MCO one-shots ou "instants volés"

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zaza59
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par zaza59 »

Bonjour et bonne lecture a tous !

Nos héros avait suivis la Nef qui se dirigeait vers l'Est, plus précisément vers la Chine. le condor se posa non loin du monastère de Chaolin et se rendirent au monastère. Tian-li leur ouvrit la porte et fut d'abord étonné puis heureux de les voir.

Tian-li- Quelle surprise de vous voir ici! Vous n'avez pas vu votre ennemi à la cape rouge ?
:Mendoza: - Zarès est venu ici !?
Tian-li- Non mais une femme a demandée de l'aide parce qu'il l'avait attaquée.

Mendoza fut soudain inondé de pensées, cette femme pourrait-il être-elle ? Celle qu'il voit partout et dont il a l'impression d'entendre la voix lorsqu'il ferme les yeux ? Les enfants étaient déjà partis, seul Tian-li était resté.

Tian-li- Ca va Mendoza ?
:Mendoza: - il faut absolument que je vois cette femme Tian-li.
Tian-li- Pourquoi elle a un rapport avec les cités d'or ?
:Mendoza: - Je t'expliquerai quand je serai sûr que c'est elle.
Tian-li- Eh bien, je ne pensais pas que tu t'inquiéterais autant pour une femme. Viens, le grand maître s'occupe d'elle.

Ils allaient entrer quand le grand maître sorti.

G-M - Oh je suis heureux de vous revoir ici, comment va votre blessure ?
:Mendoza: - Beaucoup mieux merci mais comment va-t-elle ? Je peux la voir ?
G-M- Elle dans un très mauvais état hélas, je vous déconseille d'aller la voir.
:Mendoza: - Pourquoi qu'est-ce qu'elle a ?
G-M - A vrai dire je n'ai jamais vu une femme aussi atteinte, j'ai fait tout ce que je pouvais faire mais j'ai peur qu'elle ne se réveille jamais.
:Mendoza: - QUOI!? Ce...ce n'est pas possible.

Mendoza s'élança vers la pièce mais se stoppa net sur le palier. C'était elle, elle était là, sa peau aussi blanche que la neige, ses yeux clos, sa respiration lente, beaucoup trop lente, des perles de sur roulait sur son visage tremblant.

:Mendoza: - Señorita, non.

Sa voix tremblait, il tomba à genoux à côté d'elle. Mendoza passa la main sur son visage brûlant puis lui prit la main. Les enfants avaient eux aussi gagner la pièce, Sancho et Pedro se tordaient dans tous les sens pour voir quelque chose devant les moines. Même Tao était triste de les voir dans ces états, Laguerra jouant sur le fil de la vie et Mendoza au bord de la dépression.

:Zia: - Comment cela s'est-il passé ?
Tian-li- Je ne sais pas trop Zia, j'ai entendu une détonation suivi d'un cri alors j suis allé voir ce qu'il se passait, quand je suis arrivé face à elle, elle a vacillé et est tombé dans mes bras de justesse. Elle disait qu'il fallait vous éloigner le plus possible de Zarès, qu'il allait capturer les enfants et tuer Mendoza et avant qu'elle n'est pu finir sa phrase elle a perdu connaissance.
:Esteban: - Tu ne peux rien faire pour elle Zia ?
:Zia: - Je..je ne sais pas, je peux voir ses blessures ?
G-M- Naturellement.

Il souleva les 3 couvertures, son haut du corps ressemblait à un champs de bataille, il était littéralement couverts de bleus, de cicatrices à peine refermées, des plains plus ou moins grande et profonde, enfin, en dessous de la poitrine, un bandage compacte mais déjà très rouge.

:Zia: - Quelle est cette blessure ?
G-M- Un impact de balle, la plaie était assez profonde et il y avait beaucoup de sang, ses vêtements en sont remplis.
:Mendoza: - Comment Zarès peut-il faire une chose pareil ? Tu vas pouvoir faire quelque chose Zia ?
:Zia: - Je...je vais essayer.

La jeune inca sorti chercher des plantes, tous sortirent à l'exception de Mendoza. Plus le temps passait et plus elle respirait faiblement, on l'entendait à peine.

:Mendoza: - Tenait encore un peu señorita je vous en supplie. Je vais veillerais sur vous jours et nuits si il le faut, je resterai à vos côtés jusqu'à ce vous ouvriez vos yeux.

Il pleurait, cela faisait une éternité qu'il n'avait pas versé une larme.
:Tao: - Tu devrais sortir un peu Mendoza.
:Esteban: - Oui laisse Zia faire son remède et après tu retourneras la voir si tu veux.

Mendoza effaça ses larmes pour que personne ne les voient et sorti sans lâcher la belle espagnole des yeux.
:Esteban: - T’inquiète pas, Zia va lui trouver un remède.
:Tao: - Je ne comprends pas pourquoi Zarès a voulu la tuer, elle était de son côté.
:Pedro: - C’est vrai qu’elle lui a bien servie pour trouver la dernière cité.
:Sancho: - Ha…ha…ha ça oui.
Tian-li – Elle est avec Ambrosius !
:Mendoza: - Oui, contre son grès si j’ai bien compris. La seule raison qui pourrait expliquer que Zarès est voulu la tuer est les fois où elle vous a sauvée et si Gaspard a vu ce qu’il s’est passé dans la cité. Si j’ai raison, c’est aussi de ma faute.
:Esteban: - Pfff n’importe quoi, c’est elle qui est revenue.
TianLi – que s’est-il passé de si important dans la cité ?
:Pedro: - Justement c’est ce que l’on essaie de savoir depuis notre départ de Kumlar.

Mendoza resta silencieux à cette question.

Tian-Li – Que s’est-il passé Esteban ?
:Esteban: - Je peux Mendoza ?
:Mendoza: - Tu le feras quand elle ira mieux.
:Zia: - Ca y est ! J’ai trouvé un remède ! Elle devrait se réveiller d’ici cinq à dix minutes !

Mendoza se précipita vers la jeune inca.

:Mendoza:- Merci Zia, je peux rentrer.
:Zia: - Oui vas-y mais pas tout le monde en même temps, il ne faut pas la brusquer.

Mendoza entra et s’assit à côté de Laguerra, elle avait l’air déjà beaucoup plus solide qu’il y a quelques instants. Elle ouvrit enfin les yeux, doucement, aveuglé par la lumière du jour. Mendoza semblait soulagé.

:Laguerra: - Me…Mendoza ? Où…où sommes-nous ?

Sa voix était faible mais toujours aussi belle pour le capitaine.

:Mendoza: - Vous êtes en sécurité señorita, Ambrosius ne viendra pas vous chercher ici.
:Laguerra:- Il doit penser que je suis morte.
G-M – Vous avez eu de la chance que Zia est trouvé un remède.
:Laguerra: - Merci Zia, je te dois la vie.
:Zia:- Il faut que vous vous reposiez.
:Laguerra: - Prend le sac à ta droite, il y a tous ce que chercher.

Pendant ce temps dehors :
:Pedro: - Maintenant qu’elle s’est réveillée, il s’est passé quoi ?
:Esteban: - Eh bien, quand Mendoza nous tenez au-dessus du vide, Laguerra est revenue pour nous aider et ils se sont embrassé.
:Pedro: QUOI !?!

Dans la pièce :
:Laguerra: Qu’est-ce qu’on vient d’entendre ?
:Mendoza: - Je crois que Pedro vient d’apprendre ce qu’il s’est passé dans la cité.

Elle voulut se relever mais Mendoza l’en empêcha.

:Mendoza: - Heureusement que l’on vous a dit de vous reposer.
:Laguerra: - Vous savez bien que j’ai beaucoup d mal à exécuter les ordres capitaine.
:Mendoza: - Je le sais bien, mais maintenant il faut que vous dormiez.
:Laguerra: - C’est un ordre ?
:Mendoza: - Non une obligation.
:Laguerra:- Oh… bonne nuit alors.
:Mendoza: -Bonne nuit en pleine après-midi ?
:Laguerra: -Ah c’est déjà l’après-midi, mais je suis restée combien de temps endormie ?
:Mendoza: - Endormie je ne sais pas mais presque morte beaucoup trop de temps.

Elle ferma ses yeux un instants et Mendoza lui donna un tendre baiser sur ses fines lèvres.

:Pedro: - Eh c’est pas parce que vous vous êtes embrassés une fois qu’il faut recommencer !
:Mendoza: - Pedro tu me fatigues.

les enfants qui avaient assistés à la scène ne purent retenir leur rire en voyant le visage de Pedro.
La vie est courte alors profites en !!!:D
:Laguerra: :Mendoza:
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Aurélien »

Que dire de plus que "BRAVO" ! :D Cette histoire est renversante ! J'ai tellement hâte de lire la suite !

Cependant une petite faute s'est glissé :
Dans la phrase : :Mendoza: - Tenait encore un peu señorita je vous en supplie.
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par yupanqui »

Oui c’est pas mal.
On ne va pas s’attarder aux fautes d’orthographe.
Juste remercier pour le récit.
« On sera jamais séparés » :Zia: :-@ :Esteban:
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par zaza59 »

Aurélien a écrit : 03 janv. 2020, 16:29 Que dire de plus que "BRAVO" ! :D Cette histoire est renversante ! J'ai tellement hâte de lire la suite !

