FANFICTION COLLECTIVE : Tome 2

C'est ici que les artistes (en herbe ou confirmés) peuvent présenter leurs compositions personnelles : images, musiques, figurines, etc.
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TEEGER59
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par TEEGER59 »

Mais de rien!
:Laguerra: : AH! Comme on se retrouve!
:Mendoza: : Ma première leçon ne t'a pas SUFFIT?
:Laguerra: : Cette fois, tu ne t'en sortiras pas si FACILEMENT!

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manonallemende
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par manonallemende »

Omg trop bien :x-): :-@ je kiff vive la suite :-@
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Raang
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Raang »

elle arrive dans 10 minutes...
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Raang »

Voici la suite, il reste une scène et le Prologue sera fini, on repassera sur notre Trio, je sais qu'il vous manque ;)

Roberto poussa la porte du salon avec désinvolture, jeta son chapeau sur la table et s’affala dans son fauteuil favori, les jambes négligemment étalées devant lui, puis il s’empara de la carafe posée sur la console à côté du fauteuil et se servit un grand verre de porto , qu’il vida d’un trait, avant de daigner jeter un regard sur son invité qui l’attendait depuis plus d’une heure en rongeant son frein .
R : Ah, Gomez, désolé, j’ai dû faire face à un petit contretemps, un mari qu’on attendait à telle heure et qui a été retenu plus que de coutume par sa maîtresse, ce sont des choses qui arrivent plus souvent qu’on ne le croit dans ce métier, mais je ne vous apprends rien, vous avez sûrement dû apprendre à être patient vous aussi…
G : n’est-ce pas ?....nous avons décidément bien des choses en commun, vous et moi…mais je vous avoue que je commençais à m’impatienter quelque peu…il est près de minuit..
R : allons, allons, ne me dîtes pas que vous êtes un couche-tôt !
G : non, bien sûr, mais je me fais vieux, et je supporte moins bien de veiller aussi tard, surtout plusieurs soirs de suite…
R : oh, j’oubliais que vous étiez chez Vicente Ruiz hier soir…est-il vrai qu’il reçoit demain la charmante catin qui me tient lieu de sœur en compagnie de son ombrageux galant ?
G : on ne peut plus vrai…et si vous voulez un conseil, vous feriez bien de réinvestir la somme que vous soutirez au galant dans les affaires de Ruiz, il est sur le point de s’associer avec les deux coquins qui l’emploient, lui et votre sœur. Vous doublerez facilement votre mise..
R : décidément, ce Mendoza sait se rendre indispensable ! Une chance que je ne l’aie pas tué !
G : c’est ce que j’ai fini par me dire, moi aussi..Bon, l’affaire n’est pas encore faite, Ruiz avait encore quelques réticences, mais j’espère avoir su le convaincre, prions à présent pour que l’attitude de cet insolent de Mendoza ne ruine pas mes efforts !
R : il paraît que ma sœur a fréquenté la cour, elle lui aura peut-être appris les bonnes manières…
G : dans ce cas elle saura se tenir à sa place..à la disposition du maître, ah ah ah !
R : alors je ne donne pas cher de la peau du Ruiz, nous ferions mieux d’investir notre argent ailleurs, ah ah ah !
Roberto se servit un nouveau verre et en offrit un à Gomez.
R : trêve de plaisanterie, je manque à tous mes devoirs envers vous, mon cher Gomez…vous n’étiez certainement pas venu pour me parler de ma sœur…
G : non effectivement…
Gomez se cala confortablement dans son fauteuil, son verre à la main. Il but une gorgée en la savourant longuement avant de jeter un œil en coin à son hôte, qui l’observait attentivement, impassible, puis il se décida.
G : notre collaboration a été des plus fructueuses jusqu’à présent, n’est-ce pas ?
Roberto acquiesça. Gomez laissa le silence s’installer quelques instants, en sirotant son porto, puis il reprit, comme pour lui-même.
G : oui…j’aurais pu vous faire arrêter il y a un an, pour complicité dans cette lamentable affaire de recel et de fabrication d’armes illicites, qui a failli mettre en danger la Couronne…si je n’étais pas intervenu, qui sait en effet ce que votre père n’aurait pas tenté contre nos dirigeants ? Peut-être même agissait-il pour le compte de nos ennemis ? Du moins, c’est ce qu’on pouvait supposer à bon droit…Mais vous êtes un homme plus fin que feu votre père…
R : et vous avez besoin d’hommes comme moi pour continuer à mener vos petites manigances dans le dos de notre bon roi…d’ailleurs, comment auriez-vous sauvé votre tête si je n’avais pas accepté de vous vendre certains plans fort précieux…
