A la recherche de l'Empire perdu

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Atlanta
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Atlanta »

— Non… Ta fille vient bien de tomber du ciel…
excellent !
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Atlanta a écrit : 19 sept. 2021, 09:07 — Non… Ta fille vient bien de tomber du ciel…
excellent !
:x-): :x-): :x-):

Merci ! Eh oui, c'était la petite réplique que je devais absolument mettre :tongue:
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Atlanta »

et que tu as placé avec art ! :tongue: je la placerais aussi
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Atlanta a écrit : 20 sept. 2021, 19:22 et que tu as placé avec art !
Merci du compliment, m'zelle :lol:
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Atlanta »

Xia a écrit : 20 sept. 2021, 19:28
Atlanta a écrit : 20 sept. 2021, 19:22 et que tu as placé avec art !
Merci du compliment, m'zelle :lol:
de rien m'dame ! :lol:
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par kally_MCO »

FAUT QUE JE LISE ÇA, MA CHÈVRE ADORÉE !
— Regarde toi : la finesse d'une enclume et la loyauté d'un bigorneau !
— Et toi, capitaine Mendoza, tu fais quoi d'honorable à part chasser les mouches avec ta cape ?!
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

kally_MCO a écrit : 02 oct. 2021, 21:08 FAUT QUE JE LISE ÇA, MA CHÈVRE ADORÉE !
Je m'étonnais de ne pas avoir de réaction de mon hippocampe préférée aussi :tongue: Depuis le temps qu'elle veut ce passage......
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

Chapitre 25 : Retrouvailles et désunion


— C’est à ça qu’elle ressemble, la nouvelle nef ?
Allongée sur un sofa, Isabella examinait avec des yeux émerveillés les lieux qui l’entourait.
— Arrête donc de gigoter ! Je n’arrive pas à fermer la civière ! gronda Laguerra.
Bien que décidée à se montrer maitresse d’elle-même, sa fille ne put retenir un cri de douleur quand il parvint enfin à lier les attaches de l’outil de fortune.
— Et dire qu’on t’a cherchée partout pendant six mois, il a fallu que ce soit toi qui nous trouves !
Elle eut un sourire espiègle.
— J’aurais juste préféré que vous auriez eu la présence d’esprit de m’aider à descendre…
Au hurlement qu’elle avait poussé quelques heures auparavant, les trois alchimistes s’étaient précipités sur le pont où ils avaient été abasourdis de la voir suspendue aux voiles du navire. Malheureusement pour elle, aucun d’eux n’avait repris ses esprits quand elle avait lâché, et était lourdement tombée sur le bois deux mètres plus bas.
— Heureusement que tu ne t’es cassée qu’une jambe…
— Ça ne nous explique toujours pas comment tu es arrivée là ! s’exclama Ambrosius, avide de connaitre la suite de sa fuite du harem.
La jeune fille leur avait narré ses aventures, notamment sa rencontre avec Hürrem, Sanaz, la sultane Hafsa et les triplées. Si son père était furieux qu’elle ait atterri dans un endroit pareil, en revanche, il jubilait quant au sort de celui qui, selon lui, était responsable de sa situation : Havrylo Lisowski. Même si personne ne savait ce qu’il était devenu.
— Ah ça… Après avoir réussi à échapper aux Ottomans, j’ai plongé dans un lac sacré et me suis retrouvée face à… comment dire… un gardien…
Elle n’avait aucune envie d’évoquer l’hippopotame géant, qu’elle était incapable d’enfouir dans sa mémoire. Mais les trois compères brûlaient d’en savoir plus, aussi elle espérait que reprendre les mots d’Hiram suffiraient à satisfaire leur désir.
— Akdamar ? Le gardien du lac de Van ?! s’étonna Athanaos.
— Tu connais cette légende ?
— Oui, sauf ça n’a rien d’une légende comme Isabella peut en témoigner.
Celle-ci fit la moue, mais le Grec avait piqué sa curiosité et elle brûlait d’entendre son histoire.
— J’y suis allé dans mon enfance avec une connaissance. Elle a voulu s’y baigner mais a failli se faire se faire arracher une jambe par le Canavar. On a réussi à en réchapper je ne sais comment.
— Vous êtes donc allés à Gênes ?
— Où ton père a pactisé avec une démone pour construire le bateau, murmura le Français en observant ses amis du coin de l’œil, guettant leur réaction. Et ensuite ?
— Hein ? fit-elle, réalisant brusquement qu’ils menaient chacun leur discussion en parallèle. Ah oui : j’ai été secourue par Rachid et son père.
— Rachid ? s’écria le Docteur, semblant sortir d’une torpeur. Tu veux dire le Rachid d’Ormuz ?!
— Lui-même… Le seul et unique, grommela Isabella.
— Et ensuite ? insista Ambrosius. Ce n’est quand même pas lui qui t’a poussée de je ne sais où pour que tu t’accroches à mes voiles !
— Non… bien sûr que non, fit-elle avec un sourire en coin. J’ai trouvé ça en haut d’une colonne du temple d’Isis à Philae…
Elle exhiba aux yeux des trois alchimistes un petit objet semblable à un polyèdre de couleur blanche.
— Je vous avais bien dit qu’il fallait s’arrêter à Philae !
— Qu’est-ce que c’est que ça ? demanda Fernando, sans prêter la moindre attention à la réplique d’Ambroise de Sarle.
— Il semblerait que ça soit le pyramidion manquant de Mu, dit Athanaos.
— Le quoi ? D’où tu sors ça ? fit Ambrosius, soupçonneux.
— Le pyramidion. Enfin je dis ça comme ça… La pyramide n’est pas une pyramide et ça semble interagir avec…
L’Anatolien se maudit : il avait parlé trop vite, sans réfléchir. Il n’avait jamais évoqué la pyramide d’Atlantis d’Anna Maria, et il savait qu’il était désormais trop tard pour le faire. Non qu’il voulût garder pour lui le secret de l’existence d’une deuxième sœur, mais il avait perçu la méfiance de la Génoise vis-à-vis d’Ambrosius et du Docteur. Une méfiance qu’il partageait malgré lui et, pour rien au monde, il n’aurait trahi la confiance qu’elle lui avait donné.

