé car cela permet de nous en apprendre plus sur les différentes cultures et traditions existants au sein de chaque peuple entre l'union de deux êtres devant Dieu.
Cela dit, j'ai pourtant beau me répéter que ce ne sont plus des enfants, il reste toujours des scènes que je n'arrive pas à me représenter, notamment ce début de romance avec Tao mais ce n'est qu'un avis purement personnel donc passons...

Retrouver les amis incas et mayas du Nouveau Monde me ravie, leur interprétation est fidèle à ce que la saison 1 avait pu nous montrer, le lien fort entre Zia et Maïna est très bien exploité.
J'apprécie particulièrement le début du chapitre 8 pour l'histoire développée autour de la tribu des Amazones et leurs différents conflits, un passage fort émouvant et touchant lorsque l'on comprend la révélation faite à Morca.
Et d'ailleurs, avant d'oublier, bravo Chaltimbanque pour ton dessin qui illustre magnifiquement toute la tristesse ressentie par la jeune reine.
Les montages sont également de qualité et la mariée est superbe.

En revanche, je suis moins enthousiaste concernant l'attaque furtive du Condor sur le navire des espagnols, je n'imagine pas ceux-ci en rester là aussi simplement, mais ce jugement est peut-être un peu trop rapide et la suite sera probablement plus mouvementée. :?:

Dans tous les cas, pour quelqu'un qui ne trouvait pas trop comment amener ce chapitre sur l'Amazonie, (hein Seb' ;)), c'est du bon boulot et hormis les quelques fautes qui traînent, c'est un plaisir de lire cette aventure en compagnie de ces quatre jeunes gens.
J'attends vivement la suite !

PS : @ Seb, As-tu délaissé ton travail de correcteur «typo» car je remarque plus qu'à l'accoutumée les passages remaniés par nonoko. :x-):
« Tout vient à point à qui sait attendre... ou plutôt, tout vient à point à qui sait m'attendre ! »

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Haokah » 05 mars 2017, 17:19

Bon, de retour après 2 mois je constate que le tome 2 en est déjà à... quoi ?! 70 pages !!! :shock:
Cette Fanfic est devenue une vraie saga et en plus des illustrateurs-monteurs (trices) de talent ont rejoint l'aventure ! :x-): Cool.
Nonoko, Raang et Seb-RF : vous êtes de vrais marathoniens ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte : au bout de 4 mois, la Fanfic en est à grosso modo 200 pages et 130 000 mots !!! C'est déjà un vrai exploit en soi, mais en plus la qualité est au rendez-vous : bref, vous m'E-PA-TEZ !

J'ai terminé ma lecture du tome 1 (enfin!) et je dois dire que, malgré tous les échanges d'idées et de textes par MP, j'ai été surpris et soufflé ! Wouaaaahhhh ! :-@ Quel beau boulot ! Suspens et belle dramaturgie : je ne me suis toujours pas remis de la mort d'Arthur... Déchirant...
Le flashback des "4 ans auparavant" aux Amériques offre une très belle parenthèse logique à l'ensemble de ce tome qui foisonne de bonnes idées inédites. Sur le final, la tentative d'empoisonnement d'Isabella, la récupération de l'Artefact par Zia, m'ont particulièrement réjoui.
J'ai vraiment aimé la manière dont vous avez exploité toutes les potentialités du lieu Badalona et de sa mosquée...
Et j'ai adoré la manière dont vous avez traité le sentiment de culpabilité d'Esteban, à deux doigts de se sentir basculer du côté obscur... :-@

Bon, il ne me reste plus qu'à attaquer le tome 2 de l'Everest. Et là, je suis tranquille : je ne suis que lecteur et donc je ne suis au courant de rien ! Je suis donc prêt à être surpris !
C'est un vrai plaisir de vous lire. ;)
" Sacrebleu ! Un peu de fantaisie, mon garçon ! "
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par nonoko » 05 mars 2017, 18:34

Haokah, quel plaisir d'avoir de tes nouvelles! Merci de nous avoir lus...tu peux toujours rejoindre l'aventure!
Suite du chapitre 8 en vue, mais toujours pas fin, suspens haletant en perspective grâce à Maître Raang! :x-): (en plus je rallonge certaines répliques..)
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF » 05 mars 2017, 18:40

Haokah a écrit :
05 mars 2017, 17:19
Bon, de retour après 2 mois je constate que le tome 2 en est déjà à... quoi ?! 70 pages !!! :shock:
Cette Fanfic est devenue une vraie saga et en plus des illustrateurs-monteurs (trices) de talent ont rejoint l'aventure ! :x-): Cool.
Nonoko, Raang et Seb-RF : vous êtes de vrais marathoniens ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte : au bout de 4 mois, la Fanfic en est à grosso modo 200 pages et 130 000 mots !!! C'est déjà un vrai exploit en soi, mais en plus la qualité est au rendez-vous : bref, vous m'E-PA-TEZ !