Cependant une petite faute s'est glissé :
Dans la phrase : :Mendoza: - Tenait encore un peu señorita je vous en supplie.
Tenait - (tenez)
ah oui oupss mais mercii beaucoup !!!
yupanqui a écrit : 04 janv. 2020, 22:57 Oui c’est pas mal.
On ne va pas s’attarder aux fautes d’orthographe.
Juste remercier pour le récit.
merciii
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:Laguerra: :Mendoza:
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par EstebanxZia »

C quand la suite parce que c’est trop intéressant
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Xia
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par Xia »

J'adore la fin : "Pedro, tu me fatigues" :x-): :x-): :x-):

Bravo, hâte de lire la suite !
La terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre (proverbe amérindien)

Ma fanfic sur la préquelle des Mystérieuses Cités d'or, c'est par ici

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zaza59
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par zaza59 »

Xia a écrit : 12 janv. 2020, 19:39 J'adore la fin : "Pedro, tu me fatigues" :x-): :x-): :x-):

Bravo, hâte de lire la suite !
merci beaucoup je pense sortir une suite d'ici le week-end prochain :-)
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:Laguerra: :Mendoza:
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par pedro »

Une tres bonne histoire
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par IsaGuerra »

Il y a quelques temps j'ai écrit cet OS après l'avoir fini je l'ai mis de côté et oublié. Maintenant que je l'ai retrouvé je vous le poste.
Je préfère le dire tout de suite avant que l'on me pose des questions : Il y a effectivement certaines ressemblances avec la FanFiction Chroniques Catalanes : Les lettres de mon marin écrite par TEEGER59, cela est normal ! J'ai été inspirée par certains aspects.
Je précise également que j'ai demandé l'avis de TEEGER59 avant de poster pour ne pas créer de litige.

