La vie d'un explorateur

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Re: La vie d'un explorateur

Message par Haokah » 21 nov. 2016, 00:46

C'est vrai que l'exercice est difficile, mais c'est bon de voir les choses du point de vue de Mendoza.
L'odyssée suit son cours, merci à toi Cortès. ;)
Cortes a écrit :C’était décidé : je devais partir vers Ormuz.
Là tu fais un pari : mettre en lien les découvertes de Mendoza sur le médaillon d'Esteban avec ce que l'on va apprendre dans la saison 3 ?
Je suis curieux de voir ce que tu nous prépares !..
" Sacrebleu ! Un peu de fantaisie, mon garçon ! "
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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 21 nov. 2016, 19:39

C'est exact ! Mendoza devrait rencontrer un personnage important à Ormuz :D
Ma fanfiction sur la vie de Mendoza, c'est ici !

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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 22 nov. 2016, 20:43

Le prochain chapitre va être assez long.
Il se déroulera en partie sur une île dans l'océan indien !
La mentalité de Mendoza va encore s'affiner dans ce chapitre !

Sortie demain !
Ma fanfiction sur la vie de Mendoza, c'est ici !

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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 23 nov. 2016, 15:12

Chapitre 3 : Expédition sur une île



Finalement, je choisis de suivre mon instinct et de partir à Ormuz. Le trajet n’étant que de cinq mois, comment pouvait-on refuser une offre pareille ? Il me semble que c’était un mois d’avril lorsque j’ai annoncé à mes parents que je partais à nouveau. Ils n’étaient pas inquiets, j’avais déjà survécu à un voyage de trois ans, après tout. Je ne savais pas pour combien de temps je partais, j’ai juste pris ma partie de médaillon et mon épée. L’embarquement était sur place, à Barcelone, et je dois dire que jamais dans ma vie je n’avais autant été excité. Le vaisseau était un bon navire où le stock de nourriture était assez suffisant. Trois mois se sont écoulés et nous avions enfin franchi le Cap de Bonne-Espérance. La nourriture manquait mais fort heureusement, quelques jours plus tard, nous avons aperçu une île. La faune et la flore qui y régnait était incroyable, de nombreux fruits étaient inconnus. Ils étaient succulents, excellents. Selon moi, il s’agissait d’une île d’écriture par un explorateur deux décennies avant. Notre bonheur fut de courte durée lorsque nous avons fait la connaissance d’indigènes.


Quelques jours après la découverte de l’île, nous étions déjà en meilleure forme, une meilleure mine ainsi que reposés. Le climat était incroyablement chaud, même pour des journées de Juillet. Parmis la petite cinquantaine d’hommes qui avaient embarqué à Barcelone, nous n’étions plus que trente, certains avaient quitté le navire au Cap. Un marin me suivait constamment, il ne me parlait pas et m’imitait dans mes déplacements. Il s’appelait Vasco. Je ne l’avais jamais vu avant d’embarquer, et la seule fois qu’il m’avait parlé c’était pour dire son nom. Un matin, je vis quelque chose sur la plage. En me rapprochant, j’ai compris que c’était un enfant d’environ dix ans, il dormait. Cet enfant portait un drôle de collier où s’accrochaient des dents, sûrement des dents de requin. Il était presque nu, il portait des feuilles attachées de son bas-ventre jusqu’à ses mi-cuisses. Je l’ai réveillé pour savoir s’il était vivant et pris de stupeur, il s’enfuit en prononçant des choses incompréhensibles. Tout l’équipage dormait, j’ai jugé le moment opportun pour suivre l’enfant avec ses pas. Le sable était très léger et régulier, les traces de pas n’allaient tout de même pas s’envoler. Pendant une heure, j’ai suivi ces traces de pas, qui m’ont mené à une entrée dans une forêt, peut-être une jungle. J’ai tout de suite remarqué une fumée qui s’élevait dans le ciel, ce qui m’a permis d’arriver à un camp, où était installée toute une tribu d’indigènes.


Les habitations étaient des cabanes très bien construites, un petit temple surplombait même le village. Les femmes étaient nues et maquillées à l’aide de peintures. Les hommes ? Il n’y en avait pas. J’ai tout de suite reconnu le petit garçon de la plage, il s’était réfugié auprès de sa mère. Mon entrée ne fut pas passée inaperçue, tous les enfants se cachaient et les femmes étaient très méfiantes. Pendant quelques minutes, je leur ai parlé, d’où je venais, ce que je faisais ici, et que je ne leur voulais aucun mal. Ils ne comprenaient pas, après tout, c’est normal, ils parlaient une langue inconnue. Il fallait que je gagne leur confiance. J’ai jeté mon épée et j’ai commencé à les faire rire, surtout les enfants, qui ont convaincu leur mère. En raison de mon jeune âge, vingt ans à peine à l’époque, j’étais assez crédible, il faut dire. Le petit garçon de la plage s’avança vers moi, me prit par la main pour m’indiquer une direction. Nous avons marché une trentaine de minutes puis j’ai aperçu une grotte. Elle était très sombre, très sinistre. Le petit garçon a insisté pour que l’on rentre dedans, ce que je fis.