J'ai terminé ma lecture du tome 1 (enfin!) et je dois dire que, malgré tous les échanges d'idées et de textes par MP, j'ai été surpris et soufflé ! Wouaaaahhhh ! :-@ Quel beau boulot ! Suspens et belle dramaturgie : je ne me suis toujours pas remis de la mort d'Arthur... Déchirant...
Le flashback des "4 ans auparavant" aux Amériques offre une très belle parenthèse logique à l'ensemble de ce tome qui foisonne de bonnes idées inédites. Sur le final, la tentative d'empoisonnement d'Isabella, la récupération de l'Artefact par Zia, m'ont particulièrement réjoui.
J'ai vraiment aimé la manière dont vous avez exploité toutes les potentialités du lieu Badalona et de sa mosquée...
Et j'ai adoré la manière dont vous avez traité le sentiment de culpabilité d'Esteban, à deux doigts de se sentir basculer du côté obscur... :-@

Bon, il ne me reste plus qu'à attaquer le tome 2 de l'Everest. Et là, je suis tranquille : je ne suis que lecteur et donc je ne suis au courant de rien ! Je suis donc prêt à être surpris !
C'est un vrai plaisir de vous lire. ;)
Merci Beaucoup,

cependant il y a une erreur il y a 161 page en marge 1cm de word pour le tome 1 et le tome 2 en est a 122 pour linstant (plus avec se que nonoko vien de m'envoyer)

se qui fait au moin 283 page :x-):

sans comptais que le tome 2 est estimé a aller disons environ 280 page je dirai 8-x
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF » 05 mars 2017, 19:19