Gomez avala son porto d’un trait.
G : La soirée risque d’être encore longue…versez m’en un autre, je vous prie !
R : avec plaisir…à ce qu’il paraît, vos ingénieurs ont déjà fait des merveilles avec ces plans, toutefois, il semblerait que vous rencontriez certaines difficultés en ce moment….
Gomez, qui s’apprêtait à boire, interrompit son geste, le verre au bord des lèvres.
G : comment diable…vous m’espionnez ! vous êtes au courant de tout !
R : eh ! que voulez-vous..dans mon métier, il vaut mieux avoir une longueur d’avance sur tout le monde, cela permet souvent de tirer le meilleur parti de la situation..Donc, si j’ai bien compris, vous souhaiteriez que je vous aide à retrouver la trace de certaines personnes qui ont travaillé avec feu mon père, et qui seraient plus qualifiés que celles que vous avez enrôlées de force dans votre projet après les avoir arrêtées à la mosquée de Badalona.
Gomez siffla entre ses dents plutôt qu’il n’articula clairement sa réponse.
G : c’est cela même…
R : hum…je suppose que ce cher Philippe est prêt à payer le prix, comme l’autre fois…mais en a-t-il vraiment les moyens ? J’ai ouï dire que ses finances étaient au plus bas, et je m’en voudrais de contribuer à vider ses caisses, qui après tout sont celles de son père, notre bon Charles Quint ! Je crois que ce dernier apprécierait fort peu que son cher fils, en qui il a toute confiance, dépense de manière inconsidérée l’argent du royaume…mais si le résultat en vaut la peine, tous ceux qui auraient participé d’une manière ou d’une autre à l’entreprise en tireraient d’inestimables bénéfices, n’est-ce pas ?
G : exactement…c’est pourquoi j’ai pensé à vous..sans doute sauriez vous retrouver pour moi un des ingénieurs qui a construit la carapace…
R : peut-être…
G : je suis prêt à y mettre le prix !
R : sur vos propres deniers ! intéressant…
G : un des hommes a même évoqué un certain Ambrosius, un ami de Fernando Laguerra, un alchimiste, qui saurait à coup sûr faire fonctionner la machine !
R : désolé, ce nom ne me dit rien…je n’ai malheureusement guère eu le temps de converser avec père, et il n’avait que ses projets de vengeance en tête, je n’ai hélas pas eu le plaisir de l’entendre me confier ses anecdotes de jeunesse. Quant à retrouver la trace d’un autre de ses ingénieurs…cela va prendre du temps.
Gomez se leva brusquement et se mit à faire les cent pas, sa jambe de bois heurtant le plancher avec la régularité d’un marteau.
G : du temps ! mais nous n’en avons pas ! Le régent s’impatiente, cela fait des mois qu’il attend de voir fonctionner les canons de la carapace ! Sans compter qu’il faut entretenir tout ce petit monde, payer les ouvriers, les matériaux pour la fabrication…
R : je pensais que les geôles étaient pleines de volontaires pour travailler gratuitement pour le roi…
G : tss ! ce projet n’est pas une plaisanterie, c’est une vitrine que le régent entend montrer à son père pour l’assurer de ses capacités et de la loyauté de ses sujets, prêts à unir leurs forces au service de leur roi ! Il serait infâmant d’employer de vulgaires criminels, qui plus est incapables de faire leur travail proprement !
R : ce Philippe a de l’ambition, c’est sûr…encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions…il a encore beaucoup à apprendre.
Gomez s’immobilisa au centre de la pièce et toisa son hôte de son œil unique.
G : vous ne voulez donc pas m’aider ? A votre aise, mais je ne vous croyais pas homme à laisser passer une opportunité pareille.
R : mais vous m’avez-vous-même conseillé tout à l’heure d’investir dans les affaires de Ruiz, et cela me parait en effet moins risqué. Je pense que je vais suivre votre conseil, vraiment.
G : que voulez-vous en échange de votre collaboration ?
R : ah, voilà enfin un langage que je puis entendre.
Il se pencha en avant, les coudes appuyés sur les genoux, croisa les mains sous son menton et baissa la tête, semblant réfléchir.
R : disons…que j’aimerais bien jouir d’une immunité totale. Vous m’avez assuré que vous ne m’inquiéteriez pas, mais vous vous faites vieux, et si jamais vous perdiez votre crédit à la cour, au cas par exemple où ce beau projet n’aboutissait pas, que deviendrais-je, moi ?
G : vous pourriez même entrer au service de Philippe !
R : hum…chaque chose en son temps, voulez-vous..j’aime mon indépendance, mais cette perspective est à envisager, effectivement. Si par exemple vous étiez amené à disparaître, votre poste me conviendrait fort bien. J’ai toutes les qualités requises pour ce genre d’emploi, n’est-ce pas ?
G : des menaces ? prenez garde !