Bref, je vous laisse lire :

~~~~~~

« Joaquim ! Paloma ! Cessez de vous chamailler ! »

Isabella venait de proférer son énième avertissement.

« Mais Maman c'est elle qui a commencé !
- C'est faux ! C'est lui !
- Je ne veux pas le savoir ! Prenez un ouvrage dans la bibliothèque et ne bougez plus ! »


Entre les deux là qui ne cessaient de se disputer depuis le lever du soleil, le petit Oscar qui était des plus insupportables depuis qu'il faisait ses dents et Elena, son aînée, clouée dans son lit depuis plus de quatre jours suite à sa chute du ponton dans l'étang alors qu'elle jouait avec Pablo.
Ce dernier avait paniqué et était resté figé pendant plusieurs minutes en voyant sa sœur se débattre dans l'eau glacée de novembre. Les cris de sa grande sœur le priant d'aller chercher de l'aide lui avait donné le courage de courir aussi vite que le vent chercher la première personne venue, un jeune palefrenier. De retour à l'étang, Pablo avait indiqué sur le champ l'endroit où sa sœur se débattait pour rester à la surface malgré ses membres engourdis, le palefrenier plongea, attrapa et ramena la jeune fille sur le bord sans hésitation. Après ce sauvetage, tous trois s'étaient précipités vers la demeure Mendoza pour réchauffer Elena. Pendant qu'elle s'occupait de sa fille, Isabella avait fait donner une serviette au palefrenier pour qu'il puisse se sécher et ne tombe malade. Une fois Elena endormie et moins frigorifiée dans son lit, la señora l'avait laissé dormir et en sortant de la chambre elle était tombée nez à nez avec Pablo qui avait tout de suite fondu en larmes en s'accusant de l'état de sa sœur. En bonne mère qu'elle est Isabella l'avait prit par les épaules puis dans ses bras le rassurant qu'il avait fait ce qu'il pouvait pour elle.
De toute évidence, elle n'avait pas réussi... Elle ne voyait Pablo que lorsqu'il venait lui faire son bisou du soir avant d'aller se coucher sur un petit lit de coussins qu'il s'était confectionné dans la chambre d'Elena pour veiller sur elle... Il s'en voulait énormément...

Sa tournée des chambres étaient son unique moment de répit... Elle bordait ses enfants, les embrassait et redescendait pour finir les tâches qui incombent à une mère et maîtresse de maison en attendant le retour de son époux. Cela faisait environ sept mois qu'il avait quitté la demeure familiale pour un voyage, pour Isabella cela avait semblé être une éternité, elle attendait son retour avec tellement d'impatience. Sans tenir compte de la forte envie d'aller se glisser sous ses draps Isabella se refit belle pour accueillir son marin puis s'installa devant le feu de cheminée. Elle attendit, attendit, attendit et attendit encore... Les minutes qui défilaient se transformèrent en heures accentuant l'angoisse de la señora...
Ses yeux allaient se fermer pour une courte nuit lorsqu'elle entendit des bruits de pas derrière la porte, en un instant Isabella s'était redressée et guettait la porte qui s'ouvrit lentement sur une ombre titubante. C'était bien lui, son marin à elle, mais...

« Juan ! Enfin te voilà ! J'étais en train de mourir d'inquiétude !
- Tout va bien, hips, d'accord ?
- Où étais-tu passé ? Dans ta dernière lettre tu m'avais promis que tu rentrerais tôt !
- Ça aurait dû être le, hips, le cas mais en, hips, en rentrant j'ai croisé Sancho et, hips, on est allé à la taverne.
- Ce qui explique cette odeur affreuse que tu dégages ! Je n'en reviens pas tu t'absentes pendant près de sept mois et lorsque tu reviens la première chose à laquelle tu penses c'est aller t'enivrer comme un idiot plutôt que venir retrouver ta famille ! Tu me déçois énormément !
- Tais toi voir Isabella... Tu me donnes mal à la tête, hips...
- Je te donne des migraines ?? Tu vas voir je vais t'en donner une belle de migraine Juan Carlos Mendoza !
- Isabella... Arrête voir de te comporter ainsi !
- Je te demande pardon ?! Me comporter ainsi ?! Comme une femme s'inquiétant parce que son marin ne revient pas ?! Tu te moques de moi j'espère ?? Voilà exactement deux cent onze jours que tu es parti en mer en me laissant seule pour m'occuper de nos cinq enfants et le soir de ton retour tu préfères aller boire comme un trou plutôt que rentrer chez toi embrasser ta femme et prendre tes enfants dans tes bras ??! Voilà ce qu'est un comportement exemplaire selon toi ?? As-tu honte de notre famille au point de ne pouvoir passer cette porte sans être totalement aviné ?? Ah ne me ment pas je sais très bien que ce n'est pas la première fois que tu rentres ainsi éméché !! Jusqu'à aujourd'hui j'ai fait abstraction de tes expéditions nocturnes pour la simple et unique bonne raison que tu t'occupais un tant soit peu des enfants qui étaient disciplinés et à l'écoute mais désormais tu ne le fais même plus et à présent ce sont cinq trublions que je me dois d'affronter chaque jour que Dieu fait ! Sais-tu au moins qui est ta progéniture ?! Sais-tu comment sont tes enfants en ton absence ?! As-tu au moins pris la peine de lire les lettres que je t'ai envoyé ?! As-tu conscience que tes deux aînés m'ignorent de manière souveraine, que deux autres passent leurs journées à se chamailler et que ton dernier n'a de cesse de pleurer à chaque heure du jour et de la nuit ?! Et non seulement tu ne leur prêtes presque plus aucune attention mais moi... J'ai l'impression de n'être qu'une étrangère à tes yeux ! Tu ne me demandes jamais de mes nouvelles dans tes lettres ou quand tu rentres à la maison ! Je suis qui pour toi ?! Une femme quelconque ?! Juste là pour entretenir ta demeure, élever tes enfants et dispenser tes faveurs sexuelles ?!! Et bien sache une chose mon cher Juan ! Je suis peut être ta femme, je suis peut être la mère de tes enfants mais je ne serais jamais un simple objet qui t'ennuie !! Lorsque tu m'as épousé tu m'avais juré amour, tendresse et bonheur mais depuis quelques temps déjà je ne vois que désaffection, froideur et chagrin !! Je ne suis plus rien pour toi et je le vois bien ! »


A peine avait-elle prononcé ces derniers mots qu'Isabella tourna les talons et monta les escaliers pour rejoindre sa chambre en s'assurant que chacun de ses enfants dormaient pour ne pas avoir à leur expliquer pourquoi elle avait crié de la sorte.
Elle alla se coucher sans plus tarder car elle était épuisée mais la jeune femme ne se rendit pas compte que l'aîné de ses fils, qui l'avait écouté et observé depuis le pas de la chambre d'Elena, avait tout entendu et s'était déjà rendu dans les chambres de ses frères et sœur afin de les rassurer sur les cris entendus.

Très tôt le lendemain matin, Isabella ouvrit les yeux en entendant parfaitement le calvaire qui l'attendait en bas et ce malgré le fait que son mari dormait actuellement comme un sonneur. Bien qu'elle n'en n'eut aucune envie elle sortit de ses draps, se couvrit d'une robe de chambre et se dirigea vers les rez-de-chaussée afin de mettre fin à la bagarre en cours. Juste avant de descendre les escaliers Isabella prit une grande inspiration et entama la descente des marches.

« Les enfants !! Ça suffit !!
- Ils ont fait tomber le plateau du petit-déjeuner d'Elena !
- C'est même pas vrai ! Tu es tombé tout seul !
- Ça c'est vrai nous on a rien fait !
- Bande de sales menteurs ! C'est parce que vous vous battiez que je suis tombé !
- C'est pas vrai !!
- Stop !! Êtes-vous obligés de vous battre dès votre réveil ?! Êtes-vous obligés d'en venir aux mains ?! Vous trouvez ça correct comme comportement ?!
- Et toi avec papa ?! Pourquoi vous vous êtes disputés comme vous l'avez fait cette nuit ?!
- PABLO !! Ce qui se passe entre votre père et moi ne vous regarde en rien ! Il s'agit de problème que nous devons régler entre nous ! Mais pour l'instant c'est à vous que je m'adresse ! Vous allez immédiatement vous relever, vous débarbouiller, vous habiller et vous filer sur le champ aider la voisine dans ses travaux toute la journée !
- Mais maman !
- Tout de suite ! »


Sans vouloir énerver d'avantage leur mère, les trois jeunes gens lui obéirent de manière immédiate. Avant de partir, Pablo, Joaquim et Paloma lancèrent un dernier regard à leur mère, un regard terrassant qui entama la destruction du dernier rempart de résistance d'Isabella. Elle referma la porte derrière ses enfants tout en laissant couler quelques larmes en silence. Les pleurs du petit dernier la rappelèrent à l'ordre, la jeune femme essuya ses larmes et alla prendre Oscar dans ses bras pour tenter de le calmer.

Plus tard, en début d'après-midi, Isabella était désespérée... Elle n'arrivait pas à calmer Oscar qui avait à nouveau des crises de douleur à cause de sa poussée dentaire, elle avait tout tenté même un remède que Zia lui avait laissé lors de leur dernière visite mais rien n'y faisait et le petit hurlait à n'en plus pouvoir. Cependant elle put tout de même entendre la porte d'entrée s'ouvrir :

« Juan ? Où vas-tu ?
- Je sors je ne supporte plus l'entendre hurler à tout va. Tu n'es même pas capable de calmer ton fils.
- Notre c'est notre fils et j'essaie de le calmer mais il souffre... Même le remède de Zia ne fonctionne pas.
- Et bien met le dans son lit la douleur finira par partir et il s'endormira de fatigue. Il passe son temps à hurler de toute façon.
- Juan ce n'est qu'un bébé il ne peut pas supporter la douleur comme nous.
- Débrouille toi pour le calmer avant ce soir. Il faut que je prenne l'air et je dois aller voir Esteban.
- Juan... »


Il ne l'avait même pas écouté, que ce soit à cet instant ou bien durant la nuit passée, ni regardé et était sorti. Le dernier rempart avait cédé et plus rien ne pourrait changer ça. Isabella sentit une vague de larmes inonder ses yeux et son visage et failli s'écrouler sous le poids de son désarroi, elle se retint juste à temps avant que son fils ne tombe au sol. Sans pour autant vouloir écouter son marin, elle se rendit dans la chambre d'Oscar, l'allongea dans son lit et sortit de la chambre le laissant hurler à son bon plaisir.
Isabella se rendit dans sa chambre et ressortit une petite malle cachée sous son lit qu'elle ouvrit pour retrouver sa tenue d'autrefois et ses armes. Très vite, elle ôta sa robe de chambre ainsi que son vêtement de nuit pour les troquer contre son pantalon, sa chemise et son corset, qu'elle ne pouvait malheureusement plus serrer autant qu'avant. Une fois entièrement vêtue, Isabella se dirigea vers sa coiffeuse pour relever ses cheveux en chignon. Lorsqu'elle se regarda, elle ne savait vraiment plus où elle en était, allait-elle vraiment franchir le pas ? Elle n'était pas certaine de son choix mais elle ne voyait pas d'autre issue... Finalement après quelques minutes à se regarder telle une inconnue Isabella alla s'armer et emprunta le couloir la menant à la sortie.
Elle fit tout de même une halte devant le berceau d'Oscar qui avait fini par s'endormir par Dieu sait quel miracle, du bout des doigts elle lui déposa un baiser sur son front où deux petites mèches bouclées noires descendaient. Isabella s'arrêta également dans la chambre de sa petite malade. Elle s'assit sur le lit de sa plus grande et la regarda dormir.
Sans crier gare une nouvelle vague de larmes vint la submerger. La señora ferma les yeux et porta la main à sa bouche pour empêcher tout son d'en sortir.

« Maman ? »

Isabella rouvrit les yeux et vit sa fille redressée dans son lit.

« Maman ? Tu pleures ?
- Non ne t'inquiètes pas ma grande... J'ai juste une poussière dans l'œil...
- Maman tu mens...
- Elena tu peux me faire une promesse ?
- Bien sûr.
- Je sais que tu es bien jeune mais s'il te plaît prend soin de ton père et surtout de tes frères et sœur, ils sont encore plus jeune que toi et ont besoin que tu les guides, que tu t'occupes d'eux. Tu crois que tu en es capable ?
- Euh... Oui peut être mais je te promets de toujours faire de mon mieux.
- Merci ma grande. »


Isabella déposa alors un baiser tendre sur le front de sa fille et la laissa dans une incompréhension sans égale.
Elena regarda sa mère partir. Ce n'était pas tant la voir pleurer qui l'avait choqué mais plutôt la tenue et la coiffure qu'elle portait, de son plus lointain souvenir Elena avait toujours vu sa mère portant une tenue simple et légère et les cheveux lâches. Elle écouta les sons qui venaient à elle et lorsqu'elle entendit la porte à l'entrée claquer, elle quitta son lit pour aller coller son visage à sa fenêtre. Tout ce qu'elle vit ne fut que sa mère passer au-delà de la propriété et disparaître à l'orée du bois voisin.
N'ayant pas compris le véritable sens des mots d'Isabella, la jeune espagnole choisit de retourner se coucher pour se reposer encore davantage.

En début de soirée, alors qu'elle s'était forcée à se lever pour s'occuper de son jeune frère, Elena entendit les trois autres rentrer.

« Elena ? Qu'est ce que tu fais debout ? Tu devrais te reposer.
- Ne t'inquiètes pas Pablo. Je me sens mieux.
- Ele ? Elle est où maman ?
- Je ne sais pas Paloma... Elle est partie il y a plusieurs heures et je ne sais pas non plus où est papa...
- Tu... Tu veux dire qu'on... Tu veux dire qu'on est tout seuls ?...
- Joaquim calme toi... Ils vont revenir. »


Pablo s'était dépêché de prendre son petit frère, qui était déjà en larmes, dans ses bras pour le rassurer bien que lui même ne comprenait en rien la situation. Paloma les rejoignit très vite dans ce câlin. Elena gardait la tête froide. Était-ce cela que leur mère avait voulu dire plus tôt dans la journée lorsqu'elle était venue la voir dans sa chambre ? Prends soin de tes frères et de ta sœur... Elena peinait à le concevoir mais elle devait se rendre à l'évidence : Leur mère les avait abandonné mais elle ne pouvait pas dire ça au reste de sa fratrie...

« Elena ? Elena ?
- Hein ? Excuse moi Pablo.. Tu disais ?
- Tu crois que maman va revenir ?
- Je... Je pense oui.
- Et... Et elle va revenir quand ?...