— J’ai l’impression qu’Athanaos a oublié de nous dire quelque chose, dit Laguerra quelque temps après.
— Si seulement ce n’était qu’un oubli, marmonna le Français.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Je trouve qu’il oublie pas mal. En ce qui concerne notre quête. À croire qu’il cherche à nous dissimuler quelque mystère…
— Bah ! Nous avons tous nos petits secrets… N’est-ce pas mon cher ?
Celui-ci le regarda, interloqué.
— Qu… Quoi ? Qu’est-ce tu racontes ? Je ne cache rien, moi !
— Non bien sûr… Ce n’est pas toi qui as voulu prendre la poudre d’escampette au beau de la nuit pour ne pas montrer à Marco et ses hommes que la nef ne prenait pas l’eau mais les airs !
Ambrosius poussa un soupir de soulagement. Il avait cru un moment que le Docteur avait deviné ses intentions finales en ce qui concernait leur recherche commune des Anciens.
— Nous avons tous nos petits secrets… Serais-tu en train d’avouer que tu en as aussi ? demanda-t-il, l’air narquois. Peut-être en rapport avec la mine sombre que tu affiches depuis tout à l’heure ? Après ce qu’a dit Athanaos à propos du Covinar ?
— Hum… C’est plus un souvenir qu’autre chose.
— Je suis toute ouïe, fit l’autre, faussement intéressé.
— D’après toi, sa connaissance, c’est un homme ou une femme ?
— Qu’est-ce que tu veux que j’en sache moi ?! rétorqua le petit homme en haussant les épaules. Pourquoi ?
— Je voulais seulement connaitre ton avis.
Fernando sentit le regard indiscret d’Ambroise de Sarle sur lui. Il jugea utile d’ajouter :
— C’est quelque chose que j’aimerais garder pour moi. Ce n’est pas la peine d’insister.
— En rapport avec la mère d’Isabella ? Kalama ?
— Kamala ! corrigea Laguerra sèchement. C’est comme le Canavar, tu mélanges tout !
— Oui bon… Kalama, Kamala, c’est pareil, bougonna Ambrosius.
Quand je dis qu’il nous cache des choses !