Suite


Soudain, un grand bruit retentit dans tout le village.
- : B…ALE !
E : Qu’est-ce qu’elle raconte ?
Morca se leva précipitamment et partit en trombe en direction des cris d’horreur venant de l’extérieur, Esteban et Zia sur ses talons.
‘’Pour une reine, elle court bien vite’’ pensa Esteban, posant silencieusement des questions à Zia.
Elle lui répondit par un regard vide d’explications.
Deux minutes de couse acharnée plus tard, les cris étaient plus forts et plus clairs; une foule immense composée d’environ toutes les guerrières du village entourait une habitation d’où venaient des cris d’horreurs, de rage, de supplications et de tristesse, mêlés à des pleurs aigus, des pleurs de terreur.
- : Je t’en prie, ce n’est pas…
- : ON SAIT TRES BIEN CE QUE C’EST ! UNE TRAHISON ! UNE HORREUR ! UNE HONTE SANS NOM !
Morca, suivie de très près par ses deux amis, se fraya un chemin dans la foule qui s’écartait sans résistance pour lui laisser le passage. Tous trois se trouvèrent bientôt face à un spectacle pour le moins étrange.
Une des nombreuses guerrières du village, sans doute la plus forte, affichait un rictus mauvais, qui évoqua à Esteban celui du Docteur lors de la Bataille de Badalona ; elle tenait de ses deux mains une petite forme humaine, qu’elle éloignait le plus possible, frappée de dégout. C'est de ce malheureux bébé qu'émanaient les pleurs déchirants.
À ses pieds se trouvait une autre guerrière, moins imposante que son bourreau, agenouillée telle une suppliante pour implorer le pardon, en train de murmurer des excuses qui devaient sans doute lui déchirer la gorge.
- : S’il te plait, pardonne-moi, je peux tout expliquer…
Elle releva la tête, c’était une guerrière plutôt jeune, une vingtaine d’années selon Esteban, frappante de beauté fatale semblable à celle de Zia, malgré son visage inondé de larmes et de terre ; Esteban fut soulagé de constater l'absence de toute trace de sang. La brute hurlante qui continuait de se déchaîner contre la jeune femme semblait fort heureusement s'en être tenue à une violence verbale.
- : Que veux-tu expliquer ? REGARDEZ, GUERRIERES ET INVITEES ! CETTE…CHOSE.... BAFOUE NOS REGLES ! C'EST UNE TRAHISON !
Elle retourna le bébé en direction de sa Reine, qui fut immédiatement frappé de terreur. Des murmures indignés s'élevèrent.
Ce bébé n’était pas une fille…
Z : Un garçon ? Un bébé « mâle » ?
Morca ne prononça pas une parole, elle ordonna juste du regard à la foule de se disperser, et d' un geste enjoignit aux deux femmes de la suivre ; la plus jeune tendit les mains vers le bébé, mais la farouche guerrière s'empressa de le presser contre sa poitrine pour qu'elle ne puisse pas le toucher, le serrant jusqu'à étouffer ses pleurs.
Esteban et Zia lui jetèrent un regard noir, auquel elle répondit par un regard de défi, desserrant à peine son emprise. Ils regardèrent alors la criminelle, ils ne la connaissaient pas, ils ne savaient en rien ce qu’elle avait fait, mais leur instinct leur disait qu’elle devait se faire défendre, qu’elle était victime d’une terrible...injustice.
Le couple adressa un sourire discret à la jeune femme, comme pour lui signifier :
‘’On va te protéger, ne t’en fais pas’’
Ils ne surent pas si cela avait suffi pour lui redonner un minimum d’espoir, car la Reine ordonna immédiatement une ‘’Réunion des Grandes’’.
L'estomac d'Esteban se contracta, il espérait de tout cœur que cette forme de procès qui semblait débuter ne serait en aucun cas similaire à la Terrible Inquisition, dont il avait entendu maintes et maintes histoires, rendus de procès, ou pire…
En à peine cinq minutes, une sorte de tribunal fut formé dans l’enceinte de la demeure Royale, ce qui signalait le caractère exceptionnel de ce jugement.
Le bébé s’était endormi, probablement épuisé par ce qu'il venait de subir.
Les Amazones avaient donc organisé cinq rangées différentes, alignées pour former un rectangle assez oppressant.
De chaque côté, ouest et est, deux rangées étaient alignées parallèlement, en superposition : les rangées qui se trouvaient au fond, les secondes, étaient un peu plus en hauteur par rapport à la rangée en dessous.
Esteban et Zia étaient assis du côté ouest, dans la seconde rangée, au centre, ils avaient donc une vision directe sur le reste de la salle. Tao, mis au courant dès l'annonce du procès, se tenait près d'eux.
La rangée à leurs pieds était composée de cinq guerrières, assises dans l’ordre chronologique de leur naissance, la plus jeune devait avoir le même âge que la "criminelle" tandis que la dernière, vieille, ridée, avec un visage effrayant indescriptible devait avoir dans les 60 ans, bien que Tao lui en aurait donné 100 de plus.
L’aile Est était composée, dans la première rangée, de "témoins" de la scène, dont le bourreau de la pauvre victime, et dans la seconde rangée se trouvaient Indali qui ne savait pas du tout ce qu’il se passait, et qui avait pris la place de spectatrice, éloignée de ses amis.
Une dernière rangée faisait se rejoindre les deux ailes par leurs extrémités, deux personnes y étaient assises : Morca, trônant au plein centre de la rangée, et Paola qui avait plus d’expérience, et devait sans doute conseiller sa jeune reine.
Le tout formait un rectangle non fermé; une large zone de vide trônait entre les ailes ouest et est, où se trouvait la jeune Amazone, effrayée.
Elle était placée en plein centre de l’aire vide, sous tous les regards directs des "juge", de la Reine, des témoins et de ces étrangers qui lui avaient manifesté quelque sympathie.