- Je ne sais pas...
- On va faire quoi en attendant qu'elle revienne Ele ?...
- Pour l'instant on va attendre que papa rentre.
- Pablo a raison. Papa saura sûrement où aller la trouver. »


Ne sachant que faire de plus, Elena se mit à genoux près des plus jeunes. Oscar ne comprenait pas tout mais il semblait avoir conscience que quelque chose n'allait pas. Pablo réalisait peu à peu que leur comportement à tous pouvait expliquer pourquoi leur mère était passée à l'acte même si Oscar ne pouvait y faire grand chose... Joaquim et Paloma pleuraient déjà à chaudes larmes.

« Pablo tu te souviens de la berceuse de maman ?
- Un... Peu oui.
- Chante la avec moi s'il te plaît. »


Les deux aînés se prirent la main et entamèrent cette berceuse qu'ils aimaient tant mais que leur mère n'avait malheureusement plus trouvé le temps de leur chanter le soir avant de les coucher. Avec ces paroles inventées par leur mère Elena espérait rassurer un peu sa fratrie tout comme elle voulait se rassurer elle.

La nuit était tombée depuis facilement une heure quand Mendoza passa la porte totalement épuisé. Le marin comptait directement aller se coucher mais il se stoppa net lorsque son regard se posa sur la méridienne. Ses cinq descendants tous endormis les uns contre les autres, il fut instantanément sous le charme de cette petite scène attendrissante. Juan Carlos se mit à redescendre les quelques marches qu'il avait monté et s'approcha de sa progéniture, il ôta sa cape et, en s'agenouillant à leurs côtés, les couvrit, il s'empressa aussi d'allumer un feu qui permettrait de les tenir au chaud pendant leur sommeil. Laissant échapper un bâillement, le capitaine vint déposer un baiser sur le front de chacun de ses enfants.
Paloma qui avait toujours le sommeil léger se réveilla et se frotta les yeux en murmurant...

« Papa ?... C'est toi ?...
- Oui c'est moi ma puce, rendors toi.
- Maman est rentrée ? »


A l'écoute de cette phrase pourtant si simple, le sang Juan ne fit qu'un seul et unique tour ! Il gravit l'escalier et se rua dans sa chambre ; Le lit était vide de toute âme. Il redescendit en trombe, réveillant les enfants.

« Les enfants ?! Où est votre mère ?!
- Papa !
- Où est votre mère ?!
- On... On sait pas...
- Tout ce que je peux te dire c'est qu'elle est partie après avoir coucher Oscar pour la sieste.
- Tu l'as vu partir ?
- Oui... Elle est allée vers la forêt.
- Je vais la chercher ! Elena, Pablo vous couchez vos petits frères et votre petite sœur et vous allez aussi au lit.
- Tu vas nous ramener maman ?... N'est ce pas papa ?
- Oui mon Pablo. Je vous la ramènerai je vous le jure à tous les cinq.
- Merci papa. »


Il récupéra sa cape et se dépêcha de sortir.

« Papa ! Attends !
- Elena ?! Qu'est ce qu'il y a ?
- Maman !... Quand elle est partie...
- Qu'est ce qu'il y a eu ? »


Mendoza s'était rapproché de sa fille, il s'agenouilla devant elle et la prit par les épaules.

« Elle t'a dit quelque chose ?
- Non mais elle était habillée bizarrement...
- Un pantalon noir ? Une chemise blanche et un corset rouge ?
- Oui... Comment tu sais ?
- Elle portait exactement les mêmes vêtements quand je l'ai rencontré.
- C'est vrai ?
- Oui c'était il y a longtemps, tu n'étais même pas encore née.
- Je me doute... Papa ramène nous maman s'il te plaît...
- Ne t'inquiètes pas ma petite Elena. »


Il la prit contre lui quelques secondes et la fit rentrer.

Sans plus attendre, Juan Carlos se précipita vers le bois en courant aussi vite qu'il pouvait tout en inspectant chaque minuscule recoins de ce dédale de verdure bordant leur propriété.
Cette forêt qu'Isabella qualifiait très souvent d'enchantée et de mystérieuse lorsqu'elle contait les mésaventures de Dania et Tulio, deux petits esprits aussi farceurs que bienveillants ayant choisit de s'installer il y a très longtemps dans le refuge qu'offrait ce bois. Ces farfadets passaient leur temps à faire des blagues aux habitants de la forêt, à se chamailler et parfois ils aidaient les âmes qui s'étaient égarées.
Le capitaine filait à toute allure entre les arbres, les roches recouvertes d'une mousse verte et le toit de feuilles laissant à peine passer la lumière que la pleine lune offrait. Arrivé à un embranchement, Mendoza se stoppa, presque à bout de souffle, il posa sa main sur l'écorce rugueuse d'un géant de bois tentant de reprendre son souffle. Sans savoir pourquoi l'homme à la cape se remémora une des histoires de sa femme disparue.
Si ses souvenirs étaient bons cette histoire-là parlait d'une petite fille, Rosa, qui rêvait d'aventures mais que son père gardait enfermée chez eux en voulant la protéger du monde extérieur et qui avait décidé de s'enfuir loin de sa maison. Après quelques heures à marcher dans la forêt, un orage avait surprit la petite fille qui s'était mise à cavaler jusqu'à se perdre définitivement. Très vite elle s'était mise à pleurer tout en errant dans les bois attirant bien évidement Dania et Tulio. Ces deux esprits l'avaient retrouvé et l'avaient tout de suite rassuré qu'avec eux elle ne risquait rien, Tulio était parti chercher de quoi restaurer la fillette pendant que Dania la conduisait dans un endroit sûr pour qu'elle puisse passer la nuit. Pendant la nuit, le duo de farfadets avaient veillé sur la petite Rosa et le lendemain matin ils l'avaient raccompagné sur le chemin qui la ramènerait chez elle. Si elle avait pu Rosa les aurait prit dans ses bras alors elle s'était contentée de les remercier et était rentrée retrouver son père.
Juan Carlos eut un petit sourire triste, de toutes les histoires qu'Isabella avait inventé la première qui lui était venue à l'esprit était celle de la petite fugueuse... D'une certaine manière il espérait que les deux esprits existent vraiment et qu'ils soient en train de prendre soin de sa femme. Sa femme... Est ce qu'elle l'était encore ?
Le capitaine reprit sa route, il devait absolument la retrouver et la ramener chez eux pour les enfants et surtout pour lui... Il avait besoin d'elle.
Mendoza eut l'idée de se rendre sur des lieux qui comptait pour elle, des lieux proches d'ici, à commencer par leur lieu de pique nique préféré avec les enfants. Il fit alors route vers la rivière, il espérait qu'elle y soit et pourtant il ne se faisait pas trop d'illusions il y avait très peu de chance qu'elle s'y soit réfugiée.
Fait était dit elle n'y était pas, il n'y avait que le cour d'eau et le vent pour animer le décor. Mendoza se sentit affreusement mal de ne pas savoir où pouvait être sa femme... Bon sang ! Où pouvait-elle bien être ? Il devait la retrouver il l'avait promis à leurs enfants... Et puis sans elle, sans sa femme il ne pouvait vivre... Le marin leva le regard vers le ciel et le fixa un instant priant de tout son for intérieur pour qu'elle revienne à la maison et qu'ils puissent reprendre leur vie d'avant. Enfin si cela était possible...
Après avoir réfléchit à un autre lieu où aurait pu se réfugier son Isabella, Juan Carlos s'élança vers la falaise du sud avec pour seul éclairage le clair de lune. Il se sentait idiot de ne pas y avoir penser plus tôt, comment avait-il pu ne pas aller voir cet endroit en premier ? Ce lieu si symbolique dans son concubinage avec sa femme. Alors qu'eux deux affectionnaient tellement ce lieu il avait réussit à l'oublier... Il se sentait terriblement imbécile !
Il se donna à fond dans sa course jusqu'à la falaise pour, encore une fois, ne trouver qu'un décor vide de toute chaleur humaine... Mendoza s'approcha du bord doucement, sachant très bien qu'à ce moment là il ne retrouverait jamais sa femme où qu'il aille... Comment pouvait-il la retrouver ? Il n'avait même pas su voir qu'elle souffrait autant de son absence et d'être seule face aux enfants. Quel genre de mari était-il ?! Un pauvre mari qui semble n'en avoir rien à faire de sa famille ! Voilà ce qu'il était ! Dans un geste de colère contre lui même il attrapa la première pierre qui lui passa sous la main et la lança dans le vide aussi loin qu'il le pouvait. Il ne la vit même pas pénétrer la surface de l'eau il n'entendit qu'un petit plouf presque imperceptible...
Sous le poids de l'émotion, et surtout parce qu'il se sentait totalement démuni, Mendoza se laissa tomber au sol sans se retenir... Baissant la tête il sentit les larmes lui monter aux yeux tout en sortant de sa sacoche le bracelet de son Isabella, celui qu'elle lui avait offert après qu'il l'aie sauvé des griffes de Zarès ; Depuis ce jour il ne l'avait jamais quitté, il avait bien trop besoin de la savoir à ses côtés. Le soir de sa libération alors que tous dormaient elle l'avait dérangé pendant son tour de garde pour le remercier, elle s'était assise à ses côtés et avait enlevé son gant pour lui donner ce bracelet et elle l'avait embrassé avant de se rendormir contre lui. Il n'en fallut pas plus pour que Juan se laisse aller aux pleurs.... La femme qu'il avait juré de protéger et de chérir chaque jour jusqu'à sa mort s'était envolée... Il avait perdu son amante pour toujours.. Sa femme... Il se sentait tellement coupable de la situation dans laquelle il avait mis sa famille...
Il resta là sans bouger pendant de longues heures... Il n'osait pas rentrer, il n'avait pas envie de devoir annoncer à ses enfants qu'il avait échoué et qu'ils ne reverraient plus leur mère, il n'en avait tout simplement pas le courage... Il ne pouvait pas se résoudre à devoir vivre sans Isabella, cette si belle femme qu'il aimait tant depuis le tout premier jour et qui maintenant était partie loin de lui sans laisser une seule trace derrière elle... Il ne pouvait supporter l'idée qu'il ne pourrait plus jamais admirer sa femme de par sa beauté, il ne pourrait se passer de ce joli minois sévère et à la fois angélique, mais aussi par son état d'esprit et sa personnalité. Il ne pouvait pas nier qu'Isabella l'avait d'abord charmé grâce à son physique et son agilité, mais très vite quelque chose l'avait intrigué en elle, elle l'avait attiré vers elle comme un aimant, comme si elle l'avait entouré de son fouet pour le tirer vers elle et il s'était laissé faire. Il s'était laissé faire car il voulait partager la vie de cette aventurière. Son aventurière... Depuis combien de temps ne l'avait-il pas appelé ainsi ?... Depuis bien trop longtemps...
Lorsqu'il sentit la chaleur matinale sur tout le côté gauche de son corps, il releva la tête, ses yeux étaient bouffis et rouge à cause de toutes les larmes qui s'étaient échappées... Il ne savait plus quoi faire ; Devait-il rentrer ou bien continuer de la chercher ? Il décida de tenter sa dernière chance au village pour voir si elle ne s'y était pas réfugiée, chez leurs amis communs même si elle ne les appréciait guère... Cependant il ne voulu pas courir plus vers une nouvelle et dernière déception, il marcha lentement jusqu'aux rues pavées. Comme il s'en doutait personne ne l'avait vu... Il savait très bien qu'il ne la retrouverait jamais.
Il s'était assis sur un banc de pierre face à la mer, il essayait de trouver la bonne manière de le dire aux enfant, de leur dire que leur mère était partie à jamais... Il n'y avait aucune bonne manière de dire pareille chose. Il était tellement absorbé dans ses pensées qu'il ne vit pas le jeune adolescent s'approcher de lui.

« Señor Mendoza, votre épouse m'a demandé de vous remettre cette missive lorsque je vous verrais. »

Et le jeune repartit dès que Mendoza eut la lettre en main.
Celui ci, sachant que les mots qu'il allait lire venaient de la main de sa femme, décacheta le papier avec un léger tremblement...

Mon cher Juan,

Je ne sais quand tu liras ces mots mais je sais déjà que je serais loin d'ici, de cet endroit qui m'étouffe...
Je sais que je n'ai absolument aucune excuse de m'être littéralement enfuit de notre chez nous mais... Je n'en pouvais plus de la vie que j'ai mené depuis la fin de la quête des cités d'or. Je n'en voulais plus, cette vie n'était pas faite pour moi... Je ne dis pas que je n'ai pas aimé cette vie, au contraire j'ai aimé vivre avec toi, t'épouser, porter tes enfants ; Ces moments ont été superbes pour moi, je ne pensais pas les vivre un jour et grâce à toi cela a été possible et je t'en remercie énormément mon amour...
Il y a peu je t'ai rappelé tes vœux de mariages, ceux où tu me promettais amour et bonheur, car tu ne t'y tenais plus... Et sans t'en rendre compte, ce que j'espère, tu m'as énormément blessée... J'ai réellement eu l'impression de ne plus rien représenter pour toi... A la fin de la mission des enfants tu m'avais juré que si je ne partais plus jouer les aventurières tu ne repartirais jamais en mer. Je ne m'étais jamais fait trop d'illusions, je savais que tôt ou tard tu aurais besoin de remettre les pieds sur un bateau et quand tu m'en as parlé il y a presque trois ans je ne voulais pas te l'interdire, je ne voulais que ton bonheur alors je t'ai laissé, bien qu'à contre-coeur, embarquer sur un navire et partir loin de moi...
Cependant, moi aussi, j'ai dû renoncer à mes envies de voyages et d'aventures pour toi, pour nos enfants seulement je ne peux plus me retenir j'ai besoin de revivre de vraies sensations fortes, de pouvoir vivre comme bon il me semble sans que le regard des autres ne soit un regard accusateur... J'ai donc choisi de partir loin de vous, des enfants... De toi...
Je t'en supplie pardonne moi, pardonne moi d'être partie ainsi. Rassure les enfants s'il te plaît ce n'est en aucun cas leur faute. Je refuse catégoriquement qu'ils se sentent coupables de mon départ... Nos enfants sont de véritables amours je les aime plus que tout au monde, je veux que tu leur dise, ils doivent savoir. Retourne près de nos enfants, prends soin d'eux je t'en conjure...
C'est sur ces derniers mots que je vais te laisser... Adieu mon capitaine d'amour, je t'aimerais à jamais.

Isabella, ton aventurière chérie


