Les Mystérieuses Cités d’or (太陽の子エステバン, Taiyō no ko Esuteban?, litt. « Esteban, l’enfant du Soleil ») est une série télévisée d’animation franco-japonaise en 39 épisodes de 28 minutes, diffusée initialement sur la chaîne NHK au Japon à partir du 29 juin 1982
En France, la série est diffusée sur Antenne 2 à partir du 28 septembre 1983 dans l'émission Récré A2 ; au Canada, elle est diffusée à partir du 22 septembre 1984 à la Télévision de Radio-Canada.
La série est librement adaptée du roman La Route de l'or (The King's Fifth (1966) de Scott O'Dell, une fiction historique qui met en scène la découverte et l'exploration de l'Amérique.
En 2012, soit trente ans plus tard, une nouvelle série basée sur celle de 1982 est mise en production. Bien qu'issue d'une équipe de production totalement différente, elle reprend l'histoire là où la série originale s'arrêtait. Elle est aussi nommée Les Mystérieuses Cités d'or et ses saisons sont numérotées à partir de la saison 2.

Résumé détaillé

L'histoire commence en 1532 à Barcelone, durant le Siècle d'or espagnol. Esteban, un jeune orphelin âgé d'une douzaine d'années, vit dans un monastère de la ville. Il est populaire auprès des habitants car il semble être capable d'influencer l'apparition du Soleil, et il est aussi sujet à une forte acrophobie. À la mort du père Rodriguez, le supérieur du monastère qui est aussi son père adoptif, il est approché par un navigateur espagnol, Mendoza, qui lui offre de partir avec lui sur l'Esperanza, un galion qui se dirige vers le Nouveau Monde à la recherche des légendaires Cités d'or. Esteban, espérant retrouver son père au cours de ce voyage, accepte l'offre de Mendoza. Ce dernier, qui avait incidemment assisté, dix ans auparavant, au naufrage du navire d'Esteban alors que celui-ci était menacé par une violente tempête dans l'océan Pacifique, avait alors plongé vers l'épave pour secourir le bébé dans les bras de son père, juste avant que l'embarcation ne sombre dans les flots.
Au cours de son voyage à bord de l'Esperanza, Esteban se lie d'amitié avec Zia, une jeune Inca. Celle-ci parle espagnol car elle a été élevée à la cour d'Espagne, enlevée sur ordre du cruel conquistador Francisco Pizarro lorsqu'elle avait sept ans. Sa présence sur le navire n'est pas volontaire : elle a été enlevée par Mendoza, sur ordre du seigneur Gomez, afin de déchiffrer les quipus incas pour le compte de Pizarro, lorsque que le navire aura atteint les Amériques. Rapidement, Esteban et Zia découvrent qu'ils possèdent chacun un pendentif identique, des « médaillons du Soleil », censés être les clés de l'une des mystérieuses Cités d'or. Il manque toutefois la partie centrale du médaillon d'Esteban, gardée par Mendoza depuis le jour où il l'a sauvé des eaux. Il semble également que leurs pères respectifs aient une histoire liée aux Cités d'or. Les passagers clandestins[Qui ?] sont découverts le premier jour et le capitaine Gaspard menace de les « balancer par-dessus bord », comme le veut la coutume marine. Mendoza les prend alors sous sa protection après avoir ridiculisé le capitaine, ce qui crée d'emblée une vive tension entre Mendoza et les officiels du vaisseau.
Après avoir franchi le détroit de Magellan à l'extrême sud du continent américain, au terme d'une prouesse nautique dirigée par Mendoza, considéré dès le départ comme le seul capable de passer ce point périlleux, l’Esperanza fait naufrage alors que les deux enfants viennent tout juste d'être injustement emprisonnés dans la cale. Le commandant, Gomez et Gaspard parviennent à fuir le galion condamné. Mendoza, Sancho et Pedro (les acolytes de Mendoza), ainsi qu'Esteban et Zia dérivent alors pendant plusieurs jours sur l'épave flottante avant d'échouer dans l'archipel des Galápagos. Leur escale les amène à la rencontre de Tao, un jeune garçon qui affirme être le dernier descendant du peuple de Mu, un légendaire empire antique à la technologie très avancée, ayant été totalement englouti il y a plusieurs siècles dans des conditions obscures. D'abord hostile à la présence des Blancs, il finit toutefois par se joindre au groupe dans sa quête. Il met le feu à l'ensemble des cabanes qu'il a construites dans son enfance, comme pour signifier l'aspect irrévocable de sa décision, n'emportant que son encyclopédie ancestrale, un vase doré et hermétiquement clos qui se transmet dans sa famille depuis des siècles, et son fidèle perroquet vert, portant la crète caractéristique du cacatoès, Pichu.