Gomez avait déjà la main sur la garde de son épée, mais Roberto l’arrêta d’un geste, en souriant.
R : tout doux, mon cher Gomez, je pense avoir besoin de vous un petit moment encore, rassurez vous. Et si cela vous inquiète, nous mettrons une clause à notre contrat stipulant que s’il vous arrivait malheur, je serais immédiatement arrêté. Mais laissons cela, car j’entends bien monnayer mes informations.
G : vous en avez donc ?!
R : asseyez-vous, cela doit être fatigant de rester debout avec cette jambe de bois.
Gomez resta debout, bras croisés.
G : je vous écoute.
R : comme vous voudrez. Je disais donc qu’en plus de cette fameuse immunité, pour services rendus à la Couronne, j’entends recevoir une rétribution à la hauteur des informations que je vais vous livrer, disons, mille réales chacune ? Cela ne devrait pas trop entamer vos finances, et en tout cas pas celles de notre souverain, j’espère. Signons-nous ?
Roberto sortait déjà du tiroir de la table devant lui de quoi finaliser le contrat. Gomez acquiesça en soupirant, et attendit que son hôte ait terminé d’écrire, puis tous deux relurent et signèrent le document.
R : bien ! Pour ce qui est de trouver un ingénieur, j’ai bien peur de ne vous être d’aucune utilité, ils doivent tous avoir filé à la cour de France à l’heure actuelle, mais je vous promets de me renseigner de mon côté, sait-on jamais, vos services ont peut-être négligé certaines pistes. Toutefois, je pense avoir beaucoup mieux : il y a quelques temps, on est venu me trouver pour me demander si je n’avais pas en ma possession un certain objet, qu’on était prêt à m’acheter.
G : un objet ? quel objet ? qui est venu ?
R : ah, vous voyez que cela valait la peine..j’ai reçu la visite d’un certain Alfonso Garrido, un jeune mulâtre. Il était évident qu’il agissait comme intermédiaire pour une personne manifestement intéressée par un objet que j’ai effectivement eu en ma possession, hélas trop brièvement, et qui, outre sa valeur marchande indéniable, doit en posséder une autre, encore plus précieuse.
G : c’est- à-dire ?
R : vous voulez que Philippe brille auprès de son père, et que sa réussite rejaillisse sur vous ? Vous voulez qu’il entre en possession d’un savoir qui lui permettra de dominer ses adversaires, sans se ruiner ? Eh bien, retrouvez cet objet, et retrouvez l’homme qui le recherche, et doit pouvoir en tirer les informations utiles à votre maître, et vous aurez tout gagné !
G : mais cet objet ?
R : oh, oui, j’oubliais de vous en parler : c’est une statuette en or, représentant un serpent enroulé autour d’un œuf, si je me souviens bien, et elle pesait son poids ! Mais mon père semblait penser qu’elle avait des pouvoirs, et qu’elle lui apporterait la puissance.
G : et qu’est-elle devenue ? elle était dans son laboratoire ? nous n’avons trouvé aucune trace d’un tel objet !
R : oui, elle était à Badalona, mais elle a été subtilisée grâce à je ne sais quelle magie par cette fille, Zia. Je suppose qu’elle est toujours en sa possession. En tout cas c’est ce que j’ai dit à cet Alfonso Garrido.
G : comment ? vous m’avez vendu une information que vous avez déjà livrée à cet homme, pour le compte d’un inconnu qui a maintenant une longueur d’avance sur moi, et qui ne sera sûrement pas disposé à livrer cette statuette qu’il recherche lui-même ! Et qui plus est, vous croyez sérieusement que j’ai une chance de récupérer l’objet s’il est vraiment aux mains de ces trois gamins ? Vous avez vu de quoi ils sont capables ?
R : justement, si vous leur proposiez de se mettre au service de Philippe…
G : je ne sais même pas où ils sont !! Ils ont disparu dans leur oiseau de malheur il y a près d’un an, et Dieu seul sait où ils peuvent être en ce moment !
R : ah, pour ça, je ne peux pas vous aider…mais Mendoza arrive à Barcelone demain, vous n’avez qu’à lui demander..sur ce, il se fait tard, je ne voudrais pas vous retarder plus longtemps, vous devez être épuisé. Bien entendu, le paiement du contrat peut se faire en plusieurs règlements, je sais être patient.
Roberto se leva pour raccompagner son invité, qui restait cloué sur place, se demandant comment il allait pouvoir compenser la somme qu’il venait d’accorder à Roberto. Ce dernier le prit par le bras et l’entraîna, doucement mais fermement.
R : allons, mon cher Gomez, la nuit porte conseil, vous verrez demain matin que mes informations vous ont ouvert des perspectives nouvelles très intéressantes. Et si jamais vous avez encore besoin de mon aide, n’hésitez pas, surtout !
La porte de la demeure de Roberto se referma derrière Gomez, le laissant seul dans la nuit, désemparé.