~~~~~~

Maintenant que vous avez lu la première partie je vous propose de choisir l'une des 3 fins alternatives que vous trouverez ci-dessous

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Fin n°1 :
Un retour inattendu,

Les saisons avaient défilé avec lenteur, d'abord la fin de l'automne avec la chute du feuillage orangé des arbres ainsi que les premiers orages, ceux-ci empêchaient toujours les enfants de dormir qui allaient alors tous ensemble se réfugier dans le lit avec leur père qui ne dormait pas non plus. Puis vint alors l'hiver avec les premières neiges et grêles. Seuls Paloma et Joaquim surent profiter de ces moments offerts par la nature, les deux aînés, eux, préféraient rester à l'intérieur à profiter du feu de cheminée en surveillant leur petit frère. Elena prenait soin de respecter la promesse faite à sa mère avant son départ et s'assurait toujours qu'ils ne manquaient de rien, grâce à leur voisine elle avait appris à tricoter et s'était amusée à créer des écharpes pour chacun de ses frères et sœurs ainsi qu'une pour son père. Elle s'occupait également que chacun apprenne bien ses leçons et finissent toujours bien ses devoirs. Une fois un hiver assez rude le printemps vint réchauffer l'air. Tous profitaient des premiers rayons chaleureux du soleil, sauf une personne, elle restait, là, derrière sa fenêtre à regarder sa progéniture qui s'amusait. L'année passait bien trop lentement et cette absence de nouvelles le rendait malade.
Soudain il entendit que l'on frappait à sa porte.

« Papa ? Tu es là ? Je peux entrer ?
- Oui ma petite Elena, entre... »


En douceur, Elena ouvrit la porte d'un léger coup de coude, dans ses mains elle avait un plateau repas, elle alla le poser sur le secrétaire de son père et comme d'habitude elle remarqua la même chose...

« Papa... Il faut que tu manges, tu en as besoin. Comme de sortir de ta chambre.
- Non Elena, je ne peux pas... Cette chambre... Elle renferme encore l'odeur de ta mère et... Je ne peux vraiment sortir si je ne la sens pas près de moi... Je pourrais faire n'importe quoi...
- Papa... Tu nous manques à tous les cinq... Et maman aussi nous manque...
- Je suis tellement désolé de vous affliger ça à vous les enfants... »


Sous le poids de sa culpabilité, Juan-Carlos se laissa tomber sur le matelas du lit matrimonial, il passa en douceur sa main sur l'oreiller qu'occupait sa femme l'année dernière. Le voyant faiblir Elena s'approcha de son cher papa, s'agenouilla devant lui et posa ses mains sur la sienne.

« Papa...
- Quoi ?...
- S'il te plaît arrête de te rendre coupable comme ça...
- Si votre mère est partie c'est entièrement ma faute ma petite Elena... Si j'avais été plus présent avec vous, avec mes enfants, avec mon aventurière ça ne serait pas arrivé...
- Papa... Nous aussi nous sommes responsable. Dès que tu partais en voyage, on devenait méchants avec maman... On ne l'écoutait plus, on se battait, on criait tout le temps, on la poussait a bout... On est tout aussi responsable de son départ que toi.
- Oh Elena...
- Laisse moi finir. Si on avait été plus gentils avec elle, si on l'avait écouté et soutenu je sais très bien qu'elle serait encore là avec nous. Tu sais, je savais, enfin j'avais ressenti, que maman n'avait pas pu être celle qu'elle se montrait devant nous. Elle avait certaines façons d'être qui ne sont pas celles d'une simple mère de famille ou maîtresse de maison, elle avait des réflexes digne d'une aventurière, comme tu aimes l'appeler depuis qu'elle est partie. Et puis elle ne s'est jamais comportée comme les autres mères ou femmes que l'on peut voir au village, elle était différente et c'est vraiment ça que j'aime chez maman. Tu sais chaque soir avec Pablo, Joaquim et Paloma on adresse toujours une prière pour que notre Seigneur la protège et s'il en a la possibilité qu'Il nous permette de la ravoir à nos côtés.
- Ma petite Elena... Tu es bien sage pour ton âge... »


Mendoza lui adressa un très léger sourire, chose qu'il n'avait pas fait depuis de longs mois, et pris sa fille aînée dans ses bras pour la serrer contre lui. Elena accueilli avec grand bonheur ce câlin tant attendu depuis le départ de sa mère.

Ils s'étaient tous deux laissés aller dans un élan de tendresse lorsqu'ils entendirent que quelqu'un grimpait les escaliers avec grande hâte. La porte s'ouvrit en une fraction de seconde sur Pablo qui était tout essoufflé mais il ne paraissait pas du tout inquiet, il semblait surtout surexcité.