Aux Galápagos, ils découvrent Solaris, libéré des entrailles de la terre, un immense et fabuleux navire à la technologie futuriste : relique de l'empire de Mu, il fonctionne à l'énergie solaire. En utilisant ce navire, ils arrivent rapidement au Pérou, accostant à Tumbes. Cependant, ils sont immédiatement repérés par l'armée espagnole du général Alvarez, qui assiège Solaris et soupçonne ses passagers d'être des pirates, eu égard à l'apparence tout bonnement extraordinaire du navire. Mendoza tente de retourner la situation en rappelant qu'il arrive d'Espagne avec l'ordre officiel de remettre Zia au gouverneur général Pizarro, qui se trouve précisément au fort de Tumbes. Les prisonniers sont alors conduits devant le gouverneur, qui confirme à Alvarez qu'il attend effectivement l'arrivée de cette enfant. Il vient personnellement au contact de Zia et lui ordonne de traduire le « quipu d'or », qu'elle seule semble capable de déchiffrer, et présumé contenir les indications concernant l'emplacement de la Cité d'or. Comprenant que la Cité se trouve juste à côté de son village d'origine, elle refuse d'en délivrer la moindre traduction. Pizarro, sur le point de mandater Alvarez pour torturer la jeune fille en vue de la faire parler, se fait interrompre par Mendoza, qui intrigue pour obtenir l'autorisation de lui délier la langue. Pizarro lui accorde la nuit pour achever cette tâche et les autres prisonniers sont jetés au cachot. Mendoza profite alors de l'occasion pour incendier la poudrière, permettant ainsi la libération des prisonniers que l'on charge d'éteindre l'incendie. Esteban, Tao, Pedro, Sancho et les Incas captifs s'évadent au milieu de la cohue, tandis que Mendoza organise seul l'évasion de Zia. Les protagonistes se retrouvent sur Solaris et peuvent à nouveau reprendre la mer.
Pour venger cet affront et récupérer Zia, Pizarro ordonne le pillage et l'incendie du village inca duquel sont originaires les prisonniers évadés. La réapparition de Gomez et de Gaspard à bord de la San Miguel, un galion qui les a secourus dans le Pacifique, engage une bataille navale entre le navire sous pavillon espagnol et Solaris, qui en sort largement vainqueur en raison de sa voile solaire qui accélère considérablement son allure et qui permet d'incendier les voiles adverses par réflexion de la lumière et de la chaleur du Soleil. Une fois hors de portée, ils réemploient cette arme près de la côte pour forcer la retraite de l'armée en plein pillage du village inca. Ils se rendent au chevet des Indiens souffrants, ce qui laisse le temps aux Espagnols d'assiéger à nouveau Solaris, exigeant Zia en contre-partie. Néanmoins Gomez, qui dirige le siège, trahit rapidement sa promesse de ne plus toucher au village inca alors que Zia lui a été livrée, ne laissant pas d'autre choix à Tao, qui a entre-temps rejoint clandestinement Solaris, que de détruire son propre bateau : afin d'empêcher les tirs de canons en provenance du galion espagnol, il actionne le dernier levier de Solaris, qui agit comme un bombe et anéantit le navire contigu en s'auto-détruisant. Tao et Zia, qui s'étaient réfugiés dans la cabine de pilotage indestructible, sont épargnés, ainsi que Gomez et Gaspard.
Les six protagonistes parviennent à semer les hommes de Pizarro qui les poursuivent en empruntant un passage souterrain gardé par un prêtre centenaire, qui seul sait comment dégager la voie qui permet de se rendre de l'autre côté du fort espagnol. Néanmoins, l'ouverture de ce passage entraîne l'écroulement de la forteresse et la mort du vieux prêtre, qui tient à mourir au cœur de son temple. Les trois enfants, séparés des trois adultes par les circonstances, arrivent au village de Zia, étonnamment désert. Gomez et Gaspard les encerclent et, en menaçant Esteban et Tao d'être dévorés par une colonie de fourmis, arrachent à Zia les révélations du quipu d'or : la Cité d'or de Tseila se trouve après la montagne du Vieux Pic, une région redoutée par les explorateurs et même par les populations locales. La nuit venue, deux guerriers incas qui avaient suivi les enfants depuis leur fuite du temple souterrain, Waïna et Ketcha, leur permettent de s'évader de leur captivité. Ils les emmènent au « fort de l'Aigle Noir », une forteresse destinée à protéger la ville du Vieux Pic des offensives espagnoles.