Juillet 1519, Tenochtitlán, Empire aztèque

— Tu es sûr de ne pas vouloir y passer ?
— Certain ! pouffa Athanaos en se caressant le menton. Je m’y suis habitué, à cette barbiche, et je l’aime bien. Ce n’est pas ton barbier qui va me faire changer d’avis !
À ces mots, le Docteur rit de bon cœur. Qu’il fût loin le temps où son ami ne passait pas trois jours sans se rendre chez un capilliculteur. À force de monter et descendre de la nef pour rechercher Isabella, le Grec avait fini par renoncer à prendre soin de son visage.
— C’est incroyable comme tous ses marchands peuvent tenir sur la place de la ville ! s’exclama Ambrosius. On dirait presque Paris !
— Paris ?! fit le Docteur avec une moue sceptique. À moins qu’on n’ait rasé les trois quarts de la cité depuis mon passage en 1515, je ne me rappelle pas que Paris se limitait à une ile…
Ils avaient atterri la veille non loin du lac Texcoco. Pour éviter d’attirer l’attention, ils s’étaient posés au beau milieu de la jungle où ils avaient gagné la capitale aztèque à pied. Entourée d’eau, celle-ci outrepassait tout ce qu’ils avaient vu jusqu’alors. Tenochtitlán regorgeait de richesses et de somptuosités qui n’existaient nulle part ailleurs. Contrairement à ce qu’ils avaient cru, la cité des dieux ne se résumait pas seulement à abriter le palais impérial et les demeures d’habitants aisés, elle était également le plus important centre religieux de tout le pays.
— C’est tout simplement magnifique !
Remise de ses blessures, Isabella suivait émerveillée le trio dans une agglomération en effervescence. Ils étaient passés par un canal où elle avait vu, ébahie, un aqueduc acheminer l’eau douce aux maisons de la capitale. Si elle ne se savait pas dans un royaume mexica au XVIe siècle, elle aurait juré se trouver au beau milieu de l’empire romain en 50 avant Jésus-Christ !
Sous un soleil de plomb adouci par les Chinampas – ces fameux jardins flottants –, ils flânaient sur la place de la Lune où résonnaient entre palais et pyramides sacrificielles les voix sourdes des négociants venus des États voisins.
— Je te dis qu’il ne cédera pas !
— Il le fera ! La comète est passée hier !
Les quatre alchimistes s’arrêtèrent et écoutèrent, surpris, les propos houleux d’autochtones. Les voyant ainsi consternés, ces derniers expliquèrent :
— Notre souverain hésite sur la conduite à tenir avec l’ambassadeur de l’est.
— C’est Quetzalcóatl – je l’ai vu de mes propres yeux ! –, lança l’autre à son compagnon. Il est revenu comme il l’avait annoncé ! Toujours sous la même forme : grand, blond, barbu, à la peau blanche et étincelant de mille feux. C’est la fin de notre temps, je te le dis Urpiyurak !
Celui-ci secoua la tête :
— Moctezuma ne s’abaissera pas. Quoi que tu en dises, il sait que ce n’est pas le dieu blanc. L’homme a refusé la coupe de sang qu’il lui a offerte. C’est un envahisseur. Et le roi ne veut pas laisser les hommes de l’étranger maitre de son empire. Même s’il refuse de prendre les armes !
La jeune Laguerra demanda à voix basse :
— De qui parlent-ils ?
— D’un conquistador j’en ai bien peur, répondit son père sur un ton morne. Quand nous étions à Gênes, les Espagnols parlaient beaucoup des exploits à venir d’un certain Cortés.
— Si vous voulez assister à une cérémonie rituelle, ça ne va tarder, dit Ambrosius en désignant le Templo Mayor. Je viens de voir passer le grand prêtre. Enfin je crois que c’est lui… il est habillé tellement étrangement…
À son passage, les deux marchands s’étaient tus et venaient de s’incliner en signe de respect. Le vieil Urpiyurak jeta un regard courroucé au Français.
— Le Hueiteopixqui est au service des dieux ! Ne t’avise jamais de l’insulter !
L’accusé hocha la tête d’un air malheureux.
— Bien sûr que non. Je disais juste qu’il n’était vêtu pas de la même manière que les autres jours…
— Il est paré des représentations de Huixtocihuatl. Un sacrifice sera fait dans trois jours l’honneur de la déesse, justifia le commerçant, toujours furibond. Il va bientôt faire nuit : les chants et les danses vont commencer.
— Les prisonniers peuvent y aller aussi ? s’enquit Fernando en désignant un jeune homme entouré de gardes.
— Non. Lui a un traitement particulier. Maintenant, veuillez m’excuser, je veux assister au spectacle. C’est l’une des dernières fois que celle qui la représente danse, et je n’ai pas eu l’occasion de lui donner ma statuette. Ce serait que de manquer de respect à la déesse du sel si je n’offrais pas son effigie à l’ixiptla.
— Sa statuette ?
— C’est un marchand de sel. Je crois savoir que les sauniers doivent fournir la victime en sel les vingt jours qui précèdent son exécution, fit Athanaos.
— Si tu le dis…
Pendant qu’ils parlaient, l’homme que tenait Urpiyurak en estime s’était arrêté et dévisageait Isabella avec un intérêt non feint. Lorsqu’il vit qu’elle l’avait remarqué, ses yeux s’illuminèrent et il se dirigea vers elle, suivi de près par les soldats.
— C’est dommage que tu ne sois pas de mon peuple, jeune fille. Je te trouve très belle et j’aurais demandé à ce que tu sois l’une de mes quatre épouses !
Si celle-ci rougit jusqu’aux oreilles, son père s’emporta :
— NON MAIS DE QUOI JE ME MÊLE ?! SURVEILLES TES PROPOS ! C’EST DE MA FILLE DONT TU PARLES !
Au haussement de ton, l’un des guerriers de Moctezuma s’approcha, un arc à la main :
— C’est à toi de mesurer tes paroles, étranger. Tu parles à Texcatlipoca.
— Texcatlipoca… Texcatlipoca… C’est qui celui-là encore ? marmonna le Docteur.
— Notre dieu-jaguar. J’ai été honoré d’avoir été choisi pour l’incarner il y a deux mois, reprit le prisonnier en guise de réponse. Moctezuma m’ouvrira la poitrine l’année prochaine et offrira mon cœur au Soleil.
— Quelle délicieuse perspective… grimaça Ambrosius. Et en plus, il est content !
— Je serais heureux dans l’au-delà, continua-t-il à son intention. Et j’ai la chance de perpétuer le souvenir du sacrifice de nos dieux ont fait pour que le cinquième soleil se mette en mouvement. Quetzalcóatl nous a dit ne pas l’oublier : les hommes doivent également faire couler leur sang.
Les alchimistes restèrent interdits devant un tel raisonnement. C’était pour eux une incompréhension totale. Jamais l’Église n’aurait exigé un tel dévouement de la part de ses fidèles.
— On se souviendra de toi au moins ? demanda Isabella, incrédule.
— L’année prochaine, oui. Mais après, non.
— Au moins, nous, on a un calendrier avec des saints…, murmura le Français, quelque peu choqué.
— Pourquoi portez-vous ces robes ? demanda brusquement l’Aztèque à l’arc sur un ton accusateur.
— Comment ça, « pourquoi » ? Ce sont nos vêtements !
— L’empereur vous a donné l’autorisation de porter des vêtements qui dépassent le genou ?! Je ne vous crois pas !
— Je crois qu’on ferait mieux de partir d’ici… et tout de suite ! dit Fernando à voix basse.
Les quatre Européens, sentant que la situation n’allait pas tourner à leur avantage, reculèrent précipitamment et prirent en détalant la direction de la chaussée qu’ils avaient empruntée plusieurs heures auparavant.