« Papa ! Elena !
- Pablo ?! Que se passe-t-il ?!
- Descendez vite !
- Qu'est ce qu'il y a petit frère ?
- C'est maman ! Elle est revenue !
- Pardon ?! »


Juan s'était redressé aussi vite que Pablo avait prononcé ces quelques mots, tout aussi rapidement il était sorti de sa chambre pour rejoindre le salon suivit de très près par Elena et Pablo. Le père et ses enfants s'arrêtèrent nets à la dernière marche des escaliers.
Sur le pas de la porte d'entrée se tenait accroupie Isabella serrant dans ses bras ses trois plus jeunes enfants. Les deux grands ne tardèrent pas à se joindre à ce câlin, cela faisait des nuits qu'ils en rêvaient.
Isabella serra et embrassa chacun de ses enfants autant que fois qu'elle n'avait pu le faire pendant l'année écoulée. Les enfants pleuraient et n'avaient aucune envie de lâcher leur mère qui elle pleurait en silence tout en caressant les cheveux de ses chérubins. Elle ne voulait, semble-t-il, plus les lâcher.
Silencieux et statique, Mendoza observait la scène avec contemplation non pas pour la vision d'une mère et de ses enfants mais plutôt la vision d'une femme.
Sa femme qu'il n'avait plus vu depuis longtemps, il avait l'impression de la redécouvrir. Son corps, son attitude, son visage semblait empreint à une sérénité des plus agréables. Elle était telle qu'elle était lorsqu'il l'avait rencontré, autrefois en Inde, elle portait ses vêtements qu'elle avait toujours soigneusement garder en bonne état et à l'abri de tous dégâts tout comme ses armes qu'elle avait toujours pris soin de nettoyer une fois tous les trois jours afin qu'elle ne s'abîme pas par l'absence d'utilisation. Mendoza se sentait vraiment sot de ne pas avoir su lire les signes envoyés par sa femme les quelques temps avant son départ, pourquoi en avait-il été incapable ? Peut-être avait-elle eu raison de dire qu'il avait été égocentrique... Il n'avait pas su voir qu'elle vivait mal le fait de ne plus avoir la même vie qu'auparavant.
Il n'avait toujours pas bougé lorsque l'étreinte mère et enfants se termina. Isabella se releva, souriant à ses enfants qui le lui rendirent parfaitement, elle les quitta des yeux pour lever et soutenir son regard sur l'homme à la cape bleue, elle avait bien sentie sa présence mais n'avait rien dit. Isabella étudia longuement l'homme qu'elle avait en face d'elle, il avait fortement maigri elle pu voir des joues creusées malgré une épaisse barbe mal-entretenue. Elle comprit qu'il n'avait plus énormément d'appétit tout comme il ne devait plus trouver le sommeil aussi aisément qu'à l'époque.
Après sa longue étude silencieuse, la señorita s'approcha de lui, d'un pas lent mais pourtant assuré. Une fois juste devant lui, Isabella le regarda droit dans les yeux cherchant à savoir si elle avait devant elle un étranger ou son marin, trouvant ce qu'elle cherchait dans ce regard sombre la jeune femme posa ses mains gantées sur les épaules tombantes de l'homme en face d'elle, elle se hissa sur la pointe des pieds et alla déposer un doux baiser sur les lèvres gercées de Mendoza.
Quelques micro-secondes plus tard, elle se sépara de lui.

« Tu m'as énormément manqué mon Juan...
- Pardonne moi mon Isa... J'ai été un piètre mari avec toi, je n'ai pas su voir que tu allais si mal...
- Juan, malgré tout ça je n'aurais jamais dû vous abandonner tous les six, surtout sur un coup de tête. Nous aurions dû en parler avant d'agir.
- Je t'avais abandonné bien avant... Pardonne moi, je te fais la promesse de te donner la vie que tu mérites.
- Juan je n'ai pas besoin que tu m'offres quoi que ce soit, j'ai seulement besoin de savoir que tu m'aimes. Est-ce que tu penses encore les mots que tu m'as dit il y a de cela des années ?
- Évidemment que je l'ai pense encore, chacun d'entre eux. »


Isabella lui décocha enfin un sourire, qu'il lui rendit très vite. Il n'attendit pas plus longtemps pour la prendre dans ses bras ainsi que l'embrasser une nouvelle fois. Il fit également signe aux enfants de se rapprocher pour participer à ce paisible moment de bonheur. Les parents s'agenouillèrent et entourèrent de bras d'amour leur chère progéniture. Chacun se laissait aller à quelques larmes.

« Juan ?
- Oui ?
- Serais-tu apte à m'accorder une faveur ?
- Évidemment mon Isa, quelle est cette faveur ?
- Par pitié enlève moi cette barbe que l'on revoit ton joli visage. »
Fin n°2 :
Rentrer pour mieux repartir,

Les saisons avaient défilé avec lenteur, d'abord la fin de l'automne avec la chute du feuillage orangé des arbres ainsi que les premiers orages, ceux-ci empêchaient toujours les enfants de dormir qui allaient alors tous ensemble se réfugier dans le lit avec leur père qui ne dormait pas non plus. Puis vint alors l'hiver avec les premières neiges et grêles. Seuls Paloma et Joaquim surent profiter de ces moments offerts par la nature, les deux aînés, eux, préféraient rester à l'intérieur à profiter du feu de cheminée en surveillant leur petit frère. Elena prenait soin de respecter la promesse faite à sa mère avant son départ et s'assurait toujours qu'ils ne manquaient de rien, grâce à leur voisine elle avait appris à tricoter et s'était amusée à créer des écharpes pour chacun de ses frères et sœurs ainsi qu'une pour son père. Elle s'occupait également que chacun apprenne bien ses leçons et finissent toujours bien ses devoirs. Une fois un hiver assez rude le printemps vint réchauffer l'air. Tous profitaient des premiers rayons chaleureux du soleil, sauf une personne, elle restait, là, derrière sa fenêtre à regarder sa progéniture qui s'amusait. L'année passait bien trop lentement et cette absence de nouvelles le rendait malade.
Soudain il entendit que l'on frappait à sa porte.

« Papa ? Tu es là ? Je peux entrer ?
- Oui ma petite Elena, entre... »


En douceur, Elena ouvrit la porte d'un léger coup de coude, dans ses mains elle avait un plateau repas, elle alla le poser sur le secrétaire de son père et comme d'habitude elle remarqua la même chose...

« Papa... Il faut que tu manges, tu en as besoin. Comme de sortir de ta chambre.
- Non Elena, je ne peux pas... Cette chambre... Elle renferme encore l'odeur de ta mère et... Je ne peux vraiment sortir si je ne la sens pas près de moi... Je pourrais faire n'importe quoi...
- Papa... Tu nous manques à tous les cinq... Et maman aussi nous manque...
- Je suis tellement désolé de vous affliger ça à vous les enfants... »


Sous le poids de sa culpabilité, Juan-Carlos se laissa tomber sur le matelas du lit matrimonial, il passa en douceur sa main sur l'oreiller qu'occupait sa femme l'année dernière. Le voyant faiblir Elena s'approcha de son cher papa, s'agenouilla devant lui et posa ses mains sur la sienne.

« Papa...
- Quoi ?...
- S'il te plaît arrête de te rendre coupable comme ça...
- Si votre mère est partie c'est entièrement ma faute ma petite Elena... Si j'avais été plus présent avec vous, avec mes enfants, avec mon aventurière ça ne serait pas arrivé...
- Papa... Nous aussi nous sommes responsable. Dès que tu partais en voyage, on devenait méchant avec maman... On ne l'écoutait plus, on se battait, on criait tout le temps, on la poussait a bout... On est tout aussi responsable de son départ que toi.
- Oh Elena...
- Laisse moi finir. Si on avait été plus gentils avec elle, si on l'avait écouté et soutenu je sais très bien qu'elle serait encore là avec nous. Tu sais, je savais, enfin j'avais ressenti, que maman n'avait pas pu être celle qu'elle se montrait devant nous. Elle avait certaines façons d'être qui ne sont pas celles d'une simple mère de famille ou maîtresse de maison, elle avait des réflexes digne d'une aventurière, comme tu aimes l'appeler depuis qu'elle est partie. Et puis elle ne s'est jamais comportée comme les autres mères ou femmes que l'on peut voir au village, elle était différente et c'est vraiment ça que j'aime chez maman. Tu sais chaque soir avec Pablo, Joaquim et Paloma on adresse toujours une prière pour que notre Seigneur la protège et s'il en a la possibilité qu'Il nous permette de la ravoir à nos côtés.
- Ma petite Elena... Tu es bien sage pour ton âge... »


Mendoza lui adressa un très léger sourire, chose qu'il n'avait pas fait depuis de longs mois, et pris sa fille aînée dans ses bras pour la serrer contre lui. Elena accueilli avec grand bonheur ce câlin tant attendu depuis le départ de sa mère.

Ils s'étaient tous deux laissés aller dans un élan de tendresse lorsqu'ils entendirent que quelqu'un grimpait les escaliers avec grande hâte. La porte s'ouvrit en une fraction de seconde sur Pablo qui était tout essoufflé mais il ne paraissait pas du tout inquiet, il était surtout surexcité.