Pendant ce temps, Mendoza, Sancho et Pedro retrouvent Gomez et Gaspard. Profitant de la crainte qui semblent alors assaillir ces derniers, Mendoza leur propose ses compétences en navigation pour les orienter sur la route du Vieux Pic. En dépit de la haine de Gaspard qui souhaite depuis longtemps tuer Mendoza pour venger un affront remontant à la traversée de l'Atlantique à bord de l'Esperenza, Gomez accepte son offre, reconnaissant qu'ils partagent avant tout « le même but : l'or ». Envoyés en repérage près de l'Aigle Noir, Mendoza et ses deux équipiers s'assurent alors que les enfants y sont bien présents, mais se heurtent à l'hostilité du chef Yupanqui qui menace de les abattre si jamais ils s'approchent davantage. Mendoza a néanmoins eu le temps de les prévenir indirectement qu'une menace les attend le soir même. Grâce à leur inventivité, les enfants parviennent alors à trouver comment éclairer la scène de combat, permettant ainsi aux soldats incas de repousser l'armée espagnole alors qu'ordinairement, elle ne combat jamais de nuit. Les Incas de l'Aigle Noir reconnaissent alors en ces trois enfants les envoyés des dieux.
Le lendemain, ils sont introduits devant le chef du Vieux Pic, Kraka, que vénèrent tous les habitants. Ce séjour dans la ville permet à Esteban de faire la rencontre de Mayuka, un vieux sage ermite qui lui raconte une légende qui semble éclaircir le mystère de ses origines. Néanmoins Mayuka ne peut lui dire où se trouve actuellement le « Prophète voyageur », ce pèlerin venu de la « grande mer de l'Ouest » et ayant eu un fils avec une vestale dédiée au culte du dieu Inti (Dieu Soleil) il y a une douzaine d'années, qui pourrait être le père d'Esteban. Cet entretien laisse Esteban pensif et contristé. Au même moment, Mendoza trahit une nouvelle fois Gomez en lui volant un canon, quatre boulets et un baril de poudre, qu'il apporte aux soldats de l'Aigle Noir. Toutefois, il est arrêté par Yupanqui qui ne lui fait aucunement confiance, le tenant pour responsable de la mort de plusieurs Incas qui ont été capturés en raison des renseignements qu'il aura fournis à Gomez et Gaspard : il le voue ainsi au peloton d'exécution. Mendoza, Sancho et Pedro ne sont délivrés de leur mise à mort imminente que par l'arrivée salvatrice d'Esteban, que demande leur libération en improvisant que Mendoza est en réalité venu pour lui rendre la partie manquante de son médaillon. Acculé à devoir le lui rendre, ce qu'il dédaigne de faire depuis leur première rencontre, Mendoza le confirme pour se sauver. Esteban arbore alors enfin son pendentif complet.
L'utilisation plutôt malhabile du canon par Mendoza puis surtout l'utilisation inventive de la poudre par les enfants permet de retarder la prise de l'Aigle Noir par l'armée espagnole. Néanmoins, la forteresse tombe et ses gardiens sont contraints de se replier sur le Vieux Pic. Kraka autorise le départ des trois enfants accompagnés des trois Espagnols, à condition qu'ils soient escortés par Waïna et Ketcha.
Les protagonistes traversent une zone désertique de la cordillère des Andes. Ils sont rapidement repérés par les Urubus, une tribu de géants recouverts d'une peau d'ours et qui lancent des flèches de bronze. Le concours de Waïna et Ketcha, qui connaissent mieux la région, permet aux six étrangers de s'échapper. Ils découvrent alors, cachée derrière un passage étroit entre deux montagnes, une jeune fille, Lana, ayant été enlevée par les Urubus dans le but de perpétrer un sacrifice virginal. Elle confie être originaire d'une tribu vivant au cœur du lac Titicaca, près de laquelle ils décident de la raccompagner.