Un bruit assourdissant frappait les tympans des invités ; soupçons, acclamations et insultes se mêlaient pour faire de la pauvre Ephiny la honte du village.
Certaines hurlaient, voire ordonnaient :
- : LYNCHEZ-LÀ !
- : EXECUTION !
- : EXIL !
- : TORTURE !
Ephiny baissa encore plus la tête, se mordant les lèvres à en saigner, si elle devait être punie, au moins, laisseraient-elles le bébé vivre quelque part ?
Morca leva la main au-dessus de sa tête et ferma le poing, le silence prit le dessus.
Mo : Le Conseil va débuter. Ephiny, lève-toi.
Cette dernière obéit aux ordres de sa Reine, sécha ses larmes, et leva la tête, fixant un point entre la tête de Morca et celle de Paola et essayant de prendre une posture digne.
C’était une Amazone, au nom des dieux ! Elle ne pouvait pas se montrer ainsi, faible et pleurante, elle devait être digne, assumer ses actes, quels qu'ils fussent.
Paola se racla la gorge, et prit la parole la première.
P : Bienvenue à toutes pour ce Conseil des Cinq exceptionnel en deux points : nous avons pour la première fois de notre histoire un cas comme celui-ci à traiter-nous y reviendrons tout à l’heure-et il s’agit également de la première fois où des témoins mâles assistent à un conseil, je rappelle que la parole leur est interdite sauf autorisation d’une proche puissante ! A présent, Morca notre Reine va parler.
Mo : Je te remercie Paola. Ephiny, nous avons formé ce Conseil en urgence suite à la découverte d’un bébé mâle dans vos appartements.Vous toutes présentes ici savez que toute naissance doit être déclarée, et que nos règles interdisent d'élever un enfant mâle. Nous aimerions donc savoir ce que ce bébé fait parmi nous.
Morca parlait d’une voix à la fois froide et autoritaire, mais avec un soupçon d’inquiétude dans la voix que seule Zia put détecter.
Mo : Je rappelle le déroulement du Conseil : Ephiny va se présenter et exposer SA version des faits, un débat suivra l’intervention, les témoins ne pourront parler que durant le débat, et si quiconque Membre du Conseil, Témoin, Suspecte, fait preuve d’un manque de respect ou coupe la parole, cette personne ira aux Chambres durant deux jours au bout de trois avertissements.
Esteban ne chercha pas à comprendre ce qu'étaient les Chambres, et il espéra que cette chose tomberait dans les oubliettes de l’Histoire, Zia lui lança un regard complice, comme si elle avait lu dans ses pensées.
Mo : J’espère avoir été comprise, désormais, le Conseil a officiellement débuté, Ephiny, parlez.
Ephiny prit une grande inspiration, clarifia sa voix en se raclant la gorge et s’exprima de la voix la plus ferme possible.
Ep : Je suis Ephiny, fille de Sania, l’actuelle Cheffe de la Défense du village et d’un père inconnu…
- : Comme d’habitude, chuchota une des témoins.
Ep : Je ne vais pas m’attarder sur le déroulé de ma vie, je vais aller à l’essentiel : ce bébé mâle est né il y a environ six mois, né d’un homme du village des seyban, un homme de, je crois, 5 ans mon aîné.
- : C’EST UNE HONTE ! ELLE SAVAIT CE QU’ELLE AURAIT ! Cria une des témoins telle une furie, tout en se levant et menaçant Ephiny du poing.
Mo : Premier Avertissement, Fryria, tu es certes celle qui a trouvé l’enfant, mais cela ne te donne pas le droit d’interrompre Ephiny.
Fryria sembla avoir durant une douzaine de secondes un air oscillant entre l’incompréhension, la rage, et la déception, typique du genre de personne qui crie à tout-va, puis se rassit en fermant les yeux, et marmonna des excuses sourdes, avec une pointe d’ironie repérable facilement.
Ephiny continua son histoire :
Ep : Après avoir donc repéré ce jeune homme, et me rappelant du fait que ma mère m’ait dit de ne pas tarder d’avoir une fille pour, je cite, ‘’Grossir notre armée’’, j’ai donc attiré cet homme dans un coin, deux soirées après, dans la plus pure tradition amazone...sans sentiments.
Sa voix semblait flancher, se remplir progressivement d’une tristesse mélancolique, cachée sous une froideur qui laissait pourtant percer comme un regret, c'est du moins ce qu'il sembla à Zia, qui réfléchissait à chaque parole débitée par la jeune mère, surtout les deux derniers mots, qui résonnaient dans sa tête.
Sans Sentiments.
Les Amazones semblaient haïr les hommes, pourtant, elles reconnaissaient leur importance dans la procréation, même si, d’après la légende, les premières Amazones ne voulaient en aucun cas le reconnaître.
Si elles voulaient connaitre le bonheur, ou le malheur, d’élever un enfant, elles attiraient les hommes qui se perdaient dans la forêt, ou des villages voisins, et utilisaient leurs charmes (physiques ou spirituels) pour débuter une relation discrète, sans amour ni envies, uniquement dans le but d’avoir un enfant,et quand cela arrivait, le père disparaissait mystérieusement, et le bébé était gardé si c’était une fille.
Outre le fait que l’idée d’abandonner un enfant uniquement en raison de son sexe soit quasiment inhumaine, Zia se posait une question assez étrange : Est-il réellement possible de vivre sans amour ?
Comment les Amazones vivaient-elles sans ressentir tout ce qui fait le prix des relations amoureuses, les désirs enflammés, les moments de partage parmi un couple, comment compensaient-elles leurs possibles…comment dire…ce qu’elle avait ressenti dans le Condor avec Esteban ce jour-là ?