A SUIVRE...
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Akaroizis
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Message par Akaroizis »

Toujours aussi bien ! Rien à redire.
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

Saison 1 : 18.5/20
Saison 2 : 09/20
Saison 3 : 13.5/20


Ma présentation : viewtopic.php?f=7&t=80&p=75462#p75462

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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF »

Et bien sur Rayan n'attend jamais avent de faire les chose et il répond pas aux appel comme toujours :evil:

voici donc le texte bien cadré dans le temps avec une correction d'un mot (un "et" sur la fin mis en "il") (surtout nonoko dit moi si ce n'était pas une erreur) :x-): :

correction:
R : Vous voulez que Philippe brille auprès de son père, et que sa réussite rejaillisse sur vous ? Vous voulez qu’il entre en possession d’un savoir qui lui permettra de dominer ses adversaires, sans se ruiner ? Eh bien, retrouvez cet objet, et retrouvez l’homme qui le recherche, il doit pouvoir en tirer les informations utiles à votre maître, et vous aurez tout gagné !


Suite Prologue

Une journée plus tard Roberto:

Roberto poussa la porte du salon avec désinvolture, jeta son chapeau sur la table et s’affala dans son fauteuil favori, les jambes négligemment étalées devant lui, puis il s’empara de la carafe posée sur la console à côté du fauteuil et se servit un grand verre de porto , qu’il vida d’un trait, avant de daigner jeter un regard sur son invité qui l’attendait depuis plus d’une heure en rongeant son frein .
R : Ah, Gomez, désolé, j’ai dû faire face à un petit contretemps, un mari qu’on attendait à telle heure et qui a été retenu plus que de coutume par sa maîtresse, ce sont des choses qui arrivent plus souvent qu’on ne le croit dans ce métier, mais je ne vous apprends rien, vous avez sûrement dû apprendre à être patient vous aussi…
G : N’est-ce pas ?....nous avons décidément bien des choses en commun, vous et moi…mais je vous avoue que je commençais à m’impatienter quelque peu…il est près de minuit..
R : Allons, allons, ne me dîtes pas que vous êtes un couche-tôt !
G : Non, bien sûr, mais je me fais vieux, et je supporte moins bien de veiller aussi tard, surtout plusieurs soirs de suite…
R : Oh, j’oubliais que vous étiez chez Vicente Ruiz hier soir…est-il vrai qu’il reçoit demain la charmante catin qui me tient lieu de sœur en compagnie de son ombrageux galant ?
G : On ne peut plus vrai…et si vous voulez un conseil, vous feriez bien de réinvestir la somme que vous soutirez au galant dans les affaires de Ruiz, il est sur le point de s’associer avec les deux coquins qui l’emploient, lui et votre sœur. Vous doublerez facilement votre mise..
R : Décidément, ce Mendoza sait se rendre indispensable ! Une chance que je ne l’aie pas tué !
G : C’est ce que j’ai fini par me dire, moi aussi..Bon, l’affaire n’est pas encore faite, Ruiz avait encore quelques réticences, mais j’espère avoir su le convaincre, prions à présent pour que l’attitude de cet insolent de Mendoza ne ruine pas mes efforts !
R : Il paraît que ma sœur a fréquenté la cour, elle lui aura peut-être appris les bonnes manières…
G : Dans ce cas elle saura se tenir à sa place..à la disposition du maître, ah ah ah !
R : Alors je ne donne pas cher de la peau du Ruiz, nous ferions mieux d’investir notre argent ailleurs, ah ah ah !
Roberto se servit un nouveau verre et en offrit un à Gomez.
R : Trêve de plaisanterie, je manque à tous mes devoirs envers vous, mon cher Gomez…vous n’étiez certainement pas venu pour me parler de ma sœur…
G : Non effectivement…
Gomez se cala confortablement dans son fauteuil, son verre à la main. Il but une gorgée en la savourant longuement avant de jeter un œil en coin à son hôte, qui l’observait attentivement, impassible, puis il se décida.