« Papa ! Elena !
- Pablo ?! Que se passe-t-il ?!
- Descendez vite !
- Qu'est ce qu'il y a petit frère ?
- C'est maman ! Elle est revenue !
- Pardon ?! »


Juan s'était redressé aussi vite que Pablo avait prononcé ces quelques mots, tout aussi rapidement il était sorti de sa chambre pour rejoindre le salon suivit de très près par Elena et Pablo. Le père et ses enfants s'arrêtèrent nets à la dernière marche des escaliers.
Sur le pas de la porte d'entrée se tenait accroupie Isabella serrant dans ses bras ses trois plus jeunes enfants. Les deux grands ne tardèrent pas à se joindre à ce câlin, cela faisait des nuits qu'ils en rêvaient.
Isabella serra et embrassa chacun de ses enfants autant que fois qu'elle n'avait pu le faire pendant l'année écoulée. Les enfants pleuraient et n'avaient aucune envie de lâcher leur mère qui elle pleurait en silence tout en caressant les cheveux de ses chérubins. Elle ne voulait, semble-t-il, plus les lâcher.
Silencieux et statique, Mendoza observait la scène avec contemplation non pas pour la vision d'une mère et de ses enfants mais plutôt la vision d'une femme.
Sa femme qu'il n'avait plus vu depuis longtemps, il avait l'impression de la redécouvrir. Son corps, son attitude, son visage semblait empreint à une sérénité des plus agréables. Elle était telle qu'elle était lorsqu'il l'avait rencontré, autrefois en Inde, elle portait ses vêtements qu'elle avait toujours soigneusement garder en bonne état et à l'abri de tous dégâts tout comme ses armes qu'elle avait toujours pris soin de nettoyer une fois tous les trois jours afin qu'elle ne s'abîme pas par l'absence d'utilisation. Mendoza se sentait vraiment sot de ne pas avoir su lire les signes envoyés par sa femme les quelques temps avant son départ, pourquoi en avait-il été incapable ? Peut-être avait-elle eu raison de dire qu'il avait été égocentrique... Il n'avait pas su voir qu'elle vivait mal le fait de ne plus avoir la même vie qu'auparavant.
Il n'avait toujours pas bougé lorsque l'étreinte mère et enfants se termina. Isabella se releva, souriant à ses enfants qui le lui rendirent parfaitement, elle les quitta des yeux pour lever et soutenir son regard sur l'homme à la cape bleue, elle avait bien sentie sa présence mais n'avait rien dit. Isabella étudia longuement l'homme qu'elle avait en face d'elle, il avait fortement maigri elle pu voir des joues creusées malgré une épaisse barbe mal-entretenue. Elle comprit qu'il n'avait plus énormément d'appétit tout comme il ne devait plus trouver le sommeil aussi aisément qu'à l'époque.
Après sa longue étude silencieuse, la señorita s'approcha de lui, d'un pas lent mais pourtant assuré. Une fois juste devant lui, Isabella le regarda droit dans les yeux cherchant à savoir si elle avait devant elle un étranger ou son marin, trouvant ce qu'elle cherchait dans ce regard sombre la jeune femme posa ses mains gantées sur les épaules tombantes de l'homme en face d'elle, elle se hissa sur la pointe des pieds et alla déposer un doux baiser sur les lèvres gercées de Mendoza.
Quelques micro-secondes plus tard, elle se sépara de lui.

« Tu m'as énormément manqué mon Juan...
- Pardonne moi mon Isa... J'ai été un piètre mari avec toi, je n'ai pas su voir que tu allais si mal...
- Juan, malgré tout ça je n'aurais jamais dû vous abandonner tous les six, surtout sur un coup de tête. Nous aurions du en parler avant d'agir.
- Je t'avais abandonné bien avant... Pardonne moi, je te fais la promesse de te donner la vie que tu mérites.
- Juan je n'ai pas besoin que tu m'offres quoi que ce soit, j'ai seulement besoin de savoir que tu m'aimes. Est-ce que tu penses encore les mots que tu m'as dit il y a de cela des années ?
- Évidemment que je l'ai pense encore, chacun d'entre eux. »


Isabella lui décocha enfin un sourire, qu'il lui rendit très vite. Il n'attendit pas plus longtemps pour la prendre dans ses bras ainsi que l'embrasser une nouvelle fois. Il fit également signe aux enfants de se rapprocher pour participer à ce paisible moment de bonheur. Les parents s'agenouillèrent et entourèrent de bras d'amour leur chère progéniture. Chacun se laissait aller à quelques larmes.

Le reste de la journée ne fut que papillons et arc-en-ciel, Elena prépara le dîner avec Pablo sous l'œil admiratif de leur mère qui avait eu pour seule obligation de rester sur la méridienne à apprécier le bonheur de la vie de famille. Elle ne pouvait pas nier que cela lui avait énormément manquer, elle regardait Paloma et Joaquim qui jouaient ensemble, elle tenait contre elle le petit Oscar qui n'avait plus voulu la quitter depuis qu'elle l'avait pris dans ses bras. Elle attendait avec impatience de voir son mari qui s'était absenté afin de se rendre à nouveau présentable.
Chose qui ne tarda pas à arriver, enfin tous rassemblés autour d'un repas suffisamment copieux, Isabella se lança dans le récit qu'elle avait préalablement promis sur son voyage. Mendoza vit très distinctement que sa femme était emplie de joie et que ses enfants buvaient ses paroles et semblait éminemment apprécier ses contes d'aventures, bien plus que ceux de Dania et Tulio.
Le reste de la soirée se déroula agréablement bien, tous riaient, mise à part les plus jeunes qui finirent par s'endormir. Avant de laisser sa douce aventurière conter la suite de son périple, Mendoza alla coucher Oscar dans son berceau. Paloma et Joaquim s'étaient endormis sur leurs aînés qui eux était encore parfaitement attentifs au discours de leur mère.

« Vous avez changé mes chéris.
- On a compris qu'on avait été trop loin avec toi alors on a essayé de changer de comportement.
- Vous êtes adorables, je ne pensais pas que vous pourriez changés autant. Je suis vraiment très fière de vous, surtout vous deux, mes deux grands. »


Isabella leur sourit très sincèrement. Elle remercia aussi Elena d'avoir honoré sa promesse et d'avoir pris grand soin de ses frères et sœur ainsi que de son père.
Lorsque celui-ci fut redescendu, la señorita pu poursuivre son histoire, elle décrivit de nouveaux de somptueux paysages, parla des personnes qu'elle avait pu rencontrer.
Alors qu'elle finissait de relater son voyage, une idée très simple mais tout aussi incongrue vint se loger dans l'esprit de Juan-Carlos. Avant de l'exposer, il laissa sa femme finir.

« Maman tu as vraiment dû énormément t'amuser pendant ton voyage.
- C'est vrai mon Pablo, j'ai vécu des magnifiques moments durant cette année.
- On t'a manqué ?...
- Mais évidemment que oui mon petit prince. Je pensais à vous chaque jour et chaque nuit.
- Elle pensait à vous au moins autant que nous nous pensions à elle »


Mendoza adressa un nouveau sourire à ses enfants et sa femme et pris la main de cette dernière.

« Les enfants ?
- Oui papa ?
- J'ai une question très simple à vous poser.
- Dit nous papa.
- A quoi penses-tu Juan ?
- Est ce que vous aimeriez partir voir ce que votre mère vient de nous décrire ?
- Papa ? Tu es sérieux ?
- Juan ? Quelle idée as-tu encore eu ?
- Je ne veux que le bonheur de ma famille. Nos enfants n'ont actuellement plus qu'une seule envie, celle de voir le monde de leurs propres yeux comme nous l'avons fait pendant nos voyages, toi tu n'as qu'une envie c'est de continuer à parcourir la Terre entière et je dois avouer que j'ai aussi très envie de partir avec toi, avec vous.
- Oh Juan...
- Papa tu ne plaisantes vraiment pas en disant ça ?
- Non je suis très sérieux. Si votre mère accepte cette proposition, nous nous organiserons donc pour partir le plus tôt possible.
- Oh maman dit oui s'il te plait !
- Cela pourrait être merveilleux de voyager tous ensemble !
- Je sais bien les enfants mais... Un voyage de cette envergure demande énormément de préparation.
- Mais on va t'aider, vous aider à préparer, n'est ce pas Pablo ?
- Bien sûr et puis souviens-toi maman quand j'étais encore tout petit tu me disais que c'était avec tes voyages que tu avais beaucoup appris.
- Je m'en souviens mon petit prince.
- Isa on y arrivera, en s'y mettant tous ensemble on arrivera à s'organiser.
- Mais Paloma Joaquim et surtout Oscar sont encore bien trop jeunes pour assumer un tel voyage.
- On s'occupera d'eux c'est promis maman.
- C'est adorable Elena. Vous me promettez que vous serez capables de vivre un tel voyage ?
- Oui maman je te le jure.
- Et bien si vous vous en sentez capable je crois que je ne peux pas vous refuser un tel bonheur. C'est d'accord nous partirons tous ensembles dès que nous serons prêt. »


Elena et Pablo laissèrent échapper un cri de joie qui réveilla leurs cadets tandis que Mendoza vint embrasser sa femme et lui chuchota qu'il l'aimait.
Fin n°3 :
Noyé de chagrin,

Les saisons avaient défilé avec lenteur, d'abord la fin de l'automne avec la chute du feuillage orangé des arbres ainsi que les premiers orages, ceux-ci empêchaient toujours les enfants de dormir qui allaient alors tous ensemble se réfugier dans le lit avec leur père qui ne dormait pas non plus. Puis vint alors l'hiver avec les premières neiges et grêles. Seuls Paloma et Joaquim surent profiter de ces moments offerts par la nature, les deux aînés, eux, préféraient rester à l'intérieur à profiter du feu de cheminée en surveillant leur petit frère. Elena prenait soin de respecter la promesse faite à sa mère avant son départ et s'assurait toujours qu'ils ne manquaient de rien, grâce à leur voisine elle avait appris à tricoter et s'était amusée à créer des écharpes pour chacun de ses frères et sœurs ainsi qu'une pour son père. Elle s'occupait également que chacun apprenne bien ses leçons et finissent toujours bien ses devoirs. Une fois un hiver assez rude le printemps vint réchauffer l'air. Tous profitaient des premiers rayons chaleureux du soleil, sauf une personne, elle restait, là, derrière sa fenêtre à regarder sa progéniture qui s'amusait. L'année passait bien trop lentement et cette absence de nouvelles le rendait malade.
Soudain il entendit que l'on frappait à sa porte.