Laguerra se prit plus d’une fois les pieds dans les racines des arbres. Il faisait nuit noire et le navire d’Ambrosius était encore à plusieurs mètres devant eux. Enfin, les alchimistes aperçurent avec soulagement les hublots qui reflétaient la lumière de la lune alors que les Mexicas approchaient dangereusement. Dans un dernier tournant, le Docteur poussa Isabella qui commençait à diminuer l’allure, tandis que l’Anatolien et lui ralentissaient. Elle hurla lorsqu’elle comprit ce qu’ils s’apprêtaient à faire.
— Je veux rester avec vous !
— Non ! Tu pars devant avec Ambrosius mettre la nef en fonctionnement pendant qu’on les retient !
Sa fille obtempéra de mauvaise grâce et courut de plus belle sur les talons du Français. Derrière elle, le Grec dégainait un poignard qu’il gardait sous sa tunique tandis que le Portugais faisait claquer plusieurs fois son fouet, cherchant à faire reculer les Amérindiens.
— Mais qu’est-ce qu’il fait ? s’écria soudain Laguerra d’une voix blanche en se retournant.
Dans leur dos, Ambrosius venait de remonter l’échelle du navire, lequel commençait à s’envoler, malgré les cris d’Isabella qui lui enjoignait de redescendre. Déjà au sol, les Aztèques encerclaient les deux alchimistes.
Athanaos et le Docteur se retrouvaient pris au piège, sans aucune échappatoire possible.
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par IsaGuerra »

Serait-ce la première d'une longue série de trahison de la part d'Ambroise ?

En tout cas très bien écrit !
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Re: A la recherche de l'Empire perdu

Message par Xia »

IsaGuerra a écrit : 14 oct. 2021, 17:13 Serait-ce la première d'une longue série de trahison de la part d'Ambroise ?

En tout cas très bien écrit !
Merci ! :D

Et... oui, plus je trouve des péripéties à l'histoire, plus la liste de trahisons d' :Ambrosius: s'allonge :x-):
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