G : Notre collaboration a été des plus fructueuses jusqu’à présent, n’est-ce pas ?
Roberto acquiesça. Gomez laissa le silence s’installer quelques instants, en sirotant son porto, puis il reprit, comme pour lui-même.
G : Oui…j’aurais pu vous faire arrêter il y a un an, pour complicité dans cette lamentable affaire de recel et de fabrication d’armes illicites, qui a failli mettre en danger la Couronne…si je n’étais pas intervenu, qui sait en effet ce que votre père n’aurait pas tenté contre nos dirigeants ? Peut-être même agissait-il pour le compte de nos ennemis ? Du moins, c’est ce qu’on pouvait supposer à bon droit…Mais vous êtes un homme plus fin que feu votre père…
R : Et vous avez besoin d’hommes comme moi pour continuer à mener vos petites manigances dans le dos de notre bon roi…d’ailleurs, comment auriez-vous sauvé votre tête si je n’avais pas accepté de vous vendre certains plans fort précieux…
Gomez avala son porto d’un trait.
G : La soirée risque d’être encore longue…versez m’en un autre, je vous prie !
R : Avec plaisir…à ce qu’il paraît, vos ingénieurs ont déjà fait des merveilles avec ces plans, toutefois, il semblerait que vous rencontriez certaines difficultés en ce moment….
Gomez, qui s’apprêtait à boire, interrompit son geste, le verre au bord des lèvres.
G : Comment diable…vous m’espionnez ! vous êtes au courant de tout !
R : Eh ! que voulez-vous..dans mon métier, il vaut mieux avoir une longueur d’avance sur tout le monde, cela permet souvent de tirer le meilleur parti de la situation..Donc, si j’ai bien compris, vous souhaiteriez que je vous aide à retrouver la trace de certaines personnes qui ont travaillé avec feu mon père, et qui seraient plus qualifiés que celles que vous avez enrôlées de force dans votre projet après les avoir arrêtées à la mosquée de Badalona.
Gomez siffla entre ses dents plutôt qu’il n’articula clairement sa réponse.
G : C’est cela même…
R : Hum…je suppose que ce cher Philippe est prêt à payer le prix, comme l’autre fois…mais en a-t-il vraiment les moyens ? J’ai ouï dire que ses finances étaient au plus bas, et je m’en voudrais de contribuer à vider ses caisses, qui après tout sont celles de son père, notre bon Charles Quint ! Je crois que ce dernier apprécierait fort peu que son cher fils, en qui il a toute confiance, dépense de manière inconsidérée l’argent du royaume…mais si le résultat en vaut la peine, tous ceux qui auraient participé d’une manière ou d’une autre à l’entreprise en tireraient d’inestimables bénéfices, n’est-ce pas ?
G : Exactement…c’est pourquoi j’ai pensé à vous..sans doute sauriez vous retrouver pour moi un des ingénieurs qui a construit la carapace…
R : Peut-être…
G : Je suis prêt à y mettre le prix !
R : Sur vos propres deniers ! intéressant…
G : Un des hommes a même évoqué un certain Ambrosius, un ami de Fernando Laguerra, un alchimiste, qui saurait à coup sûr faire fonctionner la machine !
R : Désolé, ce nom ne me dit rien…je n’ai malheureusement guère eu le temps de converser avec père, et il n’avait que ses projets de vengeance en tête, je n’ai hélas pas eu le plaisir de l’entendre me confier ses anecdotes de jeunesse. Quant à retrouver la trace d’un autre de ses ingénieurs…cela va prendre du temps.
Gomez se leva brusquement et se mit à faire les cent pas, sa jambe de bois heurtant le plancher avec la régularité d’un marteau.
G : Du temps ! mais nous n’en avons pas ! Le régent s’impatiente, cela fait des mois qu’il attend de voir fonctionner les canons de la carapace ! Sans compter qu’il faut entretenir tout ce petit monde, payer les ouvriers, les matériaux pour la fabrication…
R : Je pensais que les geôles étaient pleines de volontaires pour travailler gratuitement pour le roi…