"Sans Amour" était-il réellement vivable ? Pour elle, c'était inconcevable. Comment faisaient-elles pour considérer les hommes comme de simples instruments ? Puis elle réfléchit. Elle ne pouvait oublier que dans le reste du monde la situation était exactement l'inverse, et que les sentiments, trop souvent, n'avaient aucune place entre un homme et une femme. Mais que signifiait le mot "amour" ? L'amour était-il un don précieux, une bénédiction, ou un ennemi ? Un cadeau empoisonné ? Un ami sadique ? Une Rose à épines ?
Zia ne savait plus où en donner de la tête, elle s'égarait, sa réflexion insidieusement l’avait amenée à se demander si l’amour pouvait être destructeur...
Toute sa vie avait été rythmée par l’amour qui était là aux bons moments, mais qui, sadiquement, lui apportait tant de malheurs, tant de souffrances, et qui revenait en bon samaritain hypocrite et manipulateur, comme une fleur qui pousse dans les bois.
Mais, tentez de cueillir une rose, elle se défendra de ses épines.
E : Zia ? Tu vas bien ?
Elle sortit soudainement de sa rêverie, et prise brièvement panique, se demanda combien de temps s’était écoulé depuis qu’elle avait commencé à suivre ses maudites pensées.
Z : Oui, ça va, je…j’ai raté quelque chose ?
E : Rien, à part un second avertissement de la part de Morca envers Fryria, qui criait comme un gorille "Comment se permet-elle de mentir devant la Reine, cette sale…" je ne préfère vraiment pas dire l’insulte, j’en frissonne encore, elle prétendait qu’Ephiny ne disait pas tout.
Z : Bien, ça me rassure, j’avais peur d’avoir manqué des détails importants.
E : Eh, bien, j’ai ma théorie, mais je t’en parle après, Ephiny va reprendre la parole.
Ep : La relation avec cet homme a duré environ 3 mois, j’ai fait plusieurs tentatives, mais celui-ci devait être plus porté sur les sentiments que les autres, ce fut assez dur de le convaincre à rapidement passer au stade de...la procréation.
Elle avait lâché le mot comme s'il lui coutait de le prononcer, comme si elle y était forcée. La salle resta de marbre, mais Esteban et Zia se sentirent brûlés de gêne, non pas tant à cause de ce qu'impliquait ce mot, qu'en raison de l'indifférence manifeste des guerrières, qui leur semblaient afficher leur mépris. L'union entre un homme et une femme ne leur inspirait donc que cette froideur glaçante ? Tao, inquiet, tourna les yeux vers Indali, perdue au milieu de cette foule hostile ; elle s'efforçait de garder une contenance, mais il la vit se mordre la lèvre violemment.
Ep : Donc, au bout de trois tentatives, il a cédé au chantage, un "marché" qui disait que s’il ne m’obéissait pas, je le quitterais, ce que je fus tentée de faire, et au final, je l’ai quitté trois mois après, quand je me suis rendue compte que j’avais réussi, j’ai été assez clémente envers lui pour ne pas le tuer, je l’ai quitté après qu’il se soit endormi, et je ne sais ce qu’il est devenu aujourd’hui.
Une des cinq sages eut la sagesse de lever la main, Morca lui accorda la parole d’un geste du menton.
C’était la troisième en partant de la plus jeune, elle avait la trentaine, avec quelques légers signes d’âge sur son visage, mais elle semblait avoir gardé la forme de ses 20 ans.
- : Je me permets de poser la question : si vous êtes innocente, ma chère amie, d’après votre histoire, pourquoi avez-vous gardé ce bébé ? En mémoire de son père ?
Ep : Ah, là fut mon erreur, quand j’ai accouché, quand je me suis rendue compte que ce bon-à-rien m’avait donné un mâle, je... j’ai été prise d’une certaine forme de pitié.
La salle murmura. Ephiny se reprit immédiatement.
Ep : Je sais que j'aurais dû l'abandonner, ou m'en débarrasser d'une façon ou d'une autre...c'est ce que nous devons toutes faire, n'est-ce pas ? Et pour que nous ne flanchions pas, nous pouvons compter sur le soutien les unes des autres, au moment de la naissance. Mais j'étais seule lorsque j'ai accouché...comme cela arrive parfois...et je me suis laissée fléchir, je le reconnais, peut-être était-ce cet idiot qui avait réussi à me contaminer, mais l’amour maternel était trop fort, alors, j'ai décidé de passer outre nos lois... j'ai prétendu l'avoir abandonné, mais en fait, je l’ai gardé, je l'ai caché, je voulais attendre qu’il ait six mois pour le porter au village des Hommes, où au moins il aurait une bonne vie...je ne sais pas ce qui m'a pris... j’ai terminé, ma Reine, je suis ouverte au débat.
Morca leva le menton en direction de la rangée des cinq sages, avec un air le plus neutre possible ; elles se levèrent immédiatement, elles se devaient de ne pas laisser transparaître une quelconque émotion ou de s'exprimer avec un apriori car elles devaient respecter l’égalité et l’impartialité dans toutes les situations imaginables.
Zo : Je me permets de prendre la parole au nom de mes quatre autres acolytes, si sa Majesté m’autorise.
Mo : Je t’y autorise, Zoana.
Zo : Après avoir écouté l’histoire d’Ephiny, il nous apparaît que la situation est assez claire. Toutefois, nous ne comprenons pas comment elle a pu cacher cet enfant aussi longtemps. N'a-t-elle pas eu des complices ? Nous souhaitons donc écouter les potentiels témoins. Quiconque sait quelque chose sur cette affaire a le devoir de parler ! Fryria, toi qui as découvert l’enfant, nous voulons t'entendre, mais je suggère que tu parles AVEC RESPECT, nous te rappelons que tu en es déjà à deux avertissements.