« Papa ? Tu es là ? Je peux entrer ?
- Oui ma petite Elena, entre... »


En douceur, Elena ouvrit la porte d'un léger coup de coude, dans ses mains elle avait un plateau repas, elle alla le poser sur le secrétaire de son père et comme d'habitude elle remarqua la même chose...

« Papa... Il faut que tu manges, tu en as besoin. Comme de sortir de ta chambre.
- Non Elena, je ne peux pas... Cette chambre... Elle renferme encore l'odeur de ta mère et... Je ne peux vraiment sortir si je ne la sens pas près de moi... Je pourrais faire n'importe quoi...
- Papa... Tu nous manques à tous les cinq... Et maman aussi nous manque...
- Je suis tellement désolé de vous affliger ça à vous les enfants... »


Sous le poids de sa culpabilité, Juan-Carlos se laissa tomber sur le matelas du lit matrimonial, il passa en douceur sa main sur l'oreiller qu'occupait sa femme l'année dernière. Le voyant faiblir Elena s'approcha de son cher papa, s'agenouilla devant lui et posa ses mains sur la sienne.

« Papa...
- Quoi ?...
- S'il te plaît arrête de te rendre coupable comme ça...
- Si votre mère est partie c'est entièrement ma faute ma petite Elena... Si j'avais été plus présent avec vous, avec mes enfants, avec mon aventurière ça ne serait pas arrivé...
- Papa... Nous aussi nous sommes responsable. Dès que tu partais en voyage, on devenait méchant avec maman... On ne l'écoutait plus, on se battait, on criait tout le temps, on la poussait a bout... On est tout aussi responsable de son départ que toi.
- Oh Elena...
- Laisse moi finir. Si on avait été plus gentils avec elle, si on l'avait écouté et soutenu je sais très bien qu'elle serait encore là avec nous. Tu sais, je savais, enfin j'avais ressenti, que maman n'avait pas pu être celle qu'elle se montrait devant nous. Elle avait certaines façons d'être qui ne sont pas celles d'une simple mère de famille ou maîtresse de maison, elle avait des réflexes digne d'une aventurière, comme tu aimes l'appeler depuis qu'elle est partie. Et puis elle ne s'est jamais comportée comme les autres mères ou femmes que l'on peut voir au village, elle était différente et c'est vraiment ça que j'aime chez maman. Tu sais chaque soir avec Pablo, Joaquim et Paloma on adresse toujours une prière pour que notre Seigneur la protège et s'il en a la possibilité qu'Il nous permette de la ravoir à nos côtés.
- Ma petite Elena... Tu es bien sage pour ton âge... »


Mendoza lui adressa un très léger sourire, chose qu'il n'avait pas fait depuis de longs mois, et pris sa fille aînée dans ses bras pour la serrer contre lui. Elena accueilli avec grand bonheur ce câlin tant attendu depuis le départ de sa mère.

Ils s'étaient tous deux laissés aller dans un élan de tendresse lorsqu'ils entendirent que quelqu'un grimpait les escaliers. Juste après ils entendirent frapper.

« Entrez...
- Papa ?
- Pablo ? Qui a-t-il ?
- C'est Felipe. Il revient du village et il a, semble-t-il, une lettre qui t'est destinée.
- J'arrive Pablo, va le lui dire.
- D'accord. »


Pablo redescendit alors, suivi d'Elena, et déclara au palefrenier que leur père allait les rejoindre. Felipe remercia le garçonnet et patienta tout en discutant avec les enfants. Elena, qui d'ordinaire, avait le dialogue facile ne l'avait plus du tout lorsque que le garçon d'écurie était présent dans la pièce. Elle savait très bien que ses sentiments à son égard était différent depuis que le jeune homme l'avait sauvé des eaux gelées.
Juan-Carlos les rejoint enfin après une toilette rudimentaire afin de paraître propre devant son invité, Felipe lui tendit alors la missive. Mendoza le remercia et le laissa repartir. Il alla s'installer dans son bureau. Il examina la lettre, elle devait venir de loin car elle était bien abîmée, il la retourna pour voir le cachet, il lui était inconnu. Il le fendit et ouvrit la lettre.

02 novembre 1545, Santa Margherita Ligure
Señor Mendoza,

Je me nomme Federico Pinelli, nous ne nous connaissons point, je suis un des médecins de l'Abbaye de la Cervara. Ma fonction n'a pas réellement d'importance mais au vu des faits que je vais vous citer je me devais de vous écrire cette missive.
Il y a presque deux semaines un navire transportant des voyageurs a été surpris par une violente tempête et a donc fait naufrage sur une plage non loin de l'abbaye, il y eut de nombreux décès parmi l'équipage et les voyageurs ainsi que de nombreux blessés que les moines ont eu bonté d'âmes d'accueillir, en tant que médecin j'ai été appelé afin de prodiguer les soins nécessaires aux rescapés. Parmi eux j'ai eu la joie de rencontrer une jeune femme loin d'être comme les autres. Elle était affublée d'un chemisier, d'un corset, d'un pantalon ainsi que de grandes bottes avec cette description je pense que vous avez aisément compris de qui je vous parlais, oui je parle bel et bien de votre épouse. Je me suis personnellement occupé de tous les soins dont elle avait besoin, suite au sinistre elle s'était malheureusement brisée la jambes et démis l'épaule, je ne vous énoncerai pas toutes les autres blessures plus minimes mais je peux affirmer que lors de ma première visite elle était dans un triste état mais jamais je ne l'ai vu pleurer ou se plaindre de la douleur qu'elle pouvait ressentir. Deux jours plus tard, j'ai eu le plaisir de pouvoir parlementer avec elle, les médicaments l'ayant soulagé suffisamment tout en la laissant lucide. C'est à ce moment là que j'ai pris connaissance de votre existence tout comme celle de vos enfants, elle m'a narré alors les événements de ce qui c'était passé depuis votre rencontre jusqu'à son départ qui, de mon point de vue, fut extrêmement précipiter. Elle m'a longtemps évoqué ses remords au sujet de son départ.
Seulement... Et j'en arrive à la partie la plus difficile à rédiger de ma lettre... Elle a été soudainement prise d'un mal inconnu que je n'ai su déceler à temps et votre femme a été emportée par ce mal hier soir après plusieurs jours de lutte féroce contre la fièvre et les douleurs crânienne et ventrale.
Je tiens également à vous rapporter les derniers dires de votre épouse qu'elle m'a demandé de transmettre, « Je vous en supplie, écrivez leur, dites leur que je m'excuse de les avoir abandonné ainsi, que si je pouvais je retournerai auprès d'eux, ils me manquent tous énormément. Surtout, surtout n'oubliez pas de leur dire que ce sont les amours de ma vie ».
Par ces derniers mots je vous exprime mes plus profondes condoléances à vous Señor ainsi qu'à vos enfants.

Federico Pinelli.


Ses yeux brouillés de larmes, Mendoza laissa tomber la lettre au sol... Il avait espéré son retour mais dorénavant il savait que cela serait impossible. Jamais plus il ne verrait cette jolie señorita, celle qui l'avait aidé à construire une véritable famille. Pour lui tout sens de la vie avait disparu, qu'allait-il dire aux enfants ? Sans résister plus longtemps il se laissa aller dans un flot incessant de larmes. Il se laissa submerger par les sanglots aussi violents qu'un tsunami, son cœur se serra et il se retrouva noyé dans un chagrin inconsolable.
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yupanqui
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Re: MCO one-shots ou "instants volés"

Message par yupanqui »

Très bien ton récit, Isa.
Même si j’ai du mal à imaginer un Mendoza si dur et irresponsable et une Isabella abandonnant ses 5 enfants.

Pour la suite, évidemment je préfère celle qui finit bien.
La 2ème est sympa aussi. Mais sans doute peu réaliste pour l'époque.
Quant à la troisième, elle est trop sombre pour mon caractère...

En tout cas merci pour ta publication.
« On sera jamais séparés » :Zia: :-@ :Esteban:
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