G : Tss ! ce projet n’est pas une plaisanterie, c’est une vitrine que le régent entend montrer à son père pour l’assurer de ses capacités et de la loyauté de ses sujets, prêts à unir leurs forces au service de leur roi ! Il serait infâmant d’employer de vulgaires criminels, qui plus est incapables de faire leur travail proprement !
R : Ce Philippe a de l’ambition, c’est sûr…encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions…il a encore beaucoup à apprendre.
Gomez s’immobilisa au centre de la pièce et toisa son hôte de son œil unique.
G : Vous ne voulez donc pas m’aider ? A votre aise, mais je ne vous croyais pas homme à laisser passer une opportunité pareille.
R : Mais vous m’avez-vous-même conseillé tout à l’heure d’investir dans les affaires de Ruiz, et cela me parait en effet moins risqué. Je pense que je vais suivre votre conseil, vraiment.
G : Que voulez-vous en échange de votre collaboration ?
R : Ah, voilà enfin un langage que je puis entendre.
Il se pencha en avant, les coudes appuyés sur les genoux, croisa les mains sous son menton et baissa la tête, semblant réfléchir.
R : Disons…que j’aimerais bien jouir d’une immunité totale. Vous m’avez assuré que vous ne m’inquiéteriez pas, mais vous vous faites vieux, et si jamais vous perdiez votre crédit à la cour, au cas par exemple où ce beau projet n’aboutissait pas, que deviendrais-je, moi ?
G : Vous pourriez même entrer au service de Philippe !
R : Hum…chaque chose en son temps, voulez-vous..j’aime mon indépendance, mais cette perspective est à envisager, effectivement. Si par exemple vous étiez amené à disparaître, votre poste me conviendrait fort bien. J’ai toutes les qualités requises pour ce genre d’emploi, n’est-ce pas ?
G : Des menaces ? prenez garde !
Gomez avait déjà la main sur la garde de son épée, mais Roberto l’arrêta d’un geste, en souriant.
R : Tout doux, mon cher Gomez, je pense avoir besoin de vous un petit moment encore, rassurez vous. Et si cela vous inquiète, nous mettrons une clause à notre contrat stipulant que s’il vous arrivait malheur, je serais immédiatement arrêté. Mais laissons cela, car j’entends bien monnayer mes informations.
G : Vous en avez donc ?!
R : Asseyez-vous, cela doit être fatigant de rester debout avec cette jambe de bois.
Gomez resta debout, bras croisés.
G : Je vous écoute.
R : Comme vous voudrez. Je disais donc qu’en plus de cette fameuse immunité, pour services rendus à la Couronne, j’entends recevoir une rétribution à la hauteur des informations que je vais vous livrer, disons, mille réales chacune ? Cela ne devrait pas trop entamer vos finances, et en tout cas pas celles de notre souverain, j’espère. Signons-nous ?
Roberto sortait déjà du tiroir de la table devant lui de quoi finaliser le contrat. Gomez acquiesça en soupirant, et attendit que son hôte ait terminé d’écrire, puis tous deux relurent et signèrent le document.
R : Bien ! Pour ce qui est de trouver un ingénieur, j’ai bien peur de ne vous être d’aucune utilité, ils doivent tous avoir filé à la cour de France à l’heure actuelle, mais je vous promets de me renseigner de mon côté, sait-on jamais, vos services ont peut-être négligé certaines pistes. Toutefois, je pense avoir beaucoup mieux : il y a quelques temps, on est venu me trouver pour me demander si je n’avais pas en ma possession un certain objet, qu’on était prêt à m’acheter.
G : Un objet ? quel objet ? qui est venu ?
R : Ah, vous voyez que cela valait la peine..j’ai reçu la visite d’un certain Alfonso Garrido, un jeune mulâtre. Il était évident qu’il agissait comme intermédiaire pour une personne manifestement intéressée par un objet que j’ai effectivement eu en ma possession, hélas trop brièvement, et qui, outre sa valeur marchande indéniable, doit en posséder une autre, encore plus précieuse.
G : C’est- à-dire ?