Le chef de la tribu, qui est aussi le père de Lana, les invite à rester la nuit sur leur îlot en guise de remerciements. Mais le village est rapidement menacée par les Urubus, qui dressent un bivouac sur la rive dès le soir en vue de lancer une offensive le lendemain matin. Alors que Lana se résigne déjà à se sacrifier pour épargner les siens, Esteban et Tao se lancent dans l'élaboration d'un sous-marin composé de deux barques en jonc traditionnelles assemblées l'une sur l'autre, dans le but de décomposer le radeau des Urubus. Au matin, l'opération est un succès et les deux enfants parviennent même à capturer le chef des Urubus, Kuruga, qui prend leur invention pour le « monstre du lac ». Le chef dépouillé jure ensuite que les siens n'attaqueront plus jamais les habitants du lac et indique aux voyageurs l'emplacement de Tseila.
Ayant repris leur route, les protagonistes retrouvent Kuruga en plein désert, esseulé, déshydraté et agonisant. Il se confie auprès d'Esteban après que ce dernier a décidé, avec Zia, de lui livrer leur ration d'eau. Il explique avoir été chassé de sa tribu en raison de son échec, et que les Urubus leur tendent une embuscade afin d'offrir Zia en sacrifice à leur dieu. Ils parviennent à leur échapper après un passage périlleux dans un champ de geysers de soufre.
Au coucher du soleil, ils atteignent la montagne de Tseila, devant laquelle se trouve une statue monumentale de Pachamama, la Terre-Mère de la cosmogonie inca. En déclinant, le Soleil passe dans la fente d'une formation géomorphologique verticale, pour venir illuminer le front de la déesse. Se souvenant du récit d'une légende entendue au Vieux Pic, Mendoza comprend alors qu'il faut placer les deux médaillons dans les encoches de la poitrine de la statue. À cet instant, l'énergie solaire provoque une ouverture de la montagne qui laisse apparaître un complexe architectural religieux, constitué d'une longue allée de colonnes menant à un temple inca. Le reflet du Soleil, le temps du crépuscule, donne l'illusion d'une ville dont les bâtiments seraient entièrement faits d'ornote 2. Dans le temple, Esteban retire un disque doré collé au mur, ce qui provoque une lumière aveuglante au milieu de laquelle apparaît un immense oiseau d'or massif, le Grand Condor, sorti vraisemblablement du sous-sol du temple.
Le lendemain, après avoir visité une galerie souterraine au fond de laquelle réside de la lave en fusion, leur faisant ainsi comprendre que Tseila est en réalité un volcan dont l'activité est sur le point de se réveiller, les protagonistes referment précipitamment les portes de la montagne en raison de la résurgence des Urubus à l'horizon. Ils se réfugient dans l'habitacle du Grand Condor, qui ne tarde pas à être expulsé dans les cieux suite à l'éruption. Alors que le Grand Condor entame sa chute libre, Esteban place sur le tableau de bord le disque doré qu'il a conservé, ce qui permet à l'appareil de réaliser un vol plané, à la manière d'un avion.
Le Grand Condor, qui ne fonctionne qu'à l'énergie solaire, s'arrête au crépuscule sur les géoglyphes de Nazca. Pizarro a entre-temps été alerté par un de ses hommes qu'un gigantesque oiseau d'or, à bord duquel se trouvent trois enfants, a été aperçu dans le ciel et se trouve désormais sur le site de Nazca. Pizarro décide immédiatement de s'y rendre pour le matin même. Sur place, il ordonne à Esteban de lui montrer comment vole son appareil, retenant ses amis en otage. Mais les six protagonistes parviennent à échapper au gouverneur, subitement aveuglé par la lumière dégagée par le Grand Condor au moment de son décollage, contrairement à ses otages qui s'y étaient préparés.
Depuis le ciel, Esteban, qui parvient désormais à piloter l'engin avec beaucoup de dextérité, ayant réussi à conjurer inconsciemment sa propension au vertige, anéantit l'infanterie de Gomez qui est sur le point d'envahir le Vieux Pic en détruisant leurs protections de pierre avec ses canons. Le Grand Condor précipite, en concours avec la puissance sonore des détonations du canon dans la montagne, l'écroulement de la falaise sur laquelle se trouvent les Espagnols, emportés dans la cascade et sous les pierres. Dans le même temps, cette démolition permet de sécuriser à jamais l'accès au Vieux Pic. Lorsque les protagonistes y retournent par les cieux, et qu'Esteban apparaît comme le pilote de l'appareil, il est unanimement reconnu comme Viracocha, l'envoyé du dieu Soleil. Devant l'insistance d'Esteban, Mayuka réaffirme qu'il ne sait rien de plus du Prophète voyageur, mais souligne que Papacamayo, parti pour le pays maya, est probablement le seul qui l'ait bien connu. Zia reconnaît alors le nom de son père.