Ce parcours dans la grotte se déroulait plutôt bien. Cependant, au bout d’un moment, l’atmosphère a commencé à s’humidifier, et je sentais de l’eau sous mes bottes. Tout à coup, le garçon s’est arrêté, m’a dit des choses incompréhensibles et a déplacé un rocher, qui avait l’air ma foi très lourd. Puis, il a commencé à gratter par terre, à creuser, et il en a sorti un coffre. Il me donna ce petit coffre, que j’ai examiné aussitôt. Il me faisait étrangement penser à un coffre européen, peut-être que ce coffre fut dérobé aux explorateurs ayant accosté sur cette île ? Je l’ai ouvert et là, j’ai vu au moins deux poignées de pièces d’or. Elles étaient si belles, et le petit indigène avait l’air si fier de me les offrir, je l’ai aussitôt remercié. J’étais fatigué, je me suis donc assis sur un bas rocher quelques mètres de là. J’aurais aimé que ce soit un rocher. Le garçon me regarda avec un teint blanc, il me cria quelque chose (encore incompréhensible). J’étais assis sur un crocodile.


Je ne me suis jamais levé aussi vite de toute ma vie. Le crocodile a ouvert sa gueule pour essayer de me dévorer mais je me suis vite emparé du petit coffre et du garçon pour partir. Le crocodile était très lent, mais habitué à cet environnement, il pouvait m’atteindre, moi qui m’enfonçais dans l’eau à chaque enjambée. Je n’avais pas le choix, il fallait que je me serve de ma tête, au lieu de mon épée qui était restée au village indigène. Je me suis précipité afin d’escalader la paroi, manquant de tomber dans la gueule du crocodile. Atterri sain et sauf avec l’enfant sur une petite plateforme à cinq mètres environ de hauteur, j’observai le reptile pour savoir ce qu’il allait faire. En lançant des cailloux au loin, peut-être allait-il partir ? Cela ne marchait pas. Fort heureusement, derrière moi se trouvait un gros rondin de bois d’environ deux mètres. Une idée me traversa alors l’esprit. J’ai soulevé le rondin, il était très lourd. Avec de la volonté, le transporter était simple. Je l’ai projeté au loin, puis j’ai sauté en même temps. Durant mon petit vol plané, le temps était comme figé, je voulais atterrir le plus loin possible. Je suis mal retombé et je me suis foulé la cheville. Le petit ne comprenait pas ce qui se passait et le crocodile commençait à s’avancer vers moi. Dans la souffrance, je me suis emparé du rondin de bois en attendant que le crocodile ouvre sa gueule. Dans un dernier élan, j’ai violemment enfoncé le rondin dans sa gueule. Jamais dans ma vie je n’avais eu une telle hargne. Le petit a directement sauté du haut de la plateforme pour atterrir dans mes bras. Il ne restait plus qu’environ cinq cents mètres à parcourir pour sortir de la grotte, et le crocodile n’allait pas tarder à revenir à la charge. Malgré la douleur, il fallait que je sorte de là, avec le garçon. J’y suis arrivé et nous étions enfin en sécurité. C’était déjà la mi-journée, l’équipage devait s’inquiéter de mon absence.

C’est en revenant au village que tout a basculé. Je découvris les femmes au sol, certaines avaient des blessures, et leurs enfants pleuraient. Vasco est soudainement sorti de la forêt, il avait l’air de me chercher. Mes craintes étaient confirmées : toutes les femmes ou presque de la tribu avaient été abusées par les marins. Une remarque de Vasco m’énerva et je lui ai collé une belle droite. Cette tribu m’avait fait confiance au point de me donner un petit coffre rempli de pièces d’or, et elle allait désormais me considérer comme un traître. C’était chose faite, le petit garçon s’est éloigné de moi, il avait peur. Des cris étranges se firent alors entendre, des cris d’hommes. Vasco prit peur et partit en courant, je ne pouvais pas le suivre car j’avais trop mal à la cheville. Ces cris étaient les mêmes que sur les différentes îles où nous avions accosté près des îles épices. Là où James et Magellan avaient perdu la vie. Je faisais de mon mieux pour m’échapper, mais en me retournant, j’ai vu une dizaine d’indigènes, des hommes qui me poursuivaient. L’un d’eux me lança une pierre assez importante pour m’assommer sur le coup. Je sentais que ma vie était sur le point de se finir.