Les cinq se rassirent tandis que cette dernière se leva, tentant de calmer la colère noire qui bouillait en elle, elle jeta un regard lourd de menaces à Ephiny, qui semblait vouloir dire "Tu as vu où tes idées nous mènent ?"
F : Bien, comme vous le savez toutes, je suis la sœur d’Ephiny, née de la même mère, donc, j’étais une des premières à avoir appris la grossesse de ma chère sœur, environ un mois après qu’elle ait quitté le Seyban, je me souviens qu’elle avait dit que son quatrième mois de grossesse débutait, et quatre mois et demi plus tard, un soir que je rentrais après une expédition qui avait mobilisé pratiquement l'ensemble du village, je l'ai trouvée couché avec le...le bébé...elle m’a avoué que son accouchement s’était déclenché soudainement, bien plus tôt que prévu, et que ce n’était pas une franche réussite…si vous voyez ce que je veux dire.
Morca haussa un sourcil.
F : C’est-à-dire que je savais qu’elle avait donné naissance à un mâle. A ce moment là, j'étais la seule à être au courant de l'accouchement, elle n'avait pu, ou voulu, prévenir personne...Elle m'avait attendue, sans doute avait-elle déjà son plan en tête ! Elle m’a suppliée de ne rien dire, me promettant d’abandonner le bébé plus tard, hein, petite sœur ? Sans préciser quand exactement...
Elle se retourna vers sa sœur, le cœur rempli de colère et d’incompréhension, lui jetant un regard à la fois haineux et triste, mais sans laisser couler aucune larme, même pas une larme de rage. Soudain, elle s’exclama d’une voix qui trahissait ses émotions malgré elle :
F : Tu me l’avais promis, hein, je t'avais prévenue, pourtant ! Tu savais où tu pouvais finir ! Alors, explique-moi, explique-moi ! Tu as trahi ma confiance ! pour ce...ce mâle ! J'aurais dû te le prendre ce soir là, et aller le jeter dans la forêt, comme il le méritait !
Tout en parlant, Frirya s’approchait de sa sœur, d’abord lentement, mais elle accéléra le mouvement tandis que ses émotions prenaient le contrôle de son corps, il fallut trois amazones la tenant par la taille pour la ralentir, mais cela n’empêchait pas Frirya de parler à cœur ouvert.
F : Explique-moi pourquoi tu as gardé cet enfant, explique- moi ! Es-tu devenue si faible ? As-tu réellement résisté à cet homme ? AS-TU PERDU TOUT SENS DE l'HONNEUR, DU DEVOIR QUE TU DOIS A TON PEUPLE ET A TA FAMILLE ? L’as-tu aimé, sœurette ? Réponds ! ! !
Un tremblement de terre sembla traverser la salle, tout le monde se tut, personne ne chuchotait, personne ne criait, aucune respiration ne brisait ce silence pesant, Esteban et Zia se fixèrent dans les yeux, ils se sentaient comme des intrus au milieu de femmes vierges de tous sentiments, ils avaient l’impression, par leur seule présence, de violer une loi, alors qu'ils n'y étaient pas eux-mêmes assujettis.
Cependant Esteban fut surpris par l’expression de sa fiancée qui se mordait les lèvres, partagée entre la surprise et la colère ; Frirya continuait de demander en hurlant pourquoi sa sœur était si faible, et personne ne pouvait interrompre son déchaînement de violence.
Alors Zia se laissa submerger pas ses sentiments, qu’elle s'efforçait de retenir depuis trop longtemps… elle se leva et cria :
Z : ÇA SUFFIT ! ! !
Tout le monde se tut quelques secondes, fixant Zia d’un air surpris, puis les chuchotements commencèrent, exprimant étonnement, agacement ou indignation. Esteban se tourna vers elle en se demandant ce qui lui arrivait. Zia, restée debout le poing serré, demanda la parole. Morca la lui accorda.
Z : Si tu crois qu’avoir des sentiments est une faiblesse tu te trompes lourdement ! Il n’y a pas de plus grande force en ce monde, comme il n’y a pas plus courageux qu’une mère protégeant son enfant ! Alors je respecte vos coutumes de ne pas accepter les hommes dans la tribu, mais cesse de la traiter de faible…
Zia voulait continuer mais Esteban lui mit la main sur la bouche, il fallait l’arrêter avant que la situation ne dégénère…Elle se dégagea et le fixa, les yeux étincelants de colère. Morca, consciente de l'émotion de ses invités, jugea qu'il était temps d'intervenir.
Mo : Merci Zia, tu viens de soulever un point intéressant, même si tu aurais pu agir plus calmement… Ton argument ne manque pas de pertinence, en vérité.
Elle lança un léger regard à Esteban qui semblait le remercier de l’avoir empêchée d’aller trop loin.
Mo : Je suggère de laisser un peu la parole à nos sages amis… Indali, toi qui ne connais pas nos mœurs, et qui a donc un regard extérieur, peut-être pourrais-tu nous faire part de ton point de vue sur cette affaire ?
Indali fut surprise d’avoir été designée, mais elle se doutait bien que Morca ne pouvait pas interroger Zia après sa dernière intervention. Elle resta pensive durant un court instant et finit par prendre la parole d’une voix hésitante…
I : Je ne pense pas que mon avis soit très important, et mon point de vue ne diffère guère de celui de Zia, je suis d'accord avec elle, l’amour d’une mère n’est pas une faiblesse … Mais je ne comprends pas une chose : pourquoi ne pas tout simplement confier l’enfant aux Seybans, j’ai cru comprendre que vos relations s’étaient arrangées depuis deux ans avec ce peuple là...Je sais qu'Ephiny a enfreint vos lois, mais le bébé, lui, doit-il payer pour autant ? Ephiny s'est peut-être montrée égoïste en voulant le garder, si elle voulait son bien, n'aurait-elle pas dû le porter dès que possible chez vos voisins ?
Mo : Nos relations avec eux se sont arrangées, en effet, suite à l’attaque d’il y a deux ans.