R : Vous voulez que Philippe brille auprès de son père, et que sa réussite rejaillisse sur vous ? Vous voulez qu’il entre en possession d’un savoir qui lui permettra de dominer ses adversaires, sans se ruiner ? Eh bien, retrouvez cet objet, et retrouvez l’homme qui le recherche, il doit pouvoir en tirer les informations utiles à votre maître, et vous aurez tout gagné !
G : Mais cet objet ?
R : Oh, oui, j’oubliais de vous en parler : c’est une statuette en or, représentant un serpent enroulé autour d’un œuf, si je me souviens bien, et elle pesait son poids ! Mais mon père semblait penser qu’elle avait des pouvoirs, et qu’elle lui apporterait la puissance.
G : Et qu’est-elle devenue ? elle était dans son laboratoire ? nous n’avons trouvé aucune trace d’un tel objet !
R : Oui, elle était à Badalona, mais elle a été subtilisée grâce à je ne sais quelle magie par cette fille, Zia. Je suppose qu’elle est toujours en sa possession. En tout cas c’est ce que j’ai dit à cet Alfonso Garrido.
G : Comment ? vous m’avez vendu une information que vous avez déjà livrée à cet homme, pour le compte d’un inconnu qui a maintenant une longueur d’avance sur moi, et qui ne sera sûrement pas disposé à livrer cette statuette qu’il recherche lui-même ! Et qui plus est, vous croyez sérieusement que j’ai une chance de récupérer l’objet s’il est vraiment aux mains de ces trois gamins ? Vous avez vu de quoi ils sont capables ?
R : Justement, si vous leur proposiez de se mettre au service de Philippe…
G : Je ne sais même pas où ils sont !! Ils ont disparu dans leur oiseau de malheur il y a près d’un an, et Dieu seul sait où ils peuvent être en ce moment !
R : Ah, pour ça, je ne peux pas vous aider…mais Mendoza arrive à Barcelone demain, vous n’avez qu’à lui demander..sur ce, il se fait tard, je ne voudrais pas vous retarder plus longtemps, vous devez être épuisé. Bien entendu, le paiement du contrat peut se faire en plusieurs règlements, je sais être patient.
Roberto se leva pour raccompagner son invité, qui restait cloué sur place, se demandant comment il allait pouvoir compenser la somme qu’il venait d’accorder à Roberto. Ce dernier le prit par le bras et l’entraîna, doucement mais fermement.
R : Allons, mon cher Gomez, la nuit porte conseil, vous verrez demain matin que mes informations vous ont ouvert des perspectives nouvelles très intéressantes. Et si jamais vous avez encore besoin de mon aide, n’hésitez pas, surtout !
La porte de la demeure de Roberto se referma derrière Gomez, le laissant seul dans la nuit, désemparé.
Modifié en dernier par Seb_RF le 18 janv. 2017, 21:59, modifié 5 fois.
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Akaroizis »

La veille cheZ Roberto :roll:
Le présent, le plus important des temps. Profitons-en !

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Saison 2 : 09/20
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par nonoko »

Ben non d'après mes calculs ça se passe pas la veille chez Roberto, mais le même soir, Isabella et Mendoza sont en route et ne doivent arriver que le lendemain matin, en gros ils partent le matin, le soir Roberto et Gomez discutent, et ils arrivent le lendemain matin. Donc c'était pas la peine de préciser 'la veille'. Mais je me suis peut-être trompée dans mes calculs..en tout cas je les fais arriver un matin, ça risque de plus coller! ;)
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par nonoko »

Non d'un condor en orichalque, qui s'est amusé à bidouiller un avatar à ma place? Je crois avoir ma petite idée... :x-):
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Re: FANFICTION COLLECTIVE : Ecrivains-Dessinateurs-Photomonteurs

Message par Seb_RF »

Dans la partie précédente j'ai vraiment eu l'impression qu'ils était déjà en ville....

et sinon pour ce qui concerne "l’erreur" j'ai vu juste?
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