Je me suis réveillé dans la cave du bateau. J’étais allongé sur un drap et Vasco s’était endormi en me surveillant. Depuis combien de temps étais-je inconscient ? Le coffre ! Je ne l’avais plus ! Les indigènes me l’avaient sûrement repris. Heureusement, Vasco se réveilla et il avait le coffre. Il me dit que l’or ne l’intéressait pas et qu’au moment de se faire exécuter par les indigènes, ils avaient été chassés par nos camarades marins. J’étais content car ma blessure n’était pas très grave et que j’avais toujours le coffre. Vasco m’a promis le silence. Le bateau repartait alors vers Ormuz. A quoi sert dans la confiance si elle peut être brisée en un instant ? J’espère que le petit indigène a compris que je n’y étais pour rien dans tout cela, j’espère ne pas l’avoir trop déçu.
Ma fanfiction sur la vie de Mendoza, c'est ici !

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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 23 nov. 2016, 15:15

Salut salut !

Petite review

Réactions après la publication


Nouveau chapitre, qui est le plus long parmi les 4 ! J'ai pris environ 3h à l'écrire, et c'était plutôt génial d'enfin inventer !
Je profite du temps que j'ai pour amélioré les 3 premiers chapitres.

Le prochain chapitre sera de la même longueur et sera consacré à Ormuz.
Il sortira la semaine prochaine, car je vais bien le travailler.

Anecdotes

Prologue > Arc initial (1504-1519)
Chapitre 1, Chapitre 2 > Arc tour du monde (1519-1522)
Chapitre 3 > Arc Madagascar (1523)
Car oui, cette île est Madagascar, dans l'océan Indien.

Evolution de Mendoza

Prologue : Enfant, puis jeune adolescent à la recherche d'aventure.
Chapitre 1 : Jeune adulte qui est confronté à la dure réalité de la vie, mort de son mentor et de son meilleur ami.
Chapitre 2 : Adulte, il commence à s'intéresser à l'or et aux richesses.
Chapitre 3 : Mendoza commence à se poser des questions à propos de la confiance et de la trahison.

Faits divers

L'île en question dans ce chapitre 3 est Madasgascar, qui est découvert par les Européens en 1500. A l'époque, il y avait divers royaumes et tribus indigènes qui régnaient sur l'île.
Le crocodile qui tombe nez à nez avec le petit enfant indigène et Mendoza s'appelle le crocodile du nil.
En savoir plus sur ce crocodile : https://voyage.guide-mg.com/biodiversit ... diles.html

> Le petit garçon indigène s'appelle Tolotra ("cadeau" en malgache).

Le prénom de Vasco, le camarade de Mendoza est inspiré du célèbre navigateur portugais Vasco de Gama, qui fut le premier Européen à découvrir le Cap de Bonne-Espérance au sud de l'Afrique.


A bientôt pour un nouveau chapitre !
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Re: La vie d'un explorateur

Message par Ra Mu » 23 nov. 2016, 15:48

Toujours autant le soucis du détail. Cool!
Tu pourrais, puisque ton propos est de retracer un itinéraire psychologique, faire une peu plus interagir Mendoza en lui faisant faire des réflexions plus approfondies et développer un peu plus ses relations avec les protagonistes (Vasco, le gamin). Car c'est le partage et la confrontation aux autres qui vont qui vont le faire changer au même titres que les évènements. Tu ne crois pas?

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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 23 nov. 2016, 15:50

Oui tu as raison.
Vasco va être un personnage important dans la suite et cela va normalement être assez intéressant.

Le petit garçon a bien sûr influé sur cette fameuse évolution psychologique ! :D
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Re: La vie d'un explorateur

Message par nonoko » 23 nov. 2016, 17:11

Chapitre le plus intéressant, j'ai passé un bon moment en le lisant, merci. Mais c'est quoi une île d'écriture?
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Re: La vie d'un explorateur

Message par Haokah » 23 nov. 2016, 21:04

Vraiment cool, ce chapitre. ;)
On sent bien qu'inventer te libère, du coup ça s'épaissit - et tu pousses encore plus loin ton sens du détail. C'est vivant.
Je rejoins Ra Mu pour les remarques concernant le développement psychologique.
C'est dommage que tu n'aies pas trouvé le moyen de glisser le nom malgache de l'enfant dans ton texte, parce que ça ajouterait une dimension différente (surtout que tu en as trouvé un qui est très chouette). Mais là, c'est vrai qu'on n'est plus dans le dessin-animé où tout le monde parle la même langue! :lol: Alors forcément, les questions de communication sont plus corsées et compliquent les relations entre certains personnages...

Sinon :
nonoko a écrit :Mais c'est quoi une île d'écriture?
Je pense que tu as voulu écrire une "île décrite par" ?..
Mais c'est un très bel accident : "Ile d'écriture",
tu m'autorises à le mettre de côté comme titre d'un de mes prochains contes ?
" Sacrebleu ! Un peu de fantaisie, mon garçon ! "
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Re: La vie d'un explorateur

Message par Cortes » 26 nov. 2016, 16:13

Merci pour vos avis
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