Personne ne fit de remarque, la mémoire de la mort de la Reine brûlait encore les pensées des Amazones, surtout celui de Morca qui luttait farouchement contre l’armée qui avançait à l’intérieur d’elle, qui ravageait ses émotions et qui tailladait son cœur telles des flèches qui s’y plantaient par dizaines. D'une voix blanche, Ephiny brisa le silence.
Ep : Je ne pouvais pas le remettre à son père, surtout après la façon dont je l’avais "abandonné". Aurait-il seulement voulu m'écouter ?
F : Alors, pourquoi ne l’as-tu pas mis, ... à l’entrée du village, avant l’aube par exemple ?
Ep : Il ne sait pas qu’il est père, il ne le reconnaîtrait pas, et si les Seybans avait trouvé l'enfant et cru que c'était un étranger, un espagnol, tu crois qu'il l'auraient recueilli ?
F : C'est ridicule, tu t’inquiètes pour la survie d’un mâle maintenant ! Tout ce que je constate, c'est que tu t'inventes de fausses excuses, pour cacher le fait que tu voulais garder cet enfant avec toi, parce qu'il te rappelait son père ! Et moi, comme une idiote, j'ai fermé les yeux au début, en croyant chaque jour que tu allais l'abandonner, et quand tu as vu que ma patience était à bout, tu t'es débrouillée pour me faire croire que tu t'en étais débarrassé, alors qu'il était encore avec toi ! Mais j'ai découvert ta supercherie, et vous allez payer à présent, tous les deux !
Esteban, rouge de colère, décida de prendre la parole, moins violemment que Zia.
E : Si je peux me permettre…
F : TAIS-TOI LE MÂLE, ON NE T’A RIEN DEMANDE !
E : Pardon ?
F : Tu es en train de violer notre loi, pas de mâle qui ouvre sa bouche durant le procès !
Mo : FRYRIA ! Tu as atteint les trois avertissements !
F : De…quoi ? !
Mo : Tu n’es pas en position pour faire régner la loi, sache que je l’autorise exceptionnellement à prendre la parole, et que de plus il a permis de calmer son amie, alors que toi, tu sèmes la discorde durant ce procès, tes informations sont précieuses mais elles semblent faussées par ta colère, je laisse les sages décider de ton cas, mais je sais ce qu’il va t’arriver.
Zo : En effet, Frirya, suite à trois avertissements au cours du procès, nous avons décidé de t’envoyer 3 jours aux Chambres pour trouble à la bienséance et prise non autorisée d’un pouvoir judiciaire, sache que grâce à ton témoignage, ta peine est allégée, mais sache aussi que nous aurions pu t'inculper de complicité pour n'avoir pas averti les autorités immédiatement après la naissance, ni dans les premiers temps qui ont suivi. Nous imputons cette omission à ta loyauté envers ta sœur, ce qui est tout à ton honneur. Telle est notre décision.
Deux amazones armées chacune d’une lance et d’un poignard s'avancèrent pour lui lier les mains dans le dos ; Frirya jeta un dernier regard à sa sœur, plein d’amertume.
F : Je sortirai dans trois jours, Ephiny, mais pour toi, quelque chose me dit que tu ne reverras pas le Soleil de sitôt, chère sœur.
E : Je suis le fils du Soleil, Frirya, quelque chose me dit que mon père voudra la revoir bientôt, contrairement à toi.
Et sur ces mots, Frirya fut emmenée. Aussitôt, Esteban regretta son audace, peut-être s'était-il montré trop présomptueux et avait-il nui sans le vouloir à l'accusée.
Ephiny regardait sa sœur partir, le cœur brûlé par la tristesse, qu’avait-elle fait ?
Deux larmes avaient réussi à passer la barrière de ses paupières et commençaient à conquérir son visage, elle avait envoyé sa sœur en prison, elle était devenue la honte du village. Sa mère était présente dans l'assemblée, que devait-elle penser d'elle ? Elle avait violé la loi par…disons-le, amour pour son fils, elle ne pouvait pas le cacher, ce n’était pas de la pitié envers son fils, c’était bien plus, elle n'avait pas agi simplement pour avoir la conscience tranquille…et comme l'avait suggéré l'étrangère, peut-être son amour était-il égoïste ? Mais elle n'avait pu lutter, c'était une force qui avait dicté chacune de ces décisions depuis la naissance, pour le meilleur et pour le pire. A présent, elle devait se préparer au pire. Elle sécha ses larmes, attendant la sentence. Les sages se consultèrent quelques instants.
Zoana fut la première à briser le silence.
Zo : Bien, je pense que l’affaire est on ne peut plus claire, il s’agit d’un cas d’enfant mâle non déclaré et dissimulé sur une période supérieure à six mois, pour des raisons inacceptables qui constituent des circonstances aggravantes. Nous avons décidé après débat et consultation des lois anciennes, d’exécuter la sentence suivante…
Soudain Esteban se leva, et déclara d'une voix forte :
E : avant que la sentence ne soit exécutée, je demande une dernière fois la parole.
Tous les visages se retournèrent vers lui, dans ce festival de regards se mêlaient admiration de la part de Tao, incompréhension, crainte ou même colère. Morca, interdite, chercha l'approbation de Paola, qui semblait aussi décontenancée que sa souveraine. Alors Esteban risqua un regard en direction de Zia ; après le départ de Frirya, elle avait repris son calme habituel, et il ne lui fallut qu'un bref échange pour comprendre que son fiancé savait ce qu’il faisait. Elle l'encouragea par un léger acquiescement de tête, puis elle se tourna vers les sages et Zia déclara d’une voix forte :
Z : D'après vos lois, j’autorise cet homme à prendre la parole, si la Reine y consent.
Cette fois, Morca devait prendre une décision : l'assemblée frémissait d'impatience. Elle hocha la tête, lentement, en signe d'assentiment.

A suivre...
Image

note serie:
MCO1: 19/20

Haberation totale:
MCO2: 6/20
MCO3: 4/20
Fanarts: viewtopic.php?f=14&t=2301 de mes débuts à aujourd’hui :x-):

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Raang
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Raang » 05 mars 2017, 19:26

Haokah a écrit :
05 mars 2017, 17:19
Bon, de retour après 2 mois je constate que le tome 2 en est déjà à... quoi ?! 70 pages !!! :shock:
Cette Fanfic est devenue une vraie saga et en plus des illustrateurs-monteurs (trices) de talent ont rejoint l'aventure ! :x-): Cool.
Nonoko, Raang et Seb-RF : vous êtes de vrais marathoniens ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte : au bout de 4 mois, la Fanfic en est à grosso modo 200 pages et 130 000 mots !!! C'est déjà un vrai exploit en soi, mais en plus la qualité est au rendez-vous : bref, vous m'E-PA-TEZ !

J'ai terminé ma lecture du tome 1 (enfin!) et je dois dire que, malgré tous les échanges d'idées et de textes par MP, j'ai été surpris et soufflé ! Wouaaaahhhh ! :-@ Quel beau boulot ! Suspens et belle dramaturgie : je ne me suis toujours pas remis de la mort d'Arthur... Déchirant...
Le flashback des "4 ans auparavant" aux Amériques offre une très belle parenthèse logique à l'ensemble de ce tome qui foisonne de bonnes idées inédites. Sur le final, la tentative d'empoisonnement d'Isabella, la récupération de l'Artefact par Zia, m'ont particulièrement réjoui.
J'ai vraiment aimé la manière dont vous avez exploité toutes les potentialités du lieu Badalona et de sa mosquée...
Et j'ai adoré la manière dont vous avez traité le sentiment de culpabilité d'Esteban, à deux doigts de se sentir basculer du côté obscur... :-@

Bon, il ne me reste plus qu'à attaquer le tome 2 de l'Everest. Et là, je suis tranquille : je ne suis que lecteur et donc je ne suis au courant de rien ! Je suis donc prêt à être surpris !
C'est un vrai plaisir de vous lire. ;)
Merci beaucoup, cher ami, comme quoi ça valait le coup de suer eau et encre pour cette fiction ! :)
Je suis également ravi de voir ton avis sur mes écrits dont je suis le plus fier (mort d'Arthur-Flashback-Cauchemer de notre fils du soleil), j'ai huré de fierté !
Attention, avant de lire le tome 2, prépare-toi, on a du lourd dans la réserve !
"Notre monde a été bâti dans l'or et dans le sang"-Raang alias Rayan, 2017
Mes fanfictions (hors MCO)https://www.fanfiction.net/u/7150764/Raang
Mon compte Wattpad (histoires originales) : https://www.wattpad.com/user/Raang7

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF » 05 mars 2017, 19:42

Raang a écrit :
05 mars 2017, 19:26

Attention, avant de lire le tome 2, prépare-toi, on a du lourd dans la réserve !
c sur on en est a quoi, aller dison 50% (sans compter la partie exclusive avec se cher gonzalez :x-): ) de l'anvent grand final qui va surement durer 60 page min


enfait: on en est la... ( en bleu se qui est fait)
pour ceux qui nous pas lu jusqu’au dernier post actuelle s'abstenir

je precise que c'est le minimum prévu bien de chose peuvent être rajouter :x-):



Prologue

00 - Espagne
--> Nouvelle fiançailles
--> Discutions EZMIT
--> Discutions Gómez
--> Discutions SPMI
--> Discutions Philippe II
--> EZT rejoigne MISP
--> Discutions Charles Quint
--> Discutions Marie

Voyage :
01 – Patala
--> Arrivé
--> Passage Tao Indali
--> Passage Esteban raja/ Athanaos Zia Tao
--> Passage E Z T I A raja demande autorisation mariage palais
--> Repas village, Indali news compagnon

02 – premier voyage d’Indali
--> Réveil Zia, Esteban et Tao
--> Moment gênent au réveil Indali tao la voie à moitie nu sous sa couverture
--> Moment gênant Tao qui voie E/Z s’embrasser et « parlé très sérieusement »
--> Discutions T/I pour explication
--> Passage assez chaud E/Z

03 – Village du nouveau soleil
--> Arrivé
--> Discutions culturel
--> Visite Papacamayo
--> Tao /Indali travail mini fabric
--> Discutions importante Indali/ Esteban problème d’union forcé
--> Mariage M/V
--> Repas, Zia fatigue utilisation pouvoir
--> Indali assistante Tao + révélation PB à tout le groupe
--> Visite citée Dor, discutions importante sage sur mariage arranger E/Z ? + Artefact
--> Grand départ


04 - Fleuve de l’Amazonie :
Arrivée: le soir
Repas avec Morca et Paola:
--> Récit de ce qui ses passer il y a deux an, quelque semaine après leur dernière visite:
-> Omuro c'était allier avec les espagnol, de toute évidence elle et Laoda c'était cacher dans la jungle toute ces année
-> Alliances avec le Seyban pour repousser l'envahisseur
-> Grande bataille et mort désastreuse mort de la reine (assassiné par Laoda)
-> Morca raconte son accession au trône, La reine la designer par une lettre laissé par la reine en prévision de sa mort + révélation Morca et sa fille légitime
-> Exécution Omuro et Laoda par supplice de la goute après que Laoda ai été laissé un certain temps au Seyban

Le lendemain:
--> réveil E/Z discussion sur inquiétude sur la sécurité de leur amis, ils ne pouvaient être partout
--> Tao est anormalement pas présent ni Indali, on apprend plus tard que Morca lui a demandé de vérifier le totem qui aurai de récent problème de fonctionnement.
--> Passage Tao/Morca
--> Repoussement de l’ennemie en chemin
--> Discutions sérieuse sur la véritable raison de leur visite avec Morca interompue Découverte de bébé male dans les appartements d'une des guerrières.
-> polémique sur ce qui doit être fait.

-> Procès ... haha :x-): no spoil
--> haha :x-): no spoil

05 - haha :x-): no spoil
06 - haha :x-): no spoil
07 - haha :x-): no spoil
08 - haha :x-): no spoil
09 - haha :x-): no spoil
10 - haha :x-): no spoil
11 - haha :x-): no spoil
12 - haha :x-): no spoil


13 - GRAND FINAL

14- Epilogue
Dernière modification par Seb_RF le 05 mars 2017, 23:39, modifié 1 fois.
Image

note serie:
MCO1: 19/20

Haberation totale:
MCO2: 6/20
MCO3: 4/20
Fanarts: viewtopic.php?f=14&t=2301 de mes débuts à aujourd’hui :